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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
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William Lyon Mackenzie King.

Biographie

1874-1950

C'est ce qu'on évite, et non pas ce que l'on fait, qui compte le plus quand on est au pouvoir. -  Mackenzie King, le 26 août 1936.

Cette déclaration résume le mieux le secret de la réussite de Mackenzie King à la charge de premier ministre et, peut-être, la recette pour bien gouverner le Canada. Il est parfois difficile d'évaluer le rendement de Mackenzie King comme premier ministre. Il n'a pas déchaîné les passions; il n'a pas prononcé de discours captivants; il n'a pas défendu de plates-formes radicales. On se souvient de lui pour sa modération, son sens du compromis et son esprit conciliant. Pourtant, Mackenzie King a dirigé le pays pendant vingt-deux ans, soit durant la moitié de la Dépression et toute la Deuxième Guerre mondiale. Comme n'importe quel premier ministre, il a dû faire preuve d'ambition, de vigueur et de détermination pour accéder à ce poste et, malgré les apparences, ses réalisations à cette charge exigeaient de l'acuité, de l'esprit de décision et un jugement sans faille.

William Lyon Mackenzie King est né à Berlin (ville rebaptisée ultérieurement Kitchener), en Ontario, en 1874. Son père était avocat et son grand-père maternel était William Lyon Mackenzie, chef de la rébellion de 1837 dans le Haut-Canada. Dès son tout jeune âge, Mackenzie King s'est identifié à son grand-père, une association qui l'a influencé pendant toute sa vie politique.

Mackenzie King a étudié les sciences économiques et le droit à l'Université de Toronto et à l'Université de Chicago. Après avoir obtenu sa maîtrise, en 1897, il a poursuivi ses études à Harvard. En 1900, il s'est joint à la fonction publique et est devenu sous-ministre au nouveau ministère du Travail. Mackenzie King a joint les rangs du Parti libéral et s'est fait élire comme député aux élections de 1908. L'année suivante, il était nommé ministre du Travail dans le Cabinet de sir Wilfrid Laurier.

Après avoir été battu aux élections de 1911, Mackenzie King a travaillé comme expert-conseil en relations de travail pour la fondation Rockefeller, aux États-Unis. Il s'est présenté aux élections de 1917 et a subi de nouveau la défaite. Contrairement à la majorité des Libéraux anglophones, il s'est rangé du côté de Wilfrid Laurier qui s'opposait à la conscription.

En 1919, Mackenzie King a été élu chef du Parti libéral lors du premier congrès à la direction tenu au Canada. Le parti était encore profondément divisé, des Libéraux faisant partie du gouvernement de coalition et d'autres siégeant dans l'opposition. La position adoptée par Mackenzie King sur la conscription deux années auparavant lui a valu la loyauté du Québec. De plus, son expérience des relations de travail a aiguisé ses capacités de conciliateur, lesquelles il a su mettre à profit pour rebâtir le parti. Les Libéraux ont remporté les élections de 1921.

Les tarifs et les taux de fret ont été la question litigieuse du premier mandat de Mackenzie King. Il les a bien réduits, mais pas suffisamment au goût des agriculteurs des Prairies, qui ont donné leur appui aux Progressistes, un nouveau parti politique formé pour défendre leurs intérêts. Après les élections de 1925, Mackenzie King ne pouvait maintenir sa majorité qu'avec leur soutien. Les Libéraux ont perdu un vote de confiance l'année suivante. Le gouverneur général a rejeté la demande de dissolution du Parlement formulée par Mackenzie King et invité Arthur Meighen, chef de l'opposition, à former le gouvernement. Cette mesure n'a duré que quatre jours, soit jusqu'à ce que Mackenzie King demande un vote sur le droit constitutionnel d'Arthur Meighen de gouverner. Les Conservateurs ont perdu le vote, et des élections ont été déclenchées.

Malgré un scandale qui venait d'être mis au jour, mettant en cause le ministre libéral des Douanes, Mackenzie King et son parti ont remporté les élections de 1926. Il a profité de la prospérité de la fin des années 20 pour réduire la dette accumulée pendant la guerre et pour présenter un régime de pensions pour les personnes âgées. Bien que les Libéraux aient perdu les élections de 1930, la situation devait tourner à leur avantage à long terme. Ainsi, les pires années de la Dépression ont été associées aux Conservateurs, et les Libéraux ont repris le pouvoir en 1935.

Mackenzie King a dirigé le pays pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le Canada a fourni une aide alimentaire et financière, a participé au Programme d'entraînement aérien du Commonwealth et envoyé des bateaux, des avions, des chars d'assaut et plus d'un million de soldats pour appuyer la cause des Alliés. La grande amitié qui liait Mackenzie King au premier ministre britannique Winston Churchill et au président américain F.D. Roosevelt a été l'une des pierres angulaires de l'effort des Alliés. L'un des atouts de Mackenzie King était sa capacité de reconnaître les compétences des membres de son parti. Il a rempli son Cabinet d'hommes extrêmement capables et leur a délégué le pouvoir voulu pour mener à bien leur tâche.

L'unité nationale était la priorité de Mackenzie King. Il était conscient qu'il ne s'agissait pas d'imposer à tous les Canadiens une seule façon de voir les choses, mais bien de tenir compte d'une multitude de points de vue divergents et souvent contradictoires. Son discernement et son sens du compromis ont permis à Mackenzie King de négocier avec succès la question de la conscription en 1944 et d'éviter les divisions de 1917.

Conformément à ses idéaux sur la réforme sociale, Mackenzie King a introduit l'assurance-chômage en 1940 et les allocations familiales, en 1944. Le fait qu'après sa retraite, en 1948, son successeur Louis St-Laurent ait remporté les élections l'année suivante et ait maintenu les Libéraux au pouvoir pendant encore huit ans est peut-être la meilleure indication de la réussite de Mackenzie King en tant que premier ministre. La politique a été toute la vie de Mackenzie King; il y a consacré toute son énergie. Il est mort en 1950, moins de deux ans après sa retraite.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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