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ARCHIVÉE - Codex canadensis

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À propos du manuscrit

La page 37 présente ensemble une loutre, un castor et deux espèces de phoques. L'auteur les donne pour amphibies, presque poissons, car ils vivent dans l'eau.

La section sur les oiseaux semble celle qui a particulièrement retenu l'attention de notre auteur. La page 41 est l'une des plus belles du Codex, l'auteur ayant coloré en jaune, rouge ou bleu les oiseaux correspondants. Les oiseaux de proie, page 49 et suivantes, l'ont particulièrement intéressé. Il faut dire qu'en Europe, rois et nobles pratiquent encore souvent la fauconnerie.

En page 55, l'auteur a réuni ce qu'on appelait alors des monstres, c'est-à-dire des êtres dignes d'être montrés : un homme marin, une grenouille à queue « fort venimeuse », une luciole et une grenouille-taureau, le ouaouaron de notre enfance, qui se fait entendre à « deux lieues » à la ronde.

La section sur les poissons ne distingue pas les mammifères marins, telle la baleine, des autres poissons. Tout ce qui vit dans l'eau est poisson. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour qu'on établisse cette distinction. On notera en page 65 la représentation d'un bien nommé « requiem », puisqu'il s'agit d'un requin.

Pour la suite, on a l'impression que l'auteur a rempli ces quelques pages afin d'achever son manuscrit. Ainsi trouve-t-on, à partir de la page 67, le « vaisseau » de Jacques Cartier et son portrait ainsi que celui, sinon de sa femme comme on l'a prétendu, mais d'une figure religieuse ou symbolique (page 68), d'un canon (page 69) et de quelques autres animaux familiers en Europe, y compris un chat et un chien (page 74).