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ARCHIVÉE - Les premiers Canadiens d'origine chinoise
1858-1947

Contenu archivé

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Documents relatifs à la taxe d'entrée

Dans cette section :

Histoires de famille

Prenez connaissance d'autres histoires, rédigées par des personnes qui ont consulté les registres en ligne afin d'y trouver les noms de membres de leur famille.

Si vous croyez qu'un membre de votre famille peut avoir été inscrit dans les registres, n'hésitez pas à nous écrire à son propos, en utilisant la boîte de commentaires, à gauche. Quel était son nom? Quand est-il arrivé au Canada? Où s'est-il installé? Quelle sorte de travail avait-il? Que pensez-vous de ses expériences de vie?

Veuillez noter que certains des commentaires soumis seront choisis pour être affichés sur ce site Web; ils deviendront ainsi la propriété de Bibliothèque et Archives Canada. Les commentaires pourraient être révisés, et seront traduits en anglais.


Un père dévoué

Mon père, Wong Mow, est arrivé à Vancouver sur le Chicago Maru, le 17 mai 1911. Comme ses compatriotes, il a payé une taxe d'entrée de 500 $. Il était âgé de 19 ans, et avait dû laisser sa première épouse et son fils unique en Chine.

C'était un tailleur, spécialisé dans la confection de chemises sur mesure, en soie, qu'il importait de son village.

Dix ans après, le 24 février 1921, ma mère, Lee Shee, âgée de 19 ans, est arrivée sur l'Empress of Asia. Mes parents se sont mariés le jour même dans l'édifice de l'immigration.

Elle a été la seconde épouse de mon père et ensemble ils ont eu cinq enfants.

Jusqu'au début de la guerre sino-japonaise, mes parents ont emmené mes frères et sœurs en Chine, selon la vieille tradition de présenter les enfants d'une seconde épouse à leur « mère ».

Mon père a expédié fidèlement chaque mois de l'argent à sa première épouse, jusqu'à sa retraite en 1960. Durant toute cette période, il a pris soin de deux familles : sa première famille restée en Chine et son autre à Vancouver. Il n'a jamais manqué à ses obligations.

Larry Wong, Vancouver

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Je me revois, quand j'étais tout jeune, marchant dans les rues du quartier chinois de Victoria où se tenaient beaucoup de vieux Chinois. Ils étaient très heureux de voir des petits enfants chinois, parce qu'ils étaient vraiment loin de leur propre famille. Ils vivaient dans des chambres à plusieurs lits superposés, dans des maisons de pension juste à l'extérieur du quartier chinois. Ma mère avait l'habitude d'aider ces hommes à envoyer des colis à leur famille restée au pays.

J'ai été le premier de ma famille à entrer à l'université. Ma mère n'était pas d'accord. Elle ne croyait pas que la société canadienne non chinoise me donnerait la chance de réussir. Heureusement, l'avenir a prouvé qu'elle avait tort.

Li Jing Lai, Ottawa

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Lorsque j'ai trouvé le nom de mon grand-père dans la base de données de BAC, j'ai pu enfin répondre à la question : qui suis-je? Eh bien, je suis le petit-fils de Wong Wa Dai, qui a immigré au Canada le 28 juin 1912 et vécu à Victoria, en Colombie-Britannique. Il a passé les 50 années suivantes à réunir sa femme et ses enfants ici au Canada – tous ses descendants sont canadiens.

Victor Wong, Toronto

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Je suis une Canadienne chinoise d'ascendance mixte. Ce n'est pas la lignée ancestrale de ma mère, d'origine chinoise de Hong Kong, qui me relie à l'histoire et au patrimoine des débuts de la Colombie-Britannique, mais plutôt celle de mon père.

Mon arrière-grand-père a immigré d'Écosse au Québec dans les années 1880, puis il s'est installé à Vancouver en 1890. Le révérend George Ritchie Maxwell s'est lancé en politique et a participé en 1894 à la fondation du Parti nationaliste, le premier parti travailliste du Canada. Quelques années plus tard, il a été élu député libéral-travailliste dans la circonscription de Burrard, près de Vancouver; en 1896, il est devenu le premier député libéral de Colombie-Britannique.

Comme beaucoup d'autres politiciens durant les premières années de la Colombie-Britannique, il était anti-chinois. Il a même encouragé le premier ministre Wilfrid Laurier à faire passer la taxe d'entrée (1885-1923) de 50 $ à 500 $. J'ai en ma possession des copies de lettres manuscrites échangées à ce propos entre mon arrière-grand-père et le premier ministre Laurier.

Mon arrière-grand-père n'aurait jamais pu imaginer tous les changements et les progrès qui sont arrivés en Colombie-Britannique. Pas plus qu'il n'aurait compris que son petit-fils épouse une Chinoise. C'est drôle de voir comment l'histoire et la vie évoluent.

Judy Maxwell, Vancouver

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Tom Thoon ou Soon Toy est né à Toi San, Guangdong, Chine, en 1906. Il est venu au Canada à l'âge de 15 ans, en 1921, et il a payé la taxe d'entrée de 500 $ imposée à l'époque.

Tom a aimé son pays le Canada, et il a travaillé très fort pour faire vivre sa famille, malgré les nombreuses difficultés qu'il a rencontrées en tant que nouvel immigrant. Il a ouvert son propre restaurant et des épiceries en Saskatchewan et au Manitoba, puis il a pris sa retraite à Winnipeg en 1962.

Tom a été marié à sa bien-aimée Louise Tiu Moi (née Louie) pendant 65 ans. Il était l'exemple même du bon père de famille, entièrement dévoué à sa femme, à ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants. Les membres de sa famille et ses amis respectaient énormément Tom pour sa simplicité, son honnêteté, son intégrité, sa persévérance, et sa façon « Winnie l'Ourson » d'aborder la vie. Il savait apprécier les petits plaisirs de la vie... prendre une marche, faire un pique-nique, pêcher, ou préparer un bon repas pour sa famille et ses amis.

Tom était fier d'être canadien et reconnaissant pour la vie qu'il avait menée dans la « Montagne d'or ». Le plus beau cadeau qu'il nous ait fait est de nous avoir transmis son enthousiasme pour la vie, un cadeau qui nous a tous inspirés à voir plus loin qu'« ici et maintenant ».

Helen Toy (fille de Tom Thoon (Soon) Toy), Ottawa

Helen a aussi mentionné dans son courriel : « Sur son certificat de taxe d'entrée numéro 90782, mon père est inscrit sous le nom de Toy Thoon (Toy Soon) ou Tom Toy. Il a adopté le nom canadien « Tom ». Il y a plusieurs équivalents de « Toy » qui s'écrivent de différentes manières : « Tsoi », « Tsai », « Choy » ou « Choi ». Il s'agit toujours du même nom de famille en chinois. « Toy » reflète la prononciation selon le dialecte chinois de Toi San. Toi San est un district de Guangdong, la province d'origine de mon père ».

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