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Audit De L'Initiative Catalytique AMICAN
Les résultats détaillés de l'étude préliminaire du projet AMICAN/DNF sont présentés sous forme de matrice de risques. Ces résultats sont un portrait de la situation au 30 mars 2007. L'étude s'est déroulée du 29 janvier au 16 mars, et considère que la situation décrite dans la matrice continue d'évoluer rapidement.
L'objectif de la matrice est d'identifier les facteurs qui pourraient avoir une influence sur le succès de la livraison de solutions fonctionnelles pour AMICAN/DNF, en respectant les échéances, les contraintes budgétaires et les besoins des utilisateurs. Le cadre de risque utilisé pour réaliser l'étude comporte cinq catégories de risques : les risques associés à la gouvernance, aux opérations, au projet, aux tests et à la technologie. Chaque catégorie de risque a été ventilée en trois colonnes indiquant : les activités du projet; les conclusions de l'étude et l'évaluation du risque; et une mention à l'effet qu'aucune recommandation n'est nécessaire, ou des suggestions ou recommandations visant à réduire le risque à un niveau acceptable.
L'évaluation de risque décrit la nature de la menace, la probabilité qu'elle se réalise, et les conséquences de cette menace. L'évaluation de risque s'appuie sur l'expérience de l'évaluateur. L'utilisation de méthodes d'évaluation fondées sur des statistiques ne convient pas à ce genre d'étude, en raison de la trop grande diversité des situations : projets générés par des problèmes spécifiques à une organisation et pour lesquels on cherche des solutions, diversité des domaines d'intervention et des approches organisationnelles, styles personnels de gestion de projet, et diversité des méthodes d'élaboration de systèmes et de contrôle des projets. Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé les définitions suivantes.
Probabilité que le risque se matérialise
Répercussions si le risque se matérialise
Pour chacune des catégories et sous-catégories de risques, plusieurs mesures individuelles sont décrites dans la matrice qui suit. Certaines mesures ne sont pas exclusives à une catégorie en particulier et apparaissent à plusieurs endroits; cette duplication est intentionnelle et vise à assurer une meilleure compréhension du document.
La structure de gouvernance, telle que décrite dans la charte du projet, est composée d'un Comité directeur (représentants de la haute direction de l'organisation), d'un Comité directeur du projet (composé de représentants de la gestion des opérations, présidé par des membres du Comité directeur) et d'un groupe de responsables et de gestionnaires de projet pour chaque sous-projet.
La structure de gouvernance et les processus du projet AMICAN/DNF sont généralement bien organisés et conformes aux meilleures pratiques.
Les projets AMICAN et DNF ont tous les deux émergé de l'exercice de transition menant à la fusion de la Bibliothèque et des Archives. AMICAN fut le premier projet à aller de l'avant et à se doter d'un solide modèle de gouvernance. En partie à cause de cela, le DNF a été rattaché à AMICAN, malgré le fait que certains estiment que le mandat du DNF ne cadre pas vraiment avec celui d'AMICAN.
Impact: M
Probabilité: M
Il est recommandé que BAC examine et confirme les rôles des divers comités.
La structure du CD est relativement nouvelle et son rôle, par rapport à celui du CEP, n'a été complètement défini que tout récemment. En conséquence, certains membres du comité avaient l'impression que leur rôle et responsabilités n'étaient pas bien compris par tous.
Le rôle des comités prévus dans la charte du projet, et de certains extérieurs à la charte, semble créer de la confusion parmi les intervenants.
La façon dont le CEP fait rapport au CD et le niveau hiérarchique des représentants sur le CEP devraient être examinés et précisés.
Impact: F
Probabilité: M
Il est suggéré qu'une fois leurs rôles confirmés, les membres du CD et du CEP, élaborent des lignes directrices, concernant le niveau et la portée des discussions.
Bien que le flux d'informations soit jugé adéquat pour les membres du comité, l'information est peut-être trop volumineuse ou mal adaptée pour les cadres supérieurs et intermédiaires.
L'information transmise au comité devrait être mieux structurée et inclure une vue d'ensemble de l'échéancier, des coûts et des fonctionnalités réalisées, suivie des risques et des enjeux.
Impact: F
Probabilité: M
Il est suggéré que les rapports du comité soient courts, présentés sous forme de puces, et portent sur les jalons, les résultats, les échéanciers, les principaux défis, les décisions requises et, au besoin, sur des problèmes spécifiques.
Tout changement ayant des répercussions sur la portée du projet doit suivre le processus de demande de modification. Les demandes de changement sont présentées de façon formelle et font l'objet d'un suivi (le formulaire de demande de changement est décrit dans le plan de projet et le processus d'approbation des changements est décrit dans la charte du projet). Un registre des demandes de changements est tenu à jour.
Néanmoins, le président du comité directeur estime que la gestion de la portée est limitée. Des décisions à court terme sont prises sans tenir compte de l'ensemble du portrait. Lorsqu'une décision est prise concernant une série de fonctionnalités pour un module en particulier, les effets en aval sur les futurs modules sont incertains; il n'y a pas de vision globale
La méthode de gestion du changement est conforme aux standards de l'industrie et semble bien fonctionner, même si elle n'a pas été beaucoup utilisée pour AMICAN. En fait, très peu de changements ont été apportés au projet depuis la fin du travail initial de définition des besoins.
Bien qu'il soit difficile d'évaluer indépendamment si l'approche adoptée pour la gestion de la portée est limitée, il est clair que les incertitudes quant au financement (voir la section suivante) ont entraîné un processus de prise de décisions à court terme. Ce qui est important de noter ici, c'est que le président du CD gère en situation d'incertitude, et que ceci devrait être amélioré grâce, entre autres, à une meilleure information.
Impact: M
Probabilité: M
Il est recommandé que les gestionnaires du projet répondent aux inquiétudes du sous-ministre adjoint, concernant la nécessité d'adopter une vision suffisamment large lors des prises de décision impliquant des changements au projet.
Toutes les personnes interviewées conviennent que le financement du projet est dangereusement irrégulier. Les fonds sont versés par à-coups et de manière imprévisible, car l'institution modifie en cours d'année l'allocation des fonds destinés à AMICAN.
La haute direction se dit convaincue que la soumission au CT sera acceptée. Aucun plan de rechange n'a été prévu. En conséquence, les attentes de l'équipe du projet sont élevées. En cas de refus, la déception sera grande, l'élan sera brisé et le moral tombera.
Le principal risque du projet, le financement, n'a pas reçu suffisamment d'attention. Si la demande au Conseil du Trésor échoue, l'institution va très probablement continuer à financer le projet (tel qu'affirmé dans le dossier). Le risque touche non seulement l'aspect financier, mais aussi les ressources humaines.
Malgré tout, aucun plan de financement spécifique n'a encore été préparé, ce qui provoquera des délais dans la réalisation du projet et la perte de personnel spécialisé, et brisera l'élan du projet.
Impact: É
Probabilité: M
La principale cause de problèmes pour ce projet est l'irrégularité du financement. Le projet a besoin d'un financement stable et d'un plan stratégique de financement sur plusieurs années, que la demande au Conseil du Trésor soit acceptée ou non.
Plus précisément, il est recommandé que BAC assure un financement stable (que ce soit par une allocation du CT ou par des fonds internes), afin de permettre l'embauche de consultants pour tout le temps nécessaire.
Le financement et l'utilisation des fonds sont des sujets de préoccupation. La relation entre les sommes investies et les résultats obtenus à ce jour n'est pas clairement établie.
Les risques de mauvaise gestion des dépenses sont élevés, mais la création du nouveau comité devrait permettre un meilleur suivi.
Impact: É
Probabilité: M-F
Il est suggéré que la DTI établisse, pour l'évaluation des coûts, des normes compréhensibles à des non-initiés, et décrive en détail l'objectif fonctionnel de chaque proposition.
Il n'est certainement pas facile de départager les aspects financiers d'AMICAN de ceux du DNF. La principale motivation de ce projet est la réalisation du mandat de BAC, soit la préservation du patrimoine canadien, plus précisément de son patrimoine numérique.
Depuis qu'AMICAN est devenu un modèle de bonne gestion d'un projet TI, plusieurs autres projets lui ont été rattachés, même si certaines personnes interviewées croient que ces projets ne cadrent pas vraiment avec le mandat d'AMICAN.
La façon dont sera mesurée l'atteinte des bénéfices ne semble pas avoir été abordée au CEP. Cela fait apparemment partie du nouveau mandat du comité directeur, mais celui-ci n'en a pas encore discuté.
Puisque le dossier de projet ne porte pas exclusivement sur AMICAN, il en résulte une certaine confusion quant aux aspects financiers. Par exemple, il n'y a pas d'explication claire des coûts actuels d'entretien d'AMICUS, et les coûts d'entretien du nouveau système n'apparaissent nulle part. Il est donc difficile de justifier les coûts-bénéfices, si l'on veut considérer uniquement le projet AMICAN. Par ailleurs, le dossier est raisonnablement convaincant en ce qui concerne les autres arguments.
Certains membres du projet AMICAN croient que la portée et le budget ont tellement changé qu'il est maintenant beaucoup plus difficile d'évaluer ses progrès par rapport aux objectifs initiaux. Ceci augmente les risques de ne pas pouvoir identifier et mesurer les bénéfices.
L'échéancier du projet risque aussi d'en être affecté.
Impact: M
Probabilité: M
Il est recommandé que BAC élabore un plan détaillé pour mesurer les bénéfices obtenus grâce au projet AMICAN/DNF, et commence immédiatement à recueillir certaines données afin de documenter la situation précédant la mise en application.
Puisque le dossier de projet est finalisé, il est impossible de le modifier, mais il est suggéré que BAC prévoie des coûts de fonctionnement et d'entretien, au cas où le CT le demanderait, ou pour de futures prévisions budgétaires.
Il est suggéré que BAC prépare des lignes directrices afin de déterminer ce qui fait partie ou non du mandat d'AMICAN, et que ces lignes directrices s'appliquent à tout nouveau projet éventuellement proposé.
Les exigences fonctionnelles ont été définies selon une démarche répondant aux normes de l'industrie. Le processus a commencé avec les exigences décrites en format papier sous le nom des anciens modules (AMICUS).
Ces exigences fonctionnelles ont ensuite été incorporées dans le nouvel ensemble de six modules AMICAN, et dans les nouvelles versions de chaque module. Le calendrier d'élaboration a été établi selon un ordre logique, puisque chacun des modules comporte des éléments préalables aux autres. Un autre facteur a influencé l'établissement des priorités, soit la volonté de fournir aux Archives le même degré d'automatisation qui existe déjà à la Bibliothèque.
Ce projet a redéfini les processus opérationnels de BAC - dont certains étaient déjà très complexes - et relevé le défi d'intégrer des processus, auparavant distincts, à la Bibiothèque et aux Archives.
Le projet dans son ensemble est une entreprise très complexe, au point de vue fonctionnel, si l'on considère le nombre de ses composantes et leurs interrelations, ainsi que le défi de faire migrer les nombreuses données auparavant conservées dans des bases de données distinctes et incompatibles. Dans certains cas, le projet touche à des secteurs qui n'étaient même pas informatisés auparavant.
En ce qui concerne le risque associé aux exigences fonctionnelles, il s'agit d'un projet à risque modéré à élevé : l'ampleur du changement organisationnel est considérable, puisque le projet AMICAN s'inscrit dans le grand projet de transformation de l'institution. Les règles de fonctionnement définies dans le projet sont d'une grande complexité et, de surcroît, elles doivent intégrer les différentes règles de fonctionnement utilisées auparavant par les parties de l'institution, lorsqu'elles étaient indépendantes. Cependant, le risque est géré efficacement dans le cas des modules mis en application au printemps 2007.
Des changements de personnel en cours pourraient toutefois avoir des répercussions négatives sur l'analyse des spécifications pour les modules à venir.
Impact: M
Probabilité: F
Il est suggéré que BAC s'assure que les nouveaux gestionnaires responsables aient une connaissance générale suffisante de l'organisation et que les autres employés impliqués aient une " vision d'ensemble ", possèdent de l'expérience à la fois en bibliothéconomie et en archivistique, et comprennent les relations entre les différents catalogues.
Après avoir terminé la rédaction des exigences fonctionnelles, un concept de solution détaillé a été élaboré, puis révisé par un nombre choisi d'utilisateurs privilégiés. Ensuite, on a sollicité des commentaires d'autres utilisateurs à l'aide de prototypes. Enfin, un dernier examen des exigences est en cours, avant la mise en application.
Les éléments de contrôle interne ont été renforcés dans la nouvelle architecture. Tous les modules sont munis de contrôles d'accès en fonction des utilisateurs et des documents. Les bases de données produiront des pistes de vérification pour protéger l'intégrité des données.
Il est difficile d'évaluer la relation entre l'investissement en argent et en temps pour les fonctionnalités reçues, car il n'y a pas de mécanisme pour mesurer les coûts par fonction. Cependant, plusieurs directeurs de projets en TI ont dit que le coût a été plus élevé que nécessaire à cause de l'irrégularité du financement, laquelle a entraîné un taux de roulement plus élévé parmi les consultants, ou l'obligation de les payer durant les temps morts afin de les garder dans le projet.
Il y a très peu à reprocher à la façon dont le concept de solution a été élaboré. Les utilisateurs sont extrêmement satisfaits, et des mesures de sécurité appropriées ont été mises en place. On peut toutefois s'inquiéter, même si c'est un aspect mineur, qu'il n'y ait pas de mécanisme de mesure de coût par fonction.
L'élaboration de la solution est influencée directement, et de façon négative, par l'irrégularité du financement. La résolution de ce problème aurait certainement un effet bénéfique.
Impact: M
Probabilité: F
Il est suggéré que BAC conçoive des mécanismes servant à mesurer les coûts par fonction, pour les projets à venir.
Ce projet a, de toute évidence, d'énormes répercussions sur les principaux processus opérationnels de BAC; ces importants changements sont une conséquence des objectifs de la Transformation. Parmi toutes les personnes interviewées, aucune ne doutait de la capacité de l'organisation à faire face au changement ou de la volonté du personnel d'accepter ce changement. L'acceptation du changement a été promue par différents moyens :
Alors que les répercussions sur les processus opérationnels sont majeurs, le projet a préparé de manière plus que satisfaisante ses procédures et ses utilisateurs. Le risque est plutôt faible que l'adoption du nouveau système rencontre de la résistance ou que cette résistance ait un effet négatif sur les bénéfices attendus.
Impact: F
Probabilité: F
Les rôles et responsabilités des dirigeants du projet, des gestionnaires, des chefs d'équipe et des membres des divers comités, ainsi que les réunions de projet, à tous les niveaux, sont bien documentés et compris de tous les participants.
On s'inquiète cependant de l'insuffisance de ressources humaines allouées au projet, tant en nombre de personnes qu'en expertise.
L'incertitude liée au financement du projet est la principale source de problèmes. La disponibilité des fonds est toujours irrégulière. Les responsables de projet doivent souvent retravailler leur plan pour s'ajuster au fonds disponibles.
Le projet ne semble pas avoir prévu de soutien technique adéquat pour l'entretien des applications, ni pour celui de l'infrastructure.
Les rôles et responsabilités des dirigeants du projet, des gestionnaires, des chefs d'équipe et des membres des divers comités, ainsi que les réunions de projet, à tous les niveaux, sont parfaitement compris et fonctionnent extrêmement bien.
La plupart des inquiétudes concernent le recrutement du personnel; elles se répartissent en trois catégories : l'insuffisance de ressources, la dépendance excessive aux consultants externes et les difficultés entourant l'embauche de ressources contractuelles. Le projet ne semble pas avoir prévu de soutien technique adéquat pour l'entretien.
L'irrégularité du financement a entraîné des retards et des coûts plus importants que nécessaire. Le recrutement du personnel et le financement du projet, ainsi que le manque de prévisions en matière de soutien et d'entretien des systèmes après leur mise en œuvre, constituent des risques importants.
Impact: É
Probabilité: É
Il est recommandé que BAC règle les problèmes de ressources humaines de la manière suivante :
Des réunions se tiennent régulièrement à tous les niveaux et elles sont bien contrôlées. Les problèmes et les obstacles sont présentés, et les interdépendances entre les équipes sont identifiées. Les responsables de projets produisent des rapports d'étape hebdomadaires et rencontrent les deux gestionnaires du projet toutes les deux semaines.
Les plans sont décrits en détail dans MS Project. Cependant, les estimations budgétaires doivent être préparées avec un minimum de ressources et de temps, et sans pouvoir y intégrer suffisamment de marge ou de plans de secours. L'incertitude à propos du budget complique la planification.
Les données devant être transférées dans les nouveaux systèmes, proviennent de nombreuses petites bases de données non compatibles entre elles, et qu'il est donc difficile de combiner.
La gestion de risque répond aux normes du Cadre amélioré de gestion (CAG) et du plan de gestion de risque d'AMICAN. Alors que la gestion de risque est faite de façon très consciencieuse au niveau des modules, le CEP discute rarement de risques, tel que révélé par l'examen des procès-verbaux de ses réunions tenues entre octobre 2005 et octobre 2006.
La gestion du projet est faite aussi efficacement que possible dans les circonstances, mais elle serait encore plus efficace si la question du financement était réglée.
Impact: M
Probabilité: M
Il est recommandé que BAC renforce les procédures de gestion de risque au CEP.
Il est suggéré que BAC intègre suffisamment de mesures en cas d'imprévu dans ses futurs projets impliquant le transfert de nombreuses bases de données, p. ex. de données de conservation.
Les solutions sont bien intégrées, mais très modulaires, parce qu'elles ont été pensées pour être mises en œuvre graduellement, en raison du manque de financement. Alors qu'il n'y a aucun cycle de développement de systèmes à proprement dit, le processus de construction peut être décrit comme un modèle " en cascade ", et les étapes correspondent généralement aux normes de l'industrie. La méthodologie et les outils ont été normalisés. Une structure de répartition du travail a été établie pour chaque module et l'équipe du projet se réunit une fois par semaine pour en suivre l'évolution. Tous les gestionnaires, ceux des TI et ceux des unités fonctionnelles, sont constamment informés de toutes les activités.
La définition et le contrôle du processus de développement sont satisfaisants.
Impact: F
Probabilité: F
Aucune recommandation n'est requise.
Les tests sont d'abord effectués par les développeurs et ensuite par une Équipe d'acceptation par les utilisateurs (UAT). La Direction de la technologie de l'information a obtenu l'engagement des unités fonctionnelles à effectuer des tests.
Cependant, certaines réserves ont été exprimées, compte tenu de mauvaises expériences dans le passé, notamment, des résultats insatisfaisants qui ont été constatés sur AMICUS, lequel contenait apparemment des erreurs lorsqu'il a été mis en service en 1995, et la période de test du prototype de FS/PAM qui a été écourtée.
Dans l'ensemble, la méthode adoptée pour les tests est détaillée et conforme aux pratiques généralement reconnues. La direction soutient entièrement cette méthode, comme en témoigne le fait qu'elle a assigné un nombre important d'employés à l'UAT. Il semble que les gestionnaires du projet aient tiré des leçons des tests effectués sur les modules précédents.
Impact: F
Probabilité: F
Aucune recommandation n'est requise.
La méthodologie de test pour le CoC et le CIM, lesquels sont sur le point d'être mis en production, consiste à faire d'abord tester ces technologies par les développeurs.
Un système de repérage de bogues et de modifications a été utilisé par l'équipe d'acceptation par les utilisateurs. Des examens hebdomadaires sont effectués en collaboration avec les utilisateurs, où l'on examine la gravité et l'importance des bogues décelés. Ceux-ci sont consignés et placés dans des documents à diffuser.
L'environnement d'assurance de la qualité (AQ) est rigoureusement contrôlé par le groupe de gestion de la configuration. En matière de test d'assurance de la qualité, les différences qui existent entre les environnements de développement et de production constituent un risque :
Les plans de test sont conformes aux meilleures pratiques. Le degré d'engagement des utilisateurs et des gestionnaires est impressionnant. Tout a été mis en œuvre pour éviter les risques associés aux tests.
Le seul risque potentiel est associé à l'assurance de la qualité. Le manque d'espace pour utiliser une version complète de la base de données de production, ainsi que l'absence d'Oracle RAC, peuvent causer des problèmes. Cependant, la question entourant Oracle RAC a perdu un peu de son acuité, en raison d'une décision récente de mettre AMICAN en application d'abord dans un environnement sans Oracle RAC, puis de le faire avec Oracle RAC ultérieurement.
Impact: M
Probabilité: F
Il est suggéré que la Direction de la technologie de l'information s'assure d'obtenir un bon soutien d'Oracle et de HP quand Oracle RAC sera testé et mis en service.
Il est suggéré que la Direction de la technologie de l'information soit prête à surveiller et à diagnostiquer les problèmes de performance, et à augmenter rapidement la capacité, si nécessaire.
Le DNF fournira plusieurs des outils requis pour la livraison du service. Le groupe de projets DNF comprend quatre sous-projets et l'approche utilisée pour identifier les exigences fonctionnelles varie d'un projet à l'autre à cause de la nature de chacun. D'une manière générale, le projet DNF en est encore aux toutes premières étapes de définition des besoins et de proposition des solutions.
Malgré l'impression générale que la situation a changé et que les choses s'améliorent depuis six mois, plusieurs indices de risques sont manifestes.
Les quatre sous-projets progressent relativement bien, même s'ils ont été gérés indépendamment dans le passé. Avec l'arrivée d'un nouveau comité d'examen du projet, et de la structuration en un seul groupe DNF l'automne dernier, on devrait constater l'apparition d'une approche plus homogène.
Impact: É
Probabilité: M
Il est recommandé que les exigences fonctionnelles et les produits livrables par contrat en septembre soient réexaminés. Il est aussi recommandé qu'une analyse de concordance-écart soit menée afin de préciser les exigences actuelles et futures auxquelles BAC aura à répondre.
Il est suggéré que le comité directeur soit prudent et qu'il applique les décisions qui vont dans le sens de réduire les risques.
La Direction de la technologie de l'information (DTI) estime que Deloitte a produit un bon document sur les exigences fonctionnelles du concept de dépôt numérique fiable.
On trouve de nombreuses preuves d'une bonne documentation sur la portée du DNF, incluant une architecture conceptuelle, des exigences concernant l'équipement et les logiciels, etc. Un contrat a été octroyé pour certaines des composantes du volet PCV, et la livraison est prévue en septembre par l'intégrateur.
Même si la feuille de route démontre une approche " progressive ", nous avons remarqué que le travail de développement avance plus rapidement que l'analyse et l'identification des spécifications, essentiellement à cause des ententes contractuelles et des disponibilités budgétaires.
Le projet de DNF est soit en mode expérimental, soit en mode de relations de bonne foi avec l'intégrateur.
Impact: É
Probabilité: M
Il est recommandé que les gestionnaires du projet terminent, en priorité, l'identification des exigences de la PCV.
Il est suggéré que BAC établisse des relations plus étroites avec l'intégrateur, et qu'il soit plus proactif dans l'identification de ce que chacune des parties fournira, et dans le choix des moyens techniques qu'utilisera l'intégrateur pour se conformer aux attentes quant aux produits livrables.
Voir aussi le processus de développement.
Les personnes interviewées estiment que BAC n'a pas été très efficace dans sa gestion des changements induits par le système, et des impacts de ces changements sur les processus opérationnels. Par exemple, après avoir réalisé quelques projets pilotes pour déterminer les coûts-bénéfices du stockage numérique, le CD cherche maintenant à accélérer l'ensemble du projet, de façon à capitaliser sur ces bénéfices.
Cependant, les gestionnaires des unités fonctionnelles ont l'impression que le projet vise un objectif qui n'est pas bien compris. D'autres recherches sont requises.
Il est encore trop tôt, dans le projet de DNF, pour tirer des conclusions sur la manière dont le changement est géré.
Les représentants des unités fonctionnelles considèrent les choix technologiques comme un risque. Cependant, il n'est pas possible de revenir en arrière à des méthodes de gestion des documents sur papier pour réduire ce risque, parce qu'aujourd'hui plusieurs sources d'information ne sont disponibles que sur les sites web et en format numérique. Les gestionnaires devront donc être prudents et procéder avec soin au choix des prochaines technologies.
Impact: É
Probabilité: M
Il est recommandé que les gestionnaires de BAC se préoccupent de réduire les risques induits par les changements technologiques :
Le projet DNF comporte une gamme de sous-projets, sous l'autorité des gestionnaires du groupe DNF (opérations et technologie de l'information), lesquels se rapportent au Comité d'examen du projet (CEP).
Les rôles et responsabilités semblent clairs. Cependant, le projet dans son ensemble constitue une situation très complexe en ce qui concerne la coordination des interdépendances et les rôles et responsabilités de chacun des intervenants.
Il existe une bonne collaboration entre la Direction de la technologie de l'information et les unités fonctionnelles, et les membres du CD sont satisfaits de la structure organisationnelle du projet DNF.
Même si, d'une manière générale, la gestion de l'ensemble du projet fonctionne bien, la gestionnaire du groupe des technologies de l'information doit travailler avec des ressources humaines empruntées de la Direction de la technologie de l'information, ce qui la relègue à l'occasion en seconde priorité. Puisque le sous-projet PCV représente la première priorité, on peut se demander pourquoi cette gestionnaire responsable ne peut compter sur du personnel se rapportant directement à elle, pour garantir le succès de ce projet.
Impact:M
Probabilité: M
Il est recommandé que la Direction de la technologie de l'information assigne des ressources humaines au projet PCV et que celles-ci se rapportent à la gestionnaire responsable du groupe des technologies de l'information.
Un plan et une approche pour le projet ont été préparés conjointement avec l'intégrateur. Ce plan du DNF se situe à un niveau de généralité très élevé et nous n'avons pas pu y trouver de précisions quant aux produits livrables, ni de listes de tâches associées.
Jusqu'à tout récemment, il y avait peu de contrôles de gestion pour le projet DNF. Le gestionnaire du groupe DNF se propose d'instaurer un système de contrôle à compter du prochain exercice financier. Les contrôles actuels sont les suivants :
Le plan se situe à un niveau tellement élevé (aucune description détaillée de produit livrable, ni aucune liste de tâches), que l'intégrateur pourrait, en toute légalité, livrer un produit qui ne répondrait pas du tout aux attentes de BAC. Même si les équipes ont travaillé de bonne foi depuis le début, et de façon très professionnelle, les produits livrés pourraient être inattendus ou insatisfaisants.
Dans l'ensemble, l'expertise et les contrôles sont en place pour suivre le projet. Un examen de la documentation disponible révèle que de bonnes présentations concernant l'état du projet ont été faites, afin d'informer la Direction des résultats obtenus et de l'avancement des activités. On trouve des plans de projets et de rapports d'étape pour tous les sous-projets du DNF.
Impact: M
Probabilité: M
Il est recommandé que les dirigeants du projet améliorent le contrôle des risques du projet :
Il est aussi recommandé que les gestionnaires responsables s'assurent que les procès-verbaux des réunions et les rapports d'étape soient bien rédigés et communiqués à la Direction.
BAC est partenaire avec Deloitte et TPSGC pour la livraison du DNF. Une telle collaboration permet de profiter d'une large gamme d'expertise pour le développement du DNF.
Cependant, faire affaire avec un intégrateur comporte des risques en soi, et ceux-ci doivent être gérés par BAC. Deloitte a fait plusieurs promesses pour obtenir ce contrat et doit maintenant tenir parole. La Direction de la technologie de l'information estime que BAC s'expose à un risque important en confiant, par impartition, le travail de développement à un intégrateur externe, car alors il n'est pas possible d'exercer un contrôle et une supervision globale du projet.
D'une manière générale, le travail de développement fait par l'intégrateur semble géré adéquatement. Il semble toutefois exister un manque de confiance entre l'intégrateur et la Direction de la technologie de l'information, et les dirigeants de BAC devront s'intéresser à ce problème afin de le résoudre.
D'une manière générale, la documentation, les stratégies d'action et les méthodes employées par l'intégrateur semblent bonnes. Cependant, la livraison d'une solution acceptable par le fournisseur pourrait présenter un risque d'affrontement. Même si tout s'est bien passé jusqu'à maintenant, ce genre de situation où les exigences ne sont pas spécifiées concrètement, présente toujours un risque potentiel.
Impact: É
Probabilité: É
Il est recommandé que la direction de BAC s'intéresse de près aux risques du processus de développement :
La capacité est insuffisante pour accepter la charge actuelle ou celle à venir. La performance et le temps de disponibilité sont insatisfaisants. L'infrastructure ne semble pas fiable pour le moment; il y a de nombreux temps d'arrêt imprévus. L'infrastructure est sous-financée; elle est tout de même conçue pour être extensible et pourrait donc croître rapidement si les fonds devenaient disponibles.
HP a réalisé une étude de volume de la technologie Oracle, afin d'évaluer les besoins en capacité de l'environnement de production pour le projet AMICAN. Deux des trois serveurs requis sont en place et adéquats pour le démarrage de la technologie CoC en mai 2007. Cependant, il n'y aura pas assez de capacité disponible pour l'ensemble du projet AMICAN; les études de capacité ont indiqué le besoin d'un autre serveur, mais la date d'acquisition de celui-ci n'a pas été fixée précisément.
Un bon document définissant les exigences avait été rédigé pour la première phase du projet DNF. Mais la Direction de la technologie de l'information s'inquiète entre autres du fait que les exigences à long terme pour les infrastructures ne soient pas bien analysées. Par exemple, l'exigence concernant le réseau de stockage SAN présente un risque. Voilà un bon exemple de ce qui arrive lorsqu'un projet est réalisé par étapes séparées et dépendantes du financement.
De l'avis général, c'est bien l'infrastructure qui constitue le maillon le plus faible du projet. Les faiblesses sont de deux ordres : les équipements et le personnel de soutien technique.
Des plans d'amélioration de l'infrastructure ont été préparés. En attendant, on peut douter à la capacité du système de traiter le large volume de demandes d'informations qui sera généré suite à l'émission de la CBC sur la généalogie en octobre.
Impact: É
Probabilité: M
Il est recommandé que BAC prépare un Accord sur le niveau de service (ANS) qui préciserait les objectifs de capacité, de fiabilité et de disponibilité pour les modules AMICAN à la veille d'être mis en production; le FS/PAM constitue une priorité. Ces objectifs devraient ensuite servir à déterminer si l'infrastructure requiert des capacités supplémentaires et des fonctions de redondance.
Il est suggéré que des investissements adéquats soient consentis en priorité à l'augmentation des capacités de l'infrastructure du projet, advenant l'octroi des fonds par le CT à partir du 1er avril 2007.
Si ces fonds ne sont pas débloqués le 1er avril, il est alors suggéré que l'institution réduise l'envergure du projet AMICAN à la hauteur de ce qui peut être financé à même les fonds internes existants. Quoiqu'il arrive, le financement supplémentaire de l'infrastructure demeure une priorité.
Voici les risques associés à l'environnement de l'infrastructure chez BAC :
Parce que l'attention est concentrée sur la livraison d'AMICAN/DNF, les autres systèmes et leur soutien souffrent d'un manque d'investissement.
La répartition des responsabilités et la communication entre le personnel du projet travaillant aux applications et à l'infrastructure ne fonctionnent pas très bien. Les responsabilités de la GII en ce qui concerne la planification des modifications de l'infrastructure et son manque chronique de personnel présentent des risques pour le projet.
À propos du projet DNF, il y a lieu de s'inquiéter du fait que le personnel des unités fonctionnelles ne soit pas porté à inviter la GII aux tables de discussion, car on ne la considère pas comme un acteur à part entière dans le projet, mais plutôt comme un fournisseur de services à l'ensemble des groupes. En conséquence, la GII ne prend connaissance qu'à la dernière minute des besoins en matière d'infrastructure et se plaint de ne pas avoir les budgets nécessaires pour l'entretien de ces équipements. Ceci engendre des retards avant la mise en place de l'infrastructure.
Impact: M
Probabilité: É
Il est recommandé que l'ensemble du soutien technologique soit réexaminé, afin d'identifier les risques opérationnels et de les réduire.
Il est recommandé que BAC examine le risque que constitue l'insuffisance de mesures de sauvegarde et de récupération. Plus précisément, BAC devrait préparer des ANS et des plans de récupération couvrant l'ensemble de ses opérations et services essentiels, et s'assurer que la haute direction connaît les délais cibles maximums pour la reprise éventuelle des services.
La nouvelle architecture d'AMICAN est fondée sur des serveurs HP à répartition des charges en montée de puissance, Oracle RAC et Linux. Certains des gestionnaires responsables des projets d'applications et le gestionnaire de projet, semblent avoir des inquiétudes quant à la transition vers Oracle RAC et à l'utilisation d'un répertoire électronique pour le CIM, mais ce n'est pas le cas du personnel responsable des infrastructures.
En ce qui concerne les applications et les processus opérationnels, les changements seront faits de façon modulaire. Peu de personnes s'inquiètent des procédures opérationnelles de postproduction; les procédures actuelles relatives à la gestion du changement, des problèmes et des versions prévaudront. Cependant, dans le cas de CoC, le responsable de projet n'est pas certain de la manière dont seront faites la gestion du changement et la gestion des versions lors de la production.
C'est TPSGC qui gère présentement le contrat pour le DNF. Il sera aussi responsable de la gestion du système d'infrastructure des TI pour BAC, en vertu d'une entente pour travailler conjointement avec BAC lors de la deuxième phase (projet de gestion partagée du gouvernement canadien). BAC s'attend à pouvoir ainsi réduire son risque grâce à cette collaboration, mais pourrait aussi attendre la troisième phase, si la première n'allait pas très bien. Ce déploiement présente cependant quelques risques.
Trois composantes changent en même temps : la technologie, les systèmes et les processus opérationnels. Les changements sont apportés de façon modulaire, du moins pour les applications et les processus opérationnels. Les changements technologiques comprennent trois nouveaux éléments (Oracle RAC, Linux et les serveurs HP), mais seul Oracle RAC est vraiment nouveau, les autres étant en place depuis quelque temps déjà. Cependant, la portée de l'activité, la dépendance technologique des futures opérations de BAC et l'ampleur du changement constituent un risque.
Impact: M
Probabilité: É
Il est recommandé que BAC se préoccupe des risques de transition de la manière suivante :
Il n'y a pas assez de ressources humaines pour soutenir, en même temps, l'infrastructure et les projets - on manque à la fois d'employés et d'expertise. Dans plusieurs cas, il n'y a qu'une seule personne aux infrastructures qui connaisse bien une technologie en particulier, et cette personne n'a pas de remplaçant.
Les responsables et le personnel de la Direction de la technologie de l'information n'estiment pas que la transition technologique représente un grand risque; c'est la disponibilité du personnel pour répondre à la demande croissante de soutien qui pose problème. Si le financement est accordé, BAC pourra jouir de ressources additionnelles et pourra alors mieux planifier tous les éléments du plan de remplacement des équipements, y compris les besoins à long terme. Cependant, même avec de nouveaux investissements, un manque de personnel pour soutenir cette croissance pourrait avoir des conséquences néfastes. Le niveau de personnel pour l'entretien est correct, mais pas idéal.
Il existe un risque de rupture du soutien des systèmes actuels durant la période requise pour mettre en place le nouveau système AMICAN/DNF, ses produits et ses outils. Pouvoir fournir un soutien continu demeure une priorité.
Impact: M
Probabilité: É
Il est recommandé que, dans les cas où il n'y a qu'une seule personne à la division des infrastructures qui connaisse un système en particulier, chaque expert ait au moins un remplaçant.
Il est suggéré, pour de futurs projets, que la DTI clarifie les responsabilités du personnel de la GII dans la planification des changements d'infrastructures, et qu'elle fournisse au besoin de la formation en gestion de projet.
Il est suggéré que BAC assigne, dans le prochain budget de fonctionnement, des ressources suffisantes en personnel d'entretien technique.