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ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

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Provinces et territoires

Termes-clés

Les Béothuks

Les Béothuks habitaient Terre-Neuve à l'époque de l'arrivée de Jean Cabot. On croit qu'ils sont les descendants d'Amérindiens de la période récente qui sont venus dans l'île autour de l'an 50 avant J.-C., et plus particulièrement d'un groupe qui aurait fait partie du complexe de Little Passage. Ils occupent les côtes du nord-est et du sud de l'île. Au début, ils pêchent dans les eaux riveraines et chassent les oiseaux ainsi que les mammifères marins. Plus tard, à mesure qu'ils sont repoussés vers l'arrière-pays, ils doivent cueillir des plantes et chasser des animaux pour subsister. Ils se distinguent par l'usage qu'ils font d'une ocre rouge pour se peindre le corps et décorer leurs biens, ce qui leur vaudra le sobriquet de « Peaux rouges ».

Les ancêtres des Béothuks, parmi ceux qu'on décrit dans les récits scandinaves comme les « Skraelings », ont des contacts intermittents avec les Vikings au cours des premières années du XIe siècle. Le premier contact entre les Béothuks et les explorateurs a probablement eu lieu au début des années 1500. Bien qu'une certaine forme de commerce soit pratiquée avec les Européens qui fréquentent l'île au cours de la saison de pêche, les Béothuks ont tendance à éviter le contact prolongé avec ces derniers. Ils préfèrent fouiller les camps de pêche saisonniers pour trouver des articles et des débris laissés par les pêcheurs.

Un ensemble de facteurs mèneront à la disparition des Béothuks de Terre-Neuve. Les affrontements avec les Européens et d'autres groupes d'Autochtones dans la région de l'Atlantique font chuter leur nombre. Le contact avec les Européens fait également en sorte que des maladies contre lesquelles les Béothuks n'ont aucun moyen de défense se propagent. À mesure que la population de l'île augmente, le territoire des Béothuks rapetisse. Ils sont obligés de se replier à l'intérieur des terres, dans de plus petites régions offrant moins de ressources. N'ayant jamais été très grande, la population diminue rapidement; au début des années 1800, elle franchit le point de non-retour. Les efforts déployés par la population européenne pour communiquer avec les derniers des Béothuks sont vains. La dernière représentante connue des Béothuks, Shawnadithit, qu'on capture en 1824 dans l'espoir de la former comme interprète, s'éteint en 1829 à l'âge approximatif de 23 ans.

Sources

The Atlantic region to Confederation : a history.  --  Sous la direction de P. A. Buckner et J. G. Reid.  --  Fredericton [N.-B.] : Acadiensis Press, 1994.  --  491 p.

Howley, James P.  --  The Beothuks, or Red Indians : the Aboriginal inhabitants of Newfoundland.  --  New York : AMS Press, 1979.  --  348 p.

Lehr, Genevieve.  --  « Beothuk ».  --  Encyclopedia of Newfoundland and Labrador.  --  Sous la direction de Joseph R. Smallwood.  --  St. John's (T.-N.) : Newfoundland Book Publishers Ltd., 1967.  --  Vol. 1, p. 179-181.

Marshall, Ingeborg.  --  A history and ethnography of the Beothuk.  --  Montréal : McGill-Queen's University Press, 1996.  --  640 p.

Tuck, James A.  --  « Beothuk ».  --  The Canadian encyclopedia : year 2000 edition.  --  Sous la direction de James H. Marsh.  --  3e édition sur papier.  --  Toronto : McClelland & Stewart, 1999.  --  P. 224.