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ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

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Vers la Confédération

Incidence de la guerre de Sécession

Les Noirs, l'antiesclavagisme et le « chemin de fer » clandestin

Les esclaves noirs sont amenés au Canada dès 1608. En 1759, on en compte plus de 1000 en Nouvelle-France. Lorsque cette dernière est cédée à l'Angleterre en 1763, de nombreux Loyalistes immigrent des États-Unis au Canada avec leurs esclaves. Toutefois, la plupart des esclaves qui s'établissent en Nouvelle-Écosse après la Révolution américaine sont libres. Au mois d'août 1834, l'esclavage est aboli à travers tout l'Empire britannique, y compris les colonies britanniques de l'Amérique du Nord. Au déclenchement de la guerre de Sécession, même si les allégeances des colonies britanniques de l'Amérique du Nord ne sont pas nécessairement en faveur du Nord, elles étaient clairement antiesclavagistes.

Je m'en vais au Canada
Cette contrée froide et lointaine
Les pénibles effets de l'esclavage
Je ne peux plus les supporter --
Adieu mon maître,
Ne me cherche pas.
Je m'en vais au Canada
Où les hommes de couleur sont libres.

Traduction d'une version de la chanson « The Free Slave » de l'abolitionniste américain George W. Clark

Ici, l'esclave a trouvé la liberté. Avant la guerre de Sécession (1861-1865), Windsor avait été un important débarcadaire du « chemin de fer » clandestin. Échappant à l'esclavage, des milliers de fugitifs venus du Sud, hommes, femmes et enfants, arrivèrent au Canada près de cet endroit, et trouvèrent l'amitié, la liberté et la protection du drapeau britannique.

(Traduction libre d'une plaque commémorative qui se trouve à Windsor [Ontario]

Le Canada ne fait pas que vivre en harmonie avec les Noirs. Au coeur de notre longue bataille pour la liberté, il fut celui qui nous guida dans les ténèbres.

(Traduction libre d'un discours de Martin Luther King fils., CBC Massey Lectures, 1967)

Le « chemin de fer » clandestin est un réseau de maisons sûres et de personnes souhaitant aider les esclaves évadés à atteindre les États libres au nord des États-Unis et au Canada. Il tient ses opérations de 1840 à 1860 environ. Il est fort achalandé après l'adoption en 1850 du Fugitive Slave Act qui permet aux chasseurs d'esclaves de poursuivre les fugitifs jusqu'en terres libres. On estime à 30 000 le nombre de Noirs qui atteignent le Canada par ce réseau. Son « conducteur » le plus célèbre s'appelle Harriet Tubman.

Source

Deux journaux noirs sont publiés au Canada : le Voice of the Fugitive et le Provincial Freeman. Ils s'en prennent au racisme, créent un climat rassurant pour la communauté noire et apportent de précieux conseils.

Le célèbre abolitionniste américain John Brown visite le Canada en 1858. Il choisit Chatham dans le Canada-Ouest pour s'établir en toute sûreté, élaborer sa stratégie, rédiger une constitution pour le gouvernement provisoire qu'il avait imaginé et rallier les gens en faveur de l'abolition de l'esclavage.

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