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Image de deux anneaux d'alliance en or ARCHIVÉE - Oui, je le veux. L'amour et le mariage au Canada du XIXe siècle

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Les difficultés

La vie et la mort

De nos jours, il est difficile de comprendre à quel point la vie était précaire pour nos aïeux du 19e siècle. Même s'il existait des dizaines de « remèdes », peu d'entre eux, à l'exception de bons soins, étaient efficaces. La maladie pouvait se terminer beaucoup trop facilement par un handicap, voire la mort.

Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Québec. 28 nov. 1874. Page 1 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Québec. 28 nov. 1874. Page 2 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Québec. 28 nov. 1874. Page 3

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Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Québec. 28 nov. 1874. Trois pages.

D'autres mots d'amour

Extrait du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott. Mercredi 12 juin 1844. Microfilm, volume 34, p. 203.

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Extrait du journal d'Amédée Papineau mentionnant Mary Westcott. Mercredi 12 juin 1844. Microfilm, volume 34, p. 203.
[PDF 264.89 Ko]

Les couples qui se fréquentaient côtoyaient sans cesse la mort. L'une des premières fois où Amédée Papineau écrivit dans son journal à propos de la famille Westcott, il raconta avoir assisté aux funérailles du jeune frère de Mary, âgé de 12 ans. Lorsque Mary elle-même tomba malade, la profonde inquiétude qu'éprouva Amédée était tout à fait compréhensible. En fait, elle eut toujours une santé fragile. La mère de Mary était elle-même morte en couches. Amédée devait également perdre un frère, Gustave, mort à 22 ans après une longue maladie. De plus, Mary et Amédée perdirent leur deuxième enfant, Louis-Joseph, âgé de 10 mois (Noël, p. 52, 55, 138, 201, 146).

La maladie pouvait être soudaine et violente, comme l'épidémie de choléra qui s'est répandue au Bas-Canada en 1832. Catherine Parr Traill venait à peine de mettre le pied dans le Nouveau Monde qu'elle fut terrassée par le choléra (Gray, p. 65).

Mais les maladies chroniques, telles la tuberculose et la malaria, constituaient également un côté sombre de la vie à l'époque. Largement répandue au Canada, la tuberculose était une maladie incurable avant que l'on ne découvre les antibiotiques, au 20e siècle. Cette affection a d'ailleurs jeté une ombre sur les aspirations romantiques de Wilfrid Laurier. La maladie a sans doute fait ses premiers ravages dans la vie du jeune Laurier lorsqu'il perdit sa mère - probablement aux mains de la tuberculose - à l'âge de sept ans; c'est cette même maladie qui allait emporter sa sœur, encore enfant. Trois de ses demi-frères et son père ont probablement succombé aussi de la tuberculose; ce qui n'a rien pour étonner lorsque l'on sait que la tuberculose se propageait plus facilement dans des espaces confinés (Fisher, p. 30-31).

Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Victoriaville. 6 juillet 1867. Page 1 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Victoriaville. 6 juillet 1867. Page 2 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Victoriaville. 6 juillet 1867. Page 3 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Victoriaville. 6 juillet 1867. Page 4

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Lettre de Wilfrid Laurier a Zoé Lafontaine, Victoriaville. 6 juillet 1867. Quatre pages.

 
Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 1
Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 2 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 3 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 4

Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 5 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 6 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Page 7

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Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 7 nov. 1867. Sept pages.

Pendant ses études de droit au Collège McGill de Montréal, Wilfrid fut pensionnaire chez un ami de sa défunte mère. Zoé Lafontaine, une jeune professeure de musique, était également pensionnaire dans cette maison, avec sa mère souffrante. C'est à ce moment toutefois, que Wilfrid connut ses premiers symptômes de tuberculose. À cause de cet événement, et du fait qu'il éprouvait des problèmes d'argent, il s'abstint de demander la main de Zoé. Il la fit attendre pendant plus de six ans; mais plus il tardait, plus elle s'impatientait.

Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 26 déc. 1867. Page 1 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 26 déc. 1867. Page 2 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 26 déc. 1867. Page 3 Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 26 déc. 1867. Page 4

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Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, Arthabaskaville. 26 déc. 1867. Quatre pages.

Par la suite, lorsque Wilfrid commença à pratiquer le droit à Arthabaskaville, les lettres de Zoé commencèrent à l'inquiéter. En février 1867, il lui écrivit : « Vos lettres précédentes m'avaient rempli la tête d'idées sombres, je craignais tout sans oser pourtant m'avouer mes craintes. Chère Zoé, je sentais plus vivement que jamais, parce que je le craignais, combien il me serait dur de te perdre. Mon amie, je ne pourrai jamais aimer personne autre que toi, et si je te perdais, je ne m'en consolerais jamais. » (Lettre de Wilfrid Laurier à Zoé Lafontaine, février 1867.)

Il fallut néanmoins que plane la menace d'un mariage entre Zoé et le docteur Pierre Valois pour que Wilfrid mette un terme à cette situation insatisfaisante. Le docteur Stéphane Gauthier, chez qui Wilfrid et Zoé étaient en pension, télégraphia à Wilfrid un message lui demandant de venir à Montréal sur-le-champ.

Le docteur examina Wilfrid et lui assura qu'il souffrait d'une bronchite chronique, et non de la tuberculose. Moins de 24 heures plus tard, Wilfrid et Zoé étaient mariés. (Zoé avait-elle forcé la main de Wilfrid pour qu'il mette fin à son indécision? On l'ignore.) Bien que le couple n'eut jamais d'enfants, ce fut, semble-t-il, un mariage heureux.

Pourtant, Wilfrid entretint une relation affective et intellectuelle profonde avec Émilie Lavergne, Plus que des âmes sœurs? l'épouse du partenaire de son associé. Ils s'échangèrent pendant des années ce qui ressemble beaucoup à des lettres d'amour (Laurier, passim).

En fait, Zoé encouragea cette amitié, qu'elle considérait comme complémentaire à la relation qu'elle entretenait avec son mari. En réponse aux rumeurs qui couraient, Zoé, Wilfrid, Émilie et Joseph, l'époux d'Émilie, affirmèrent tous formellement que cette amitié était bien innocente; même si certains furent d'avis qu'Armand, le fils d'Émilie, ressemblait beaucoup à Wilfrid, qui l'aimait profondément.

Références

Gray, Charlotte. Sisters in the Wilderness: The Lives of Susanna Moodie and Catharine Parr Traill, Toronto, Viking, 1999.

Grescoe, Audrey et Paul GRESCOE. The Book of Love Letters: Canadian Kinship, Friendship and Romance, Toronto, McClelland & Stewart, 2005.

Laurier, Wilfrid. Dearest Émilie: The Love-Letters of Sir Wilfrid Laurier to Madame Émilie Lavergne, sous la direction de Charles Fisher, Toronto, NC Press, 1989.

Noël, Françoise. Family Life and Sociability in Upper and Lower Canada, 1780-1870: A View from Diaries and Family Correspondence, Montréal, McGill-Queen's University Press, 2003.