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ARCHIVÉE - La bande dessinée québécoise

Au Canada, la BD d'expression française s'est concentrée principalement au Québec, mais quelques albums et revues ont été publiés dans les autres provinces ayant une population francophone, notamment en Ontario et au Manitoba. Un fanzine1 a même paru au Nouveau-Brunswick, et on a pu lire quotidiennement une bande dans un journal du Yukon. Il s'agit cependant de manifestations isolées, voire exceptionnelles.

Le Québec est de loin le principal producteur de bandes dessinées en langue française, bien que le gouvernement fédéral publie plusieurs bandes dessinées dans les deux langues officielles pour les distribuer gratuitement dans tout le pays. De trente à cinquante albums paraissent chaque année au Québec. Les magazines d'humour consacrent un nombre important de leurs pages à la bande dessinée québécoise. De plus, quelques BD locales paraissent dans des revues et des quotidiens, sans compter la multitude de fanzines que l'on retrouve sur les rayons des librairies spécialisées.

Jusqu'à tout récemment, trois grands centres urbains (Montréal, Québec et Sherbrooke) se partageaient la majorité des activités relatives à la bande dessinée, tels l'édition, l'organisation de salons ou d'expositions, les regroupements d'auteurs et l'enseignement de la BD. Depuis la fin des années 1990, la région de Gatineau fait également montre d'une certaine effervescence, si bien qu'on peut maintenant parler de quatre foyers principaux de la bande dessinée québécoise. Par ailleurs, on trouve aussi des fanzines aux quatre coins de la province, entre autres à Rimouski, à Trois-Rivières et même en Abitibi.

Un patrimoine ignoré

La bande dessinée québécoise, que l'on désigne souvent au moyen du sigle BDQ, a une très longue tradition derrière elle. Contrairement à une opinion largement répandue, elle n'est pas née au cours des années 1970. Déjà, au XIXe siècle, on trouvait des bandes dessinées muettes ou légendées2 dans les journaux satiriques. Puis, tout au début du XXe siècle (dès 1904), on a pu lire des bandes dessinées à phylactères3 dans les grands quotidiens montréalais. À cette époque, des « pionniers de la bulle » travaillaient à ériger l'un des arts les plus populaires du siècle. Tout au long des décennies suivantes, la BDQ s'est développée et s'est enrichie de récits historiques, drôles ou chevaleresques, de récits d'aventures et de science-fiction. La BDQ est pourvue d'un patrimoine riche, qui demeure toutefois méconnu du public.

Depuis les années 1970, des chercheurs se penchent sur des aspects de l'histoire de la bande dessinée québécoise. Bien que des articles et des ouvrages traitent de ce sujet, l'histoire globale de la BDQ reste encore à écrire. Cependant, son histoire est étroitement liée à celle du Québec. À travers l'histoire de la BDQ, c'est toute l'histoire du Québec moderne qui défile : de l'urbanisation à la mondialisation, en passant par la « grande noirceur », la Révolution tranquille, la montée du nationalisme québécois et la récession économique.

Le bref historique de la bande dessinée québécoise que vous allez lire est divisé en sept parties : « Les journaux satiriques du XIXe siècle », « La grande presse », « La bande dessinée de la 'grande noirceur' », « 'Le printemps de la bande dessinée québécoise' », « La percée du marché québécois », « Les groupes et les créateurs » et « L'édition de bandes dessinées ». Chacune de ces parties couvre une période distincte de l'évolution de la BDQ. Toutefois, « La grande presse » et « La BD de la 'grande noirceur' » abordent des aspects différents de la même période (1919-1965). C'est à cette époque que sont parus les premiers périodiques de bandes dessinées et, même si le contexte social était identique, leur développement s'est fait indépendamment de celui des bandes publiées par les journaux. Par la suite, les bandes dessinées québécoises se sont faites plus rares dans les journaux, et leur histoire s'est fondue à celle des périodiques.



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