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Image de deux anneaux d'alliance en or Oui, je le veux. L'amour et le mariage au Canada du XIXe siècle

Les fréquentations

Choisir son parti

Illustration intitulée « Give Me a Kiss Before I Go » (« Un baiser avant le départ »), CANADIAN ILLUSTRATED NEWS, 9 septembre 1871, vol. 4, no 11, p. 170. Document 2232.
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« Give Me a Kiss Before I Go » (« Un baiser avant le départ »), Canadian Illustrated News, 9 septembre 1871, vol. 4, no 11, p. 170. Document 2232.

Bien que l'information dont nous disposons concernant le mariage au 19e siècle soit fragmentaire, le peu que nous en savons indique que, généralement, les hommes se mariaient à la mi-vingtaine, tandis que les femmes le faisaient alors qu'elles étaient environ deux ans plus jeunes. À mesure que l'on avance dans le siècle, les gens se marient à un âge un peu plus avancé. À l'époque, presque tout le monde se mariait. En fait, moins de dix pour cent des femmes ne prenaient pas mari. Ce pourcentage grimpa toutefois au fil du siècle, tandis que la condition économique des femmes connut une légère amélioration (Ward, p. 51).

L'endroit où vivaient les gens revêtait une importance capitale. Deux personnes sur trois épousaient une personne de leur communauté (Ward, p. 61), généralement une personne avec laquelle ils avaient grandi. Règle générale, les groupes de jeunes gens fraternisaient ensemble lors de fêtes impromptues, de promenades en traîneau, de pique-nique, d'activités de patinage, de concerts et d'autres activités sociales. Comme il s'agissait d'activités de groupe qui avaient lieu en public, les jeunes hommes et jeunes femmes n'étaient pas seuls et sans supervision - ce qui aurait été à l'encontre des règles sociales -, quoique, dans une société de pionniers, les règles pouvaient parfois être contournées pour s'adapter aux circonstances (Ward, p. 65-66).

D'autres mots d'amour

Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. Page 1

Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. Page 2 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. Page 3 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. Page 4

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Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 21 fév. 1870. Quatre pages.

Peu à peu, lorsque les jeunes gens arrivaient à l'âge adulte - et particulièrement lorsque les jeunes hommes étaient établis d'un point de vue économique - ils choisissaient dans le groupe des partis potentiels. Les jeunes hommes faisaient habituellement les premiers pas, en choisissant une jeune femme à qui ils portaient une attention particulière (Ward, p. 66). Les jeunes gens apprenaient alors à connaître leurs goûts et leurs points communs, et, peu à peu, se développait une intimité affective (Noël, p. 23).

Extrait du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott. Jeudi 22 décembre 1842. Microfilm, volume 34, p. 14.
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Extrait du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott. Jeudi 22 décembre 1842. Microfilm, volume 34, p. 14.
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Extraits du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott et la famille Westcott. Lundi 12 mai - mardi 13 mai 1845. Microfilm, volume 35, p. 8.
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Extraits du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott et la famille Westcott. Lundi 12 mai - mardi 13 mai 1845. Microfilm, volume 35, p. 8.
[PDF 319.27 Ko]

Cette façon de faire avait pour conséquence que les familles connaissaient les amis (et les partenaires potentiels) de leurs enfants, ainsi que leurs projets, ce qui permettait aux parents attentifs de relâcher quelque peu leur vigilance (Noël, p. 22). Qui plus est, comme le mariage liait les familles autant que les individus, le milieu et les antécédents d'un partenaire revêtaient une importance cruciale (Noël, p. 20).

Malheureusement, peu de documents d'archives témoignent de ce type de fréquentations. Nous disposons surtout de journaux intimes. Celui de Frances Tweedie, par exemple, dans lequel elle décrit les goûters et les foires, les fêtes de la récolte des cerises, les constructions de granges et le festival de la fête de St. Andrew qui se déroulaient à Scarborough, en Ontario. Par la description de ces événements, nous entrevoyons son futur époux, William Milne, bien que Frances écrive rarement à propos de lui de façon directe (Noël, p. 26-28).

Références

Noël, Françoise. Family Life and Sociability in Upper and Lower Canada, 1780-1870: A View from Diaries and Family Correspondence, Montréal, McGill-Queen's University Press, 2003.

Ward, W. Peter. Courtship, Love and Marriage in Nineteenth-Century English Canada, Montréal, McGill-Queen's University Press, 1990.