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ARCHIVÉE - Le Conseil sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés

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Proposition sur l'information et le matériel de formation à l'intention des fournisseurs de services

Le 13 avril 2002

*Ce projet est devenu le projet suivant : Accès aux documents scolaires pour les étudiantes et étudiants incapables de lire les imprimés : un partenariat pour les utilisateurs et les fournisseurs de services, NEADS


Résumé

Le Conseil sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés propose de répondre aux besoins en information et en formation de tous les fournisseurs de services travaillant auprès des trois millions de Canadiennes et de Canadiens qui ne peuvent pas utiliser les imprimés traditionnels - copie papier ou format électronique - en raison d'un handicap de nature visuelle, physique ou de perception. Les besoins de ces utilisateurs sont mieux connus depuis que le Groupe de travail sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés a déposé son rapport, Une promesse à respecter, auprès de l'administrateur général de la Bibliothèque nationale et du président de l'INCA, en octobre 2000. Après avoir reçu et entendu une centaine de mémoires et de présentations de Canadiennes et de Canadiens handicapés, de parents et de représentants de l'Association canadienne des centres de ressources en éducation (ACRE), de Troubles d'apprentissage - Association canadienne (TAAC) et de ses associations provinciales et sections locales, de l'Institut national canadien pour les aveugles (INCA), du Conseil des Canadiens avec déficience (CCD), de l'Institut Nazareth et Louis Braille, de l'Association canadienne des conseillers aux étudiants handicapés au postsecondaire (ACCSEHP), du Conseil canadien des aveugles (CCA), de la National Federation of the Blind: Advocates for Equality (NFB:AE) et autres, le Groupe de travail s'est rendu à l'évidence que les besoins de toutes les personnes incapables de lire les imprimés étaient semblables, aussi bien le besoin d'utiliser des documents en formats multiples - gros caractères, audio, braille, texte électronique - que celui de disposer d'une formulation Internet qui permette d'utiliser des technologies adaptées.

Bien que la Loi sur le droit d'auteur ait, dans une certaine mesure, reconnu leurs besoins, il n'en demeure pas moins que ces personnes ne disposent que de très peu de matériel, canadien ou autre. On a aussi constaté que les utilisateurs et utilisatrices incapables de lire les imprimés, leurs porte-parole, leurs familles et les fournisseurs de service n'avaient pas travaillé ensemble et qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de mettte en commun leur matériel, leurs résultats d'expertise ou leur expérience dans leurs efforts pour faciliter l'accès à l'information.

En reconnaissant et en comblant les lacunes en matière de sensibilisation, de promotion et de diffusion de l'information et du matériel de formation, le Conseil sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés assume un rôle prépondérant. Le Conseil se propose de répondre à ces besoins dans le cadre d'un projet de recherche systématique bilingue, d'envergure nationale, en vue d'accroître les connaissances, le matériel et l'aide à l'intention de ceux et celles qui travaillent avec des personnes incapables de lire les imprimés. L'objectif du Conseil est d'aider l'intégration de trois millions de Canadiennes et de Canadiens au sein de la nouvelle économie axée sur le savoir et de leur permettre d'assumer pleinement leur citoyenneté, où qu'ils se trouvent.

Fondements

On doit cette étude au fait que seulement trois pour cent de la documentation internationale - documents canadiens y compris - sont convertis en formats substituts. Au Canada, l'Institut national canadien pour les aveugles (INCA) a procédé à cette conversion, visant en grande partie la communauté des aveugles et des personnes ayant une déficience visuelle. Pour l'instant, l'INCA n'a pas pour mandat de desservir directement ceux et celles qui sont incapables de lire les imprimés en raison d'une déficience perceptive ou d'une difficulté d'apprentissage. L'INCA œuvre au Canada et sur la scène internationale depuis de nombreuses décennies en vue d'accroître ses collections et ses services par le biais d'ententes avec d'autres institutions pour les aveugles. Même si l'Institut passe par les bibliothèques pour desservir l'ensemble des Canadiennes et des Canadiens incapables de lire les imprimés, il n'en demeure pas moins un organisme caritatif, sans but lucratif. Au Canada, on retrouve d'autres producteurs de formats substituts et d'autres fournisseurs de services dans les ministères provinciaux de l'éducation, dans divers établissements d'enseignement postsecondaire (dont certains sont dotés d'installations de recherche spécialisée) et dans des organismes spécialisés tels que La Magnétothèque et les British Columbia Library Services (services bibliothécaires de Colombie-Britannique) qui offrent de la lecture de détente sur cassette sonore. Récemment, ces services ont été menacés d'interruption. Par ailleurs, il est devenu difficile de contenter le nombre grandissant de personnes nécessitant des gros caractères puisque la Loi sur le droit d'auteur n'exempte pas ce format de l'affranchissement des droits.

Certaines entreprises privées s'occupent de convertir les documents traditionnels en format substitut pour le compte d'organisations et d'utilisateurs, mais elles ne parviennent pas à s'imposer sur le marché commercial en raison de la nature du formatage requis et de la spécificité de la demande.

Le réseau Internet permet un accès accru aux personnes incapables de lire les imprimés, pour autant qu'elles respectent les normes internationales d'accessibilité. Toutefois, nombreux sont les webmestres et éditeurs du Web ignorant l'existence de telles normes. Qui plus est, il y aura toujours des personnes nécessitant des produits fixes ou tangibles en formats substituts. Bien que la publication électronique facilite la conversion de documents en divers formats à l'aide de normes établies, elle n'en fait pas pour autant disparaître la nécessité.

Si le Conseil se penche actuellement sur la nécessité pressante d'accroître la quantité de contenu en format accessible, il s'efforce également de répondre aux besoins de tous les groupes pour qu'ils puissent travailler de concert et partager leurs connaissances, leurs documents d'information et de formation ainsi que leur expertise. En vue de mettre à l'essai une démarche de plus en plus axée sur la collaboration, le Conseil a organisé un atelier de deux jours en octobre 2001. Tous les groupes précités étaient au rendez-vous, non seulement prêts à faire connaître leurs propres activités, mais aussi à trouver un terrain d'entente pour améliorer les services d'accès pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés. Parmi leurs recommandations, ils ont fait valoir la nécessité de mettre au point des outils visant à faire connaître ces questions; la nécessité de disposer de documents pour informer les utilisateurs, les parents et les fournisseurs de services sur les services disponibles; et la nécessité d'offrir une formation sur l'utilisation de ces services ainsi que sur les technologies d'adaptation et les sources électroniques. L'atelier a donné à 30 personnes l'occasion de partager des renseignements. Le compte rendu de leurs discussions se trouve sur le site Web du Conseil, à l'adresse suivante : www.collectionscanada.gc.ca/accessinfo/index-f.html. Néanmoins, de nombreux établissements et organisations locales et régionales étaient absentes. Le Canada compte en effet quelque 16 000 écoles, 250 collèges et universités ainsi que 3 500 points de services de bibliothèques publiques. Pourtant, bon nombre d'utilisateurs et leurs familles ne connaissent ni quels services offrent ces établissements ni les droits des utilisateurs, ni le genre des questions à poser. En raison de l'augmentation du nombre de Canadiennes et de Canadiens incapables de lire les imprimés et désireux de participer pleinement à la vie de leur milieu, les secteurs public, privé et sans but lucratif doivent travailler de concert pour bâtir un réseau dynamique de fournisseurs informés offrant des services axés sur le client. En outre, nombreux sont les fournisseurs de services qui ne connaissent pas les enjeux, leurs responsabilités ou les sources d'information et d'expertise. Le Conseil, de par sa composition multisectorielle, est prêt à prendre les rênes en main pour coordonner le partage, la mise au point et la diffusion de cette information. Depuis la tenue de l'atelier, il a d'ailleurs consulté de nombreuses associations de fournisseurs de services qui lui ont assuré leur soutien et leur engagement à coopérer s'il obtenait les fonds nécessaires pour réaliser un projet de recherche.

Un tel projet présentera au moins quatre avantages tangibles : il identifiera l'étendue des connaissances dont disposent les fournisseurs de services et permettra à tous les intervenants de connaître les atouts et les faiblesses des sources d'information; il facilitera le partage de documents courants, précis et pertinents pour les utilisateurs, leurs familles et les fournisseurs de services; il facilitera et encouragera une coopération accrue entre différents groupes desservant des personnes handicapées, permettant ainsi d'améliorer l'efficience et l'efficacité des services; il servira de base à des programmes de formation requis dans différents secteurs et diverses régions du Canada. La Stratégie d'innovation du Canada invite la collaboration des intervenants en matière de recherche et de développement, de formation et de perfectionnement pour favoriser l'inclusion et l'autonomie à l'échelle locale, provinciale et nationale. La communauté susmentionnée, qui représente et soutient les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés, est prête à répondre à l'appel.

Description du travail

Le projet comporterait principalement trois volets :

  • Un sondage pour identifier l'information et le matériel de formation dont disposent les principaux fournisseurs de services au Canada, en vue de créer une collection de documents à partir de ceux que les fournisseurs veulent bien partager.

Ce sondage, visant les associations, établissements d'enseignement et organismes spécialisés cherchera à identifier leurs collections; à qui elles s'adressent; et s'ils acceptent de les verser à une base de données de collections disponibles ou en permettre l'accès par le biais d'un portail;

  • Une évaluation de ces collections pour en identifier les atouts, comparer les méthodologies utilisées, les sujets traités, les publics visés et les niveaux de langue employés, en déterminer l'actualité et l'application plus générale ainsi que pour en constater les lacunes et identifier les possibilités d'organiser des séances d'information et de formation, d'après l'analyse préalable qui en aura été faite;

Il s'agira là d'un sondage pointu, accompagné de consultations électroniques et en personne auprès de représentants d'établissements, d'associations et organismes de formation et de financement, aussi bien ceux qui ont fourni des renseignements que ceux qui ne disposaient pas de tels renseignements mais qui ont manifesté leur intérêt à participer, dans le but d'évaluer les points forts et les faiblesses des systèmes et des services existant actuellement pour les séances d'information, la formation et le perfectionnement en leadership. Une attention particulière sera accordée à la concordance entre, d'une part, le contenu et la capacité de formation actuelle et prévue et, d'autre part, les besoins des établissements d'enseignement (écoles, collèges et universités), notamment les professeurs des facultés d'éducation et de bibliothéconomie dans les collèges et les universités ainsi que les services de bibliothèque et autres services d'information publique qui desservent les personnes incapables de lire les imprimés.

  • Une base de données centralisée contenant les résultats de la recherche, les principaux liens de référence et un rapport sur les enjeux et les recommandations concernant les mesures que tout intervenant devrait prendre pour composer avec les trois grands domaines afférents à l'information et aux documents sur la prestation de services aux personnes incapables de lire les imprimés : la diffusion et la promotion générales; la formation; le perfectionnement en leadership.

Le rapport viserait à combiner et analyser les résultats des sondages et consultations antérieurs; cerner les grands objectifs et priorités de diffusion des renseignements appropriés, des documents et méthodes de formation et de perfectionnement; étudier les options de conception et de diffusion de l'information ainsi que d'élaboration et d'exécution des programmes de formation; proposer une stratégie modulaire pour atteindre les résultats désirés. La rédaction du rapport serait le fruit de groupes de réflexion et de consultations électroniques auprès de tous les intervenants.

Avantages

Les avantages à glaner du projet sont les suivants :

  • Rehausser l'efficience et l'efficacité liés à la conception et à diffusion de l'information et de la formation, grâce à l'identification préalable de possibilités de collaboration et de combinaison des ressources du secteur.

  • Mieux prévoir les défis et les débouchés éventuels, pour y réagir ponctuellement.

  • Accroître le nombre et la compétence des effectifs des établissements d'enseignement et des bibliothèques, face à la demande grandissante.

  • Établir un point de référence pour les recherches à venir et les analyses de renseignements et de tendances qu'effectueront les établissements et leurs organismes de soutien sur la formation et les services;

  • Mieux sensibiliser le personnel et les recrues des établissements d'enseignement et des bibliothèques, quant aux besoins des personnes incapables de lire les imprimés, et aux possibilités d'y répondre.

Profil du candidat

Le Conseil sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés a été mis sur pied par l'administrateur général de la Bibliothèque nationale du Canada. Le Conseil a pour mandat de donner son avis, d'identifier les fonds requis, de surveiller les progrès réalisés et de formuler des recommandations concernant la mise en oeuvre d'Une promesse à respecter : Rapport du groupe de travail sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés.

Les membres du Conseil sont nommés par l'Administrateur général. Les membres du Conseil doivent regrouper des consommateurs, des éditeurs à but lucratif et sans but lucratif, des éducateurs et des bibliothécaires. La composition du Conseil sera revue tous les trois ans. Le Conseil poursuivra ses activités jusqu'à sa dissolution, signifiée par écrit, par l'Administrateur général. La présidence du Conseil sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés sera assumée par Paul Whitney, bibliothécaire en chef de la bibliothèque publique de Burnaby.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Conseil sur l'accès à l'information pour les Canadiennes et les Canadiens incapables de lire les imprimés, son mandat et sa composition, veuillez consulter le site Web du Conseil, à l'adresse suivante :
www.collectionscanada.gc.ca/accessinfo/index-f.html