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ARCHIVÉE - Le mouvement antiesclavagiste
au Canada

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Timbre de Josiah Henson, 1983

Introduction

À l'invitation du Centre d'éducation J'Nikira Dinqinesh, les Archives nationales du Canada et la Bibliothèque nationale du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada, ont souligné en 2001 le 150e anniversaire de la fondation de la Société antiesclavagiste du Canada en 1851, en présentant cette exposition de documents tirés de leurs collections.

La Société antiesclavagiste du Canada fut la dernière de plusieurs organisations semblables à exister au Canada. Ces sociétés faisaient partie d'un mouvement abolitionniste international soutenu par les principaux leaders moraux de l'époque en Grande-Bretagne, en Europe et aux États-Unis. La Société antiesclavagiste du Canada fut fondée le 26 février 1851, à Toronto, par l'honorable George Brown, qui allait devenir un des Pères de la Confédération, sa famille et des associés. Le révérend Michael Willis, directeur du collège Knox, sénateur de l'Université de Toronto et président de la Société, ouvrit les débats. Les discours, commentaires et annonces antiesclavagistes faits par la Société furent publiés dans le Globe, le journal de George Brown.

La Société concentra ses efforts sur les États-Unis car, à l'époque de sa fondation, l'esclavage était déjà aboli au Canada depuis 1834. En effet, l'esclavage commença à perdre de l'ampleur dès 1793, lorsque, sous la direction du lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe, le Parlement du Haut-Canada adopta une loi interdisant d'amener une personne dans la colonie pour la réduire en esclavage. L'esclavage prit donc fin officiellement au Canada en 1834, après que le Parlement britannique eut voté une loi abolissant cette institution dans tout l'Empire. L'esclavage subsitait cependant dans le sud des États-Unis au moment où la Société antiesclavagiste du Canada fut créée en 1851.

La force de la Société antiesclavagiste du Canada résidait dans le fait qu'elle réunissait d'importants abolitionnistes blancs et noirs appartenant à des Églises, notamment les Églises congrégationaliste et presbytérienne libre, et à l'élite du monde des affaires, du milieu professionnel et de la scène politique. Le mouvement antiesclavagiste comptait également des représentants de la communauté des réfugiés du « chemin de fer clandestin », des intellectuels et orateurs américains tels que Frederick Douglass et l'évêque Jermain Logeum, et d'autres représentants de la Société.