Les 5 et 6 décembre 2006
Montebello, Québec
Annexe : Synthèses des présentations
Bibliothèque et Archives Canada (BAC), en collaboration avec le Réseau canadien d'information sur le patrimoine (RCIP), l'Institut canadien de l'information scientifique et technique (ICIST), AlouetteCanada et l'Université de l'Alberta, a organisé un sommet national à l'hôtel Fairmont Le Château Montebello à Montebello, au Québec, les 5 et 6 décembre 2006. L'objectif de la réunion était de déterminer les éléments d'une stratégie nationale et les types de collaboration et d'investissement qui permettront de renforcer et de maintenir le patrimoine numérique au Canada. Cent délégués, reflétant un échantillon représentatif d'intervenants issus du monde de l'information, ont participé au sommet.
Susan Haigh de BAC a fait un bref exposé concernant les résultats obtenus au terme des quatre réunions de consultation thématique organisées plus tôt en 2006. Les participants de ces réunions ont étudié comment poursuivre les objectifs ci-après : produire davantage de contenu numérique, de meilleure qualité; faire en sorte que les Canadiens puissent faire le meilleur usage possible de ce contenu; renforcer la capacité du Canada de préserver le contenu de valeur archivistique. Ces objectifs englobaient le patrimoine culturel, ainsi que l'information scientifique et gouvernementale.
Les caractéristiques et principes ci-après ont été présentés en vue de discussion (et étayés dans le document de travail) :
Les participants ont convenu qu'il faut améliorer la liste, car elle ne fait pas ressortir clairement les caractéristiques qui permettraient d'établir une stratégie fondée sur les principes de base.
Dans l'ensemble, les participants appuient les concepts; ils se sont toutefois demandé si la stratégie devrait être définie comme étant « décentralisée » ou « répartie ». D'autres se sont demandé si la stratégie devrait se limiter au contenu numérique produit au Canada ou s'il faut adopter une approche globale, et s'il faut mettre en oeuvre des stratégies différentes selon qu'il s'agit de contenu commercial ou non commercial.
Au terme de la discussion, les participants ont conclu qu'il faut élaborer et diffuser une vision convaincante et une analyse de rentabilité fondées sur les principes, les risques de perte de contenu, les répercussions économiques et d'autres arguments essentiels. Ils ont également convenu que les ententes relatives à la stratégie et la volonté de la faire adopter ne devraient pas précéder l'élaboration et l'adoption du contenu de celle-ci.
Pendant l'atelier de travail, cinq groupes ont discuté de la portée possible d'une stratégie, en s'appuyant sur la liste ci-après :
Pendant la discussion, les participants ont appuyé la plupart de ces éléments, même si certains, comme le libre accès, ont davantage prêté à la controverse.
L'un des groupes a classé les éléments en trois catégories, à savoir la création, la préservation et l'accès. Un autre groupe les a classés dans les cinq catégories suivantes :
Les participants ont souligné la prépondérance de l'accès : même si le mandat de préservation ne se traduit pas forcément par un accès à l'information, le mandat de garantir un accès est étroitement lié à l'exigence de préserver l'information.
L'un des groupes a proposé la vision suivante : « Les Canadiens ont accès à l'ensemble du contenu canadien en ligne, maintenant et dans l'avenir »; un autre groupe a proposé une version canadienne des trois « C » de la Nouvelle-Zélande : « canadien, contenu, collaboration ». L'un des groupes les a classés par ordre d'importance, de 1 à 6 : réseaux de préservation; meilleure gestion des droits; interopérabilité; numériser toute l'information; recherche; libre accès aux documents de l'État et recherche dans les journaux.
Les participants ont conclu qu'il faut définir davantage la signification exacte, les nuances et les répercussions des éléments ci-après :
Toutefois, les participants étaient unanimes sur le fait que l'objectif de la stratégie est de régler les défis de production et de préservation de l'information numérique et de l'accès à celle-ci. Selon les participants, il serait approprié que la stratégie tienne compte du patrimoine culturel et de l'environnement d'information gouvernementale et scientifique, à condition de faire des distinctions si les besoins stratégiques de création, d'accès et de préservation de ces différents domaines divergent.
Les participants ont souligné l'importance du partage du leadership entre les intervenants du secteur public et privé. Le secteur privé est un important catalyseur du changement et de l'activité économique, et produit beaucoup de contenu, tandis que le secteur public joue un rôle prépondérant d'autorité habilitante des politiques, des lois, du financement et de la préservation. Les participants ont convenu que la collaboration intersectorielle est essentielle pour atteindre les objectifs de la stratégie.
Il faut que le message de la stratégie soit clair. Il doit énoncer les possibilités et les risques, dans le but d'obtenir un appui politique et public. Nous ne pouvons pas attendre un « leadership visionnaire » – le communauté de l'information est responsable de sensibiliser l'élite politique. Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher notre vigilance, car comparativement à d'autres pays, nous accusons déjà du retard.
La vision de la stratégie doit être claire et elle doit refléter le caractère unique du Canada (les valeurs, l'histoire, les langues et la culture, la constitution, les circonstances). Elle ne devrait pas se limiter aux intérêts des communautés professionnelles (bibliothèques, archives, musées). Les participants soulignent la valeur de la recherche internationale pour appuyer l'élaboration et l'adoption du développement de la stratégie.
Au terme des discussions, les participants conviennent que l'univers numérique évolue trop rapidement et qu'il est impossible de trouver une « solution unique »; selon eux, il faut se tourner vers des initiatives efficaces et adapter la stratégie à l'évolution de l'environnement numérique. Cet environnement évolue plus rapidement que les politiques publiques ou les connaissances du gouvernement concernant les enjeux et les solutions. Les participants suggèrent que la poursuite des activités se traduise par l'adoption d'approches stratégiques qui, au lieu d'être une stratégie d'information numérique pour le Canada, soit davantage une stratégie pour un Canada numérique.
Les ateliers de travail étaient organisés par thème. Chaque thème, à savoir la conversion, la préservation et l'accès, était débattu par deux groupes. Chaque groupe devait discuter et proposer des activités principales qui permettraient de faire progresser le thème discuté.
L'un des groupes a étudié comment les fournisseurs de contenu commercial pourraient participer à la stratégie, tout en obtenant un rendement économique, et a suggéré qu'un mécanisme d'accès partagé pourrait favoriser l'accès universel au contenu, sous une forme et à un coût appropriés au produit et au consommateur. Par exemple, les utilisateurs incapables à lire les imprimés pourraient obtenir un droit d'accès aux versions numériques directement dans Internet, afin de répondre à leurs besoins d'accessibilité.
Selon les participants, pour mobiliser la production du contenu, il faut :
Les participants font valoir que pour l'information numérique, le cycle de préservation débute à la création. La préservation est une responsabilité partagée et est essentielle à l'accès. Les participants font remarquer qu'il faut préserver un volume important et étendu de contenu contemporain, afin de prévoir les utilisations futures imprévues. Ils suggèrent d'abord de veiller à préserver le contenu officiel avant le contenu officieux publié dans Internet. Ils font référence à la stratégie sur le contenu réalisée par la Nouvelle-Zélande et proposent de mener une étude.
L'un des groupes a proposé quatre activités principales :
Le deuxième groupe a également préconisé quatre mesures :
Au terme des discussions, l'un des groupes était en désaccord avec l'objectif de libre accès, mais convenait du concept de « maximiser l'accès » (c.-à-d., qu'il n'est pas nécessaire que l'accès soit ouvert et libre pour être utile à la société). Le deuxième groupe a également convenu que l'accès signifie la volonté de rendre autant de contenu que possible disponible aux utilisateurs, à titre de bien public. Les deux groupes pensent toutefois qu'il faut respecter l'entreprise privée, trouver des modèles économiques durables, et intégrer les droits de propriété intellectuelle dans ces modèles.
L'un des groupes a fait remarquer que seule une partie de la population a accès à Internet, ou à Internet haute vitesse.
Ensemble, les groupes ont cerné quatre domaines essentiels auxquels il faut immédiatement donner suite :
L'animateur a dressé une liste des sujets ayant recueilli l'unanimité, entre autres :
La discussion concernant les activités s'est transformée en discussion sur les étapes suivantes. Les participants ont dressé une liste des mesures à prendre immédiatement par les divers intervenants, entre autres :
Pour les bibliothèques, les archives et les musées
Pour les éditeurs
Pour les gouvernements
Pour le gouvernement fédéral
Pour les facultés des bibliothèques, des musées, des archives et l'étude de l'information
Pour Bibliothèque et Archives Canada
Ian E. Wilson remercie les organisateurs et les participants, et se dit impressionné par la contribution et l'engagement des délégués. Il constate que les délégués partagent le même objectif : l'objectif de la stratégie est que le Canada devienne entièrement et véritablement une société numérique. Il précise quelques notions importantes concernant la stratégie : elle doit être flexible, répartie et ascendante. En outre, il faut trouver un équilibre novateur, à l'échelle canadienne, entre les intérêts des créateurs et des utilisateurs et la stratégie doit se pencher sur les obstacles liés à une société numérique accessible à tous. En reconnaissant l'importance de la collaboration, il encourage les participants à réfléchir à la façon dont ils pourraient contribuer à la stratégie, à titre de membre d'un groupe consultatif, de responsable d'une initiative, en formulant des commentaires à l'égard de la stratégie au fur et à mesure qu'elle évolue, ou à titre de défenseur de la stratégie au sein d'un groupe d'intervenants.
Lise Bissonnette, présidente-directrice générale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Dans son exposé, Mme Bissonnette [PDF 5,956 KoB] a décrit le mandat de BanQ et son rôle de coordination dans l'élaboration d'une stratégie de numérisation pour l'ensemble du Québec. La stratégie du Québec est toujours en cours d'élaboration. Elle met l'accent sur une approche intégrée à l'égard de la numérisation, à partir de la création jusqu'à l'accès. L'une des réalisations majeures de la BanQ est son portail Internet, lancé en 2005, qui donne accès à des millions de documents numérisés à l'aide d'un outil de recherche fédérée. Elle a présenté une liste sommaire des éléments de la stratégie :
- Élaborer une politique pour la numérisation de tous les documents patrimoniaux du Québec.
- Collaborer avec le réseau francophone des bibliothèques nationales numériques à l'élaboration d'une bibliothèque numérique pour les utilisateurs francophones, en complément à la bibliothèque virtuelle européenne.
- Créer un inventaire des projets de numérisation au Québec.
- Affirmer l'unicité du Québec dans le cadre de la Stratégie canadienne sur l'information numérique (SCIN) et veiller à ce que la BAnQ possède les outils nécessaires pour y participer activement.
- Travailler à l'élaboration et à la compatibilité des normes.
Mme Bissonnette a déclaré que les preuves matérielles et physiques, c.-à-d. un édifice en bonne et due forme, ont été importantes pour obtenir du soutien et de la visibilité à l'égard de la stratégie. Pour de plus amples renseignements concernant la stratégie du Québec, consultez le site Web de BAnQ, à l'adresse : www.banq.qc.ca
Michael Geist, professeur, Chaire de recherche du Canada sur le droit d'Internet et du commerce électronique, Faculté de droit, Université d'Ottawa
L'exposé de M. Geist [PDF 14,904 Ko] a mis l'accent sur trois thèmes - 1) la connectivité, 2) le droit d'auteur, 3) le contenu et la culture en 1996, 2006 et 2016. Il a fait valoir que les concepts du rapport publié par le Comité consultatif sur l'autoroute de l'information (CCAI) s'appliquent toujours à ce jour, mais qu'ils sont inadéquats pour 2006 parce que personne ne pouvait s'imaginer, en 1996, à quoi ressemblerait la vie aujourd'hui. En 2006, les avancées technologiques transforment Internet et la culture, ainsi que notre façon de communiquer. L'utilisation des ordinateurs à des fins sociales a explosé et tout un chacun crée et partage du contenu en ligne à l'aide de carnets Web, de MySpace, de l'outil Creative Archive de la BBC, de Flikr et de Wikipedia, entre autres.
La numérisation est un procédé couramment utilisé dans tous les médias : l'impression, la télévision, le cinéma, la radio, la musique et l'éducation, et M. Giest veut connaître notre stratégie. Voici sa vision pour 2016 à l'égard des trois thèmes susmentionnés :
- La connectivité – large bande pour tous, WIFI communautaire et neutralité des réseaux.
- Le droit d'auteur – utilisation équitable, mesures techniques de protection liées au droit d'auteur, l'échéance du droit d'auteur reste la même, à savoir la date du décès plus 50 ans.
- Le contenu et la culture – créer une bibliothèque numérique nationale (intégrer tout le contenu, dont une partie est accessible gratuitement), aucun droit d'auteur de la Couronne, le libre accès est favorisé par des agences de financement fédéral et des radiodiffuseurs publics, et des politiques gouvernementales font la promotion de l'accès.
M. Geist a conclu en disant que c'est le Canada qui décide de son futur numérique et qu'il faut faire des choix avertis.
William LeFurgy, programme national d'infrastructure et de préservation de l'information numérique, Library of Congress, États-Unis
Dans son exposé, M. LeFurgy [PDF 1,176 Ko] a décrit le programme national d'infrastructure et de préservation de l'information numérique (NDIIPP) des États-Unis. En 2000, le gouvernement américain a octroyé 175 million (une partie à frais partagés) à la Library of Congress (LC) pour étudier des approches visant à faire des investissements ciblés dans l'élaboration d'une stratégie nationale de préservation de contenu numérique essentiel à risque et collaborer avec d'autres intervenants pour mettre la stratégie à l'essai, l'améliorer et la mettre en œuvre.
Le NDIIPP vise à :
- Dresser la liste du contenu numérique à risque et à le préserver.
- Mettre en œuvre une approche nationale de collecte et de préservation du contenu numérique et d'accès à celui-ci.
- Appuyer l'élaboration de meilleurs outils, modèles et procédés de préservation numérique.
- Collaborer avec l'industrie, les agences gouvernementales, les universités et d'autres intervenants.
- Présenter un rapport au Congrès en 2010 sur les résultats et formuler des recommandations concernant la poursuite du travail.
Les résultats stratégiques attendus du NDIIPP sont :
- L'élaboration d'une collection nationale à contenu numérique.
- L'élaboration d'un réseau national d'administration du contenu numérique, avec des rôles institutionnels variables à l'égard de l'administration du contenu.
- Élaborer une infrastructure technique en réseau.
- Élaborer un modèle de gestion durable de préservation numérique.
- Élaborer un calendrier de politiques publiques.
Selon M. LeFurgy, le respect des pratiques locales a été la clé pour garantir la réussite de la stratégie tout en ayant mis en place une structure globale pour coordonner les activités, qui génère des approches utiles. Pour de plus amples renseignements concernant le NDIIP, consultez l'adresse : www.digitalpreservation.gov
Penny Carnaby, Bibliothécaire nationale et Administrateur général, Bibliothèque nationale de la Nouvelle-Zélande
Dans son exposé, présenté par vidéoconférence, Mme Carnaby a décrit l'élaboration de la stratégie numérique globale de la Nouvelle-Zélande. L'objectif de la stratégie est de créer un futur numérique pour tous les Néo-Zélandais, fondé sur le pouvoir de l'information et la technologie de communication, afin d'améliorer tous les aspects de leur vie. Le cadre stratégique s'appuie sur les « trois C » :
- Le contenu - libérer le contenu numérique de la Nouvelle-Zélande et offrir à tous les Néo-Zélandais un accès continu et facile à l'information qui revêt de l'importance pour leur vie, leurs entreprises et leur identité culturelle. L'élaboration de la stratégie sur le contenu était dirigée par la Bibliothèque nationale de la Nouvelle-Zélande et un document de travail a été produit afin d'obtenir les commentaires du public. La stratégie sur le contenu définit trois types de contenu : officiel, officieux et commercial.
- La confiance et la capacité – fournir à tous les Néo-Zélandais les compétences numériques et la confiance nécessaires pour trouver et utiliser l'information dont ils ont besoin et veiller à ce que les télécommunications et l'accès à Internet en Nouvelle-Zélande soient fiables et sécuritaires.
- La connexion – établir un accès abordable à l'infrastructure d'information et de communication, et à leur utilisation, comme les réseaux de télécommunications, les ordinateurs et les téléphones cellulaires.
L'élaboration et la progression de la stratégie néo-zélandaise ont été couronnées de succès, grâce à l'appui politique et à l'investissement de sommes importantes provenant du gouvernement. L'ébauche de la stratégie a été publiée pour commentaires à l'adresse www.digitalstrategy.govt.nz
Mike D'Abramo, directeur des comptes, Youthography « La culture en transition : comprendre la jeunesse canadienne et sa façon d'interagir avec sa culture »
Dans son exposé, M. D'Abramo [PDF 1,124 Ko] étudie les nouvelles façons d'interagir des Canadiens âgés de moins de 30 ans avec leur culture. La jeunesse d'aujourd'hui comprend et utilise la technologie et elle leur sert de catalyseur. M. D'Abramo a expliqué qu'Internet et la culture numérique ont tout changé et que les consommateurs ont maintenant le pouvoir de décider quand et comment ils interagissent avec les médias; la création de la culture s'appuie de plus en plus sur un modèle ascendant. Ils partagent, créent et archivent tout, tout le temps. Les jeunes s'adaptent facilement aux changements technologiques et de format médiatique constants et fréquents et s'attendent à ce que tous les médias soient interexploitables. L'accès au contenu est roi. De plus en plus, tout est accessible, ou du moins on part du principe que tout l'est. En conséquence, les fournisseurs de contenu doivent devenir des modérateurs de ce même contenu et y ajouter de la valeur, car les consommateurs ne sont plus tenus de se tourner vers une seule source pour combler leurs besoins en information. M. D'Abramo a suggéré que la tendance prépondérante de l'avenir est que nous vivrons de plus en plus notre vie en ligne et que les limites claires de certains domaines deviendront floues : consommateur-éditeur, archiviste-distributeur, école-maison, commercialisation-culture ou entreprise-art, entre autres. De plus, pour la première fois, nous disposerons d'un système de prestation unique pour toute la culture et toute la communication.
AlouetteCanada - Brian Bell
AlouetteCanada est un nouveau service national de coopération multitype qui a pour objectif de fournir un ensemble d'outils de numérisation, un service de recherche et de découverte, et un portail interactif pour aider les Canadiens à trouver, à utiliser, à partager et à développer le contenu. Ses principes fondamentaux sont de renforcer les fournisseurs de service et agrégateurs provinciaux et nationaux déjà en place et de faire la promotion du « marquage local », et de l'améliorer, pour chaque contributeur et partenaire. Sa première année d'exploitation est financée par l'Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC). Un prototype de 50 000 dossiers, récoltés dans des bases de données de partenaires, a été élaboré. www.AlouetteCanada.ca
Saskatchewan Digital Alliance - Elgin Bunston
La vision de cette alliance de numérisation provinciale est d'élaborer un locus de connaissances et de soutien qui permet au public de trouver, de repérer et d'utiliser les connaissances et l'information concernant la Saskatchewan, créées dans le cadre d'initiatives de numérisation de la Saskatchewan, réalisées en collaboration avec d'autres intervenants. L'alliance relève du Multitype Library Board de la Saskatchewan dont les orientations stratégiques visent à « augmenter l'accès au contenu, y compris l'information numérisée; élargir les partenariats multitypes et renforcer la capacité des partenaires ». L'alliance est fidèle à la stratégie nationale qui vise à encourager les programmes de numérisation multisectoriels qui produisent des ressources ouvertes interexploitables. www.lib.sk.ca
Synergies - Guylaine Beaudry
Synergies est le réseau d'information canadien de recherche en sciences sociales et humaines. Synergies est une infrastructure novatrice visant à appuyer la production, la préservation et la diffusion de recherches et de bourses, y compris de journaux, de procédures, de thèses et de données. Synergies diffuse les connaissances du Canada, acquises à l'aide de recherches, au monde grâce au libre-accès, chaque fois que cela est possible. Les objectifs de Synergies en matière de libre-accès : offrir gratuitement au monde un accès aux recherches réalisées en sciences sociales et humaines, avec l'accord des auteurs ou des éditeurs; favoriser la recherche à tous les niveaux d'enseignement, dans les régions éloignées, et pour les chercheurs qui ne sont pas affiliés à une université; et démocratiser les connaissances, dans le but de bien informer les citoyens. Les concepteurs du projet espèrent obtenir une somme importante de financement de la part de la Fondation canadienne pour l'innovation au début de l'année 2007. Il s'agit d'un réseau modèle de collaboration entre réseaux. www.synergies.umontreal.ca
Gibson Library Connections (GLC) : Une approche de collaboration publique-privée en matière de contenu numérique - Bob Gibson
GLC a lancé la Canadian Electronic Library en 2005. Elle comprend trois collections : la collection des politiques officielles du Canada (Canadian Public Policy Collection (CPPC)), la collection des chercheurs canadiens du domaine de la santé (Canadian Health Research Collection) et la collection des éditeurs canadiens (Canadian Publishers Collection). Avec la permission ou après avoir obtenu une licence des éditeurs, la GLC agrège les titres choisis, en vue de les inclure au service. GLC s'occupe de l'assemblage, du catalogage et de l'organisation de la collection dans la plateforme ebrary, et offre la collection ainsi créée aux clients de sa bibliothèque, y compris les dossiers MARC complets pour chaque titre. Ce modèle pourrait être appliqué à d'autres collaborations entre institutions. Par exemple, la Bibliothèque de l'Assemblée législative de l'Ontario possède un programme de collecte de données dans Internet pour les publications du gouvernement de l'Ontario. L'ensemble des données est mis à la disposition du public dans le catalogue public en ligne. Avec de la coordination, la même approche pourrait être développée pour d'autres provinces ou territoires, afin qu'ils puissent se pencher sur le problème de la préservation des documents numériques gouvernementaux. Pour le contenu commercial, le modèle peut satisfaire aux intérêts de toutes les parties : en effet, il donne un accès public gratuit aux collections numériques, il s'agit d'un modèle à prix abordable pour les bibliothèques, d'un modèle opérationnel viable pour le fournisseur de service, d'une source de revenu pour les éditeurs et de redevances pour les auteurs. www.gibsonlibraryconnections.ca
CANARIE : répercussions liées aux énormes données scientifiques - Walter Stewart
De plus en plus, la recherche scientifique génère le partage de volumes énormes de données au niveau international et interdisciplinaire. Par exemple, au Canada, les physiciens qui participent à ATLAS travaillent avec 3 pétabits de données brutes et 1 pétabit de données secondaires par an, provenant du grand collisionneur hadronique à Genève. Des projets comme le NEPTUNE collectent 300 Gb de données d'observation du plancher océanique par jour. Non seulement a-t-on besoin de réseaux de capacité élevée, mais également d'investissements pour répondre aux nombreux enjeux associés aux gros volumes de données, y compris : l'organisation des données, la qualité du contenu et des données, les modèles et les caractéristiques d'accès, le modèle de données correspondantes au matériel, le catalogage et la recherche, la migration des données, le téléchargement et la médiation. www.canarie.ca
ICIST : L'infostructure scientifique du Canada (ISC) - Bernard Dumouchel
L'ISC est un réseau national d'information et d'infrastructure visant à fournir un accès facile et continu au contenu scientifique, médical et technique, en format numérique plein texte, aux Canadiens, peu importe leur lieu de résidence ou leur affiliation. L'ISC consiste en une infothèque, une infrastructure, des services et des outils. L'ISC sera mis en œuvre à l'aide de collaborations et de partenariats avec des intervenants de la communauté des bibliothèques et de l'information du Canada. L'ISC est la contribution de l'ICIST à un réseau de répertoires numériques réparti au niveau national. http://cisti-icist.nrc-cnrc.gc.ca
Réseau canadien d'information sur le patrimoine (RCIP) - Éric Poirier
La mission du RCIP est de fournir de l'expertise et des services professionnels pour aider 1 200 musées d'un océan à l'autre du Canada à connecter les Canadiens et le monde avec le patrimoine canadien à l'aide de technologies novatrices. Actuellement, il fournit de l'information à l'égard de divers sujets, y compris la numérisation, la gestion des collections, les normes sur les données ou les métadonnées et les pratiques exemplaires. Le RCIP donne également accès à des ressources culturelles, y compris 500 000 images par l'entremise du Musée virtuel Canada (MVC). Les biens numériques du MVC sont également conçus pour être réutilisés à des fins éducatives, grâce au Centre des enseignants, et favorise l'interaction entre les étudiants et les objets d'apprentissage, à l'aide de carnets Web et de wikis, entre autres, dans le nouvel environnement d'apprentissage en collaboration intitulé Agora. Le RCIP développe également l'Infothèque numérique des musées canadiens. www.chin.gc.ca
« Un visage, un nom » - Ed Atkinson
Le Nunavut n'a pas accès à Internet haute vitesse et la plupart de ses habitants ne possèdent pas d'ordinateur ou d'accès à Internet. Des initiatives d'archivage et de numérisation de photographies, de documents et de documents audiovisuels sont en cours. L'une de ces initiatives s'intitule Un visage, un nom. L'initiative Un visage, un nom vise à trouver le nom des Inuits représentés dans certaines collections photographiques de Bibliothèque et Archives Canada. Il s'agit d'un projet permanent, qui aide les jeunes du Nunavut à établir des liens avec les aînés de leurs collectivités et à mieux comprendre leur passé. Il contribue aussi à combler l'écart culturel et la distance géographique entre le Nunavut et les régions du Sud du Canada. Le site Web et la base de données sont compatibles avec l'écriture syllabique inuktitut.www.collectionscanada.gc.ca/inuit