Au 19e siècle, l'amour avait fini par s'introduire, petit à petit mais de façon décisive, dans le mariage, du moins au Canada.
« Love's Young Dream » (« Rêve d'amour de la jeunesse »), Canadian Illustrated News, 10 avril 1875, vol. 11, no 15, p. 236. Document 1858.
Cette affirmation peut sembler étrange à nos oreilles de Canadiens du 21e siècle, mais n'en reste pas moins que le mariage a été une question d'ordre pratique pendant presque toute l'histoire de l'humanité. Il est vrai que les troubadours du Moyen Âge chantaient l'amour romantique, mais de tels sentiments avaient peu à voir avec le choix d'un époux ou d'une épouse. « L'affection est illusoire! », déclarait la reine Élisabeth 1re - qui ne s'est jamais mariée - aux dames de sa cour dans l'Angleterre du 16e siècle (Fraser, p. 35). On ne pouvait faire confiance à l'amour.
Parents et tuteurs organisaient le mariage de leurs enfants pour des raisons sociales, économiques ou politiques. Le mariage servait alors à allier des familles, à unir des propriétés, à cimenter des alliances politiques et à fonder des partenariats de travail. Avec un peu de chance et de bonne volonté, l'amour suivait. Quant aux veufs et aux veuves, ils se remariaient pour ces mêmes raisons.Cette approche pragmatique du mariage est encore valable de nos jours dans de nombreux pays.
D'autres mots d'amour
Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Ottawa. 9 février 1875. Trois pages.
Extrait du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott. Jeudi 6 juillet 1843. Microfilm, volume 34, p. 127.
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L'amour romantique n'était à l'époque qu'un sujet pour les romans et le théâtre. Le coup de foudre, l'idée de l'âme sœur, de la personne parfaite - ces concepts firent peu à peu leur apparition dans le portrait du mariage, parfois à la consternation des parents.