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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
Bannière : A. Kim Campbell

Notes pour une déclaration, le 8 septembre 1993


Ce matin, sur ma recommandation, Son Excellence le Gouverneur général a dissous la 34e Législature du Canada et convoqué une élection générale pour le 25 octobre prochain.

Ce jour­là, la démocratie canadienne rendra son verdict. Ce jour­là, tous les Canadiens pourront se prononcer en toute égalité et contribuer ainsi à bâtir l'avenir. Il s'agira de faire le bon choix. L'enjeu est clair: quelle approche, quel parti, quelle équipe peut le mieux guider le pays vers l'avenir, d'une main sûre, armé de solides principes, en pleine connaissance des préoccupations du peuple canadien?

Nous vivons en des temps difficiles, et la population a des questions difficiles pour son gouvernement. Les Canadiens et les Canadiennes veulent des réponses claires. Il y a longtemps qu'ils ne croient plus aux beaux discours rassurants du passé. Ils veulent voir renaître l'espoir, non se faire bercer d'illusions. Ils veulent que leur opinion compte au gouvernement; ils veulent qu'on respecte leurs préoccupations, l'argent de leurs impôts, leur simple bon sens.

Le problème n'est pas de convaincre les citoyens de s'adapter à leur gouvernement, mais plutôt d'amener le gouvernement à s'adapter aux citoyens. Les Canadiens et les Canadiennes savent bien que le gouvernement ne peut pas régler tous les problèmes, et ils n'ont pas de respect pour les politiciens qui prétendent le contraire. Ils savent bien aussi que nos problèmes ne se régleront pas du jour au lendemain, et ils en ont assez des politiciens qui disent autrement. Ils ne veulent pas d'un gouvernement qui escamote les difficultés.

Ce qu'ils veulent, c'est un gouvernement qui n'a pas peur de s'attaquer aux tâches difficiles. Ils veulent un gouvernement qui sait prendre les mesures qui s'imposent, chaque fois qu'il le peut. Mais je crois qu'ils veulent aussi une équipe dirigeante qui connaît les limites du gouvernement et le rôle qu'il doit jouer pour aider à libérer le potentiel de la population elle-même.

Les choix qui s'offrent à eux dans cette élection sont assez clairs, je pense. II y aura, tout au long de cette campagne, des gens qui diront avoir des solutions d'avenir, alors qu'ils ne proposent rien d'autre en réalité qu'un retour aux politiques désastreuses du passé: dépenser sans réfléchir, comme s'il n'y avait pas de lendemain; taxer toujours davantage, mais bien se garder de le dire avant d'avoir pris le pouvoir; et laisser grimper les déficits au détriment de notre prospérité.

Il y en aura d'autres dont les politiques visent ouvertement-ou entraînent implicitement-le morcellement de notre pays. Je crois que les Canadiens et les Canadiennes ont assez de jugement pour comprendre qu'on ne bâtit pas un avenir meilleur de cette façon.

Quant à nous, nous allons présenter un programme nouveau, bien différent de ceux­là. Nous défendrons l'idée d'une démocratie canadienne plus ouverte, où chacun peut occuper pleinement sa place, l'idée d'un système politique qui soit véritablement au service du peuple.

Nous défendrons l'idée du renouvellement de nos précieux programmes sociaux, afin qu'ils puissent continuer de servir nos concitoyens dans le besoin. Nous défendrons l'idée d'une justice plus ferme et plus équitable.

Nous défendrons l'idée d'un gouvernement qui dépense mieux, et non pas plus, et qui exécute ses programmes et ses services sans hausse réelle de dépenses. Nous défendrons l'idée de la réduction du déficit, non pas pour plaire a quelque banquier, mais parce que la disparition du déficit permettra de remettre de l'argent dans les poches de tous les contribuables.

Mais la réussite économique ne tient pas seulement à la baisse du déficit. Nous défendrons l'idée d'un gouvernement actif, prêt a travailler fort avec les citoyens pour élargir les horizons économiques, pour créer des emplois meilleurs et plus nombreux, pour exploiter les débouchés à l'étranger, pour encourager la petite entreprise, pour faire mieux en éducation et en formation. Des emplois et de meilleures perspectives économiques, voilà les grandes priorités des Canadiens pour les années 90. Nous en ferons notre priorité absolue.

Cette élection portera sur la qualité des politiques et sur le respect fondamental des préoccupations des citoyens. Ce que les Canadiens et les Canadiennes veulent par­dessus tout, ce sont des résultats. Ils veulent un gouvernement qui s'attache à l'essentiel, un gouvernement qui travaille enfin pour eux.

Le moment est venu de choisir de nouveaux dirigeants qui se préoccupent à la fois de l'équilibre budgétaire du pays et des besoins fondamentaux de ses citoyens. Le moment est venu de choisir de nouveaux dirigeants qui écoutent, qui tirent des leçons et qui agissent en conséquence.

Le moment est venu de choisir de nouveaux dirigeants capables de tourner la page sur les années 70 pour se mettre à l'heure des années 90. Le moment est venu de choisir de nouveaux dirigeants qui retiennent ce que le passé offre de bon, mais qui sont prêts à changer ce qui ne va pas et à chercher de nouvelles solutions qui fonctionnent.

Je suis fière de la nouvelle équipe d'hommes et de femmes qui porteront notre bannière. Les discussions et les débats électoraux promettent d'être passionnants. Pour moi, il n'y a pas de plus grand honneur que de servir mes concitoyens. Je sollicite cet honneur en demandant à la population du Canada de m'accorder un premier mandat.

Quand tout aura été dit, j'ai confiance que le pays s'engagera avec assurance dans la voie de la réforme et du renouveau, la voie de l'efficacité.


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Source : Campbell, A. Kim. Notes pour une déclaration. Ottawa : Cabinet du Premier ministre, 1993. 2 p.


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