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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
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Sir Robert Laird Borden.

Biographie

1854-1937

On peut difficilement s'attendre à ce que l'on mette 400 000 ou 500 000 hommes sur le terrain et à ce que l'on accepte de bon coeur de ne plus pouvoir s'exprimer et de ne pas recevoir plus de considération que des jouets-robots.  -  Sir Robert Borden, le 4 janvier 1916.

Le premier ministre sir Robert Borden a débuté sa carrière politique comme impérialiste convaincu. Alors qu'il était chef de l'opposition, il a souvent critiqué les politiques de sir Wilfrid Laurier concernant la Grande-Bretagne. Cependant, une fois au pouvoir, il comprit que le Canada devait occuper une position indépendante au sein de l'Empire. Avec l'avènement de la Première Guerre mondiale et le sacrifice de la vie de nombreux Canadiens en Europe, il insista pour que le pays ait une voix autonome dans les affaires de l'Empire et les affaires internationales. Grâce aux efforts de Borden pendant les neuf années où il fut premier ministre, le Canada réussit à obtenir une plus grande indépendance de la Grande-Bretagne et acquit la réputation d'une entité neutre sur le plan des affaires internationales.

Robert Laird Borden est né à Grand Pré (Nouvelle-Écosse), en 1854. Son père était propriétaire d'une ferme et travaillait comme chef de gare de la place. Le jeune Borden fit ses études à l'Acacia Villa Academy, à Horton. Ses capacités intellectuelles étaient telles qu'il devint professeur adjoint à l'âge de quatorze ans. À dix-neuf ans, on lui offrit un poste de professeur à Matawan, dans le New Jersey. Il retourna en Nouvelle-Écosse deux ans plus tard et commença un stage dans un cabinet d'avocats, car il n'avait pas les moyens d'étudier le droit à l'université. Il fut reçu au barreau en 1878 et commença à se tailler une place comme avocat avec Charles Hibbert Tupper, le fils de Charles Tupper qui allait devenir le sixième premier ministre du Canada en 1896.

C'est par l'intermédiaire de la famille Tupper que Borden fit son entrée en politique. Il fut élu à la Chambre des communes en 1896 et remplaça Tupper en 1901 à la tête du Parti conservateur. Ce dernier était désorganisé depuis la mort de sir John A. Macdonald, en 1891. Les Conservateurs essuyèrent des défaites amères lors des élections de 1896 et de 1900. Borden consacra les dix années où il fut chef de l'opposition à rebâtir le parti. Il n'avait ni la maîtrise oratoire ni le charisme de Laurier. Il était, par contre, d'une efficacité méthodique et possédait une remarquable capacité de travailler. Pourtant, même au sein du parti, on avait parfois tendance à négliger les capacités de Borden. Ses tentatives pour réconcilier ses collègues, dont les opinions étaient variées, furent souvent interprétées comme de l'indécision.

La capacité de leadership de Borden fut le plus mise à l'épreuve lors de la Première Guerre mondiale. Le fardeau qui pesait sur les rouages du gouvernement, ainsi que sur l'économie et la structure sociale, était extrêmement lourd. Lorsque la guerre fut déclarée, en août 1914, seulement trois ans après l'arrivée au pouvoir de Borden, ce dernier se rendit compte de la nature de la crise qui venait de s'imposer si soudainement. Il fallait non seulement rassembler, former et armer des troupes, mais aussi réorganiser tout un pays pour fournir de l'équipement et de la main-d'oeuvre, réglementer l'industrie, l'agriculture et les transports, ramasser de l'argent et protéger la devise, des tâches toutes essentielles à l'effort de guerre.

Borden se rendit en Europe en 1915 et aller visiter les soldats canadiens qui étaient au front et dans les hôpitaux de la Grande-Bretagne. Il fut horrifié par la souffrance qu'ils avaient eu à endurer. Il fut davantage consterné par l'incompétence du haut commandement britannique et, pour cette raison, exigea que le Canada ait son mot à dire dans la planification alliée. Borden avait aussi la conviction que les efforts des soldats canadiens en France seraient appuyés par des renforts adéquats. Face à la baisse de l'enrôlement, il proposa la conscription.

La question de la conscription divisa instantanément le pays et le Cabinet de Borden. Ses ministres du Québec refusaient de lui accorder leur appui. Borden proposa de former un gouvernement de coalition composé de Libéraux et de Conservateurs pour la durée de la guerre. Le Parti libéral fut divisé au sujet de la conscription; certains membres acceptèrent l'invitation de Borden à se joindre à son Cabinet. La coalition remporta les élections de 1917, mais non sans devoir payer un certain prix. La province de Québec était complètement aliénée et n'était pas représentée au sein du Cabinet. Borden avait aussi imposé la Loi des élections en temps de guerre, qui privait injustement de nombreux Canadiens de descendance germanique et d'autres origines étrangères de leur droit de vote.

En plus d'avoir à répondre aux exigences imposées par un gouvernement en temps de guerre, Borden a dû congédier son ministre de la Milice et de la Défense et faire face à des scandales liés à la corruption et à la recherche de profits en temps de guerre. Lorsque l'édifice du Centre (du Parlement) fut incendié, en février 1916, Borden s'échappa, légèrement brûlé et en bras de chemise, laissant son bureau et tout son contenu en proie aux flammes.

Même si la guerre se termina en 1918, le travail de Borden continua. Il insista pour que le Canada soit représenté par une délégation indépendante à la Conférence de la paix à Paris et il participa à la création de la Société des Nations. En 1920, après tant d'années de travail sans répit, la santé de Borden n'était plus très bonne, et il laissa son poste de premier ministre. Sa retraite lui fut bénéfique et il put s'occuper de ses affaires, présenter des conférences et écrire jusqu'à sa mort, en 1937.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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