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ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

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Termes-clés

Le scandale du Pacifique

En avril 1873 éclate « le scandale du Pacifique » : le gouvernement de sir John A. Macdonald est accusé d'avoir accepté des fonds illicites de sir Hugh Allan, lequel s'est vu accorder en retour le lucratif contrat de construction du chemin de fer transcontinental, le Canadien Pacifique. Les députés de l'opposition divulguent cette entente et en fournissent la preuve; celle-ci paraît dans tous les journaux du Canada.

La correspondance d'Allan révèle que lui et ses partenaires américains ont tenté d'influencer tout un éventail de personnalités publiques, parmi lesquelles figurent des journalistes et des politiciens. Au cours de la campagne électorale de 1872, d'importantes sommes ont été versées à des hommes comme George-Étienne Cartier et Hector-Louis Langevin. Un télégramme de Macdonald à John J. C. Abbott, le conseiller juridique d'Allan, a constitué la preuve la plus sensationnelle de ce scandale. On peut y lire : « Il me faut un autre montant de dix mille; ce sera ma dernière demande; ne me décevez pas; répondez aujourd'hui. »

Macdonald emploie plusieurs tactiques dilatoires afin d'éviter les conséquences politiques d'un scandale, mais il ne réussit pas à esquiver les réactions du public, ni les attaques acharnées de l'opposition. Le caricaturiste politique J. W. Bengough publie alors de mordantes illustrations grâce auxquelles il restera connu.

Pour examiner l'affaire, une commission royale est créée en août 1873. En novembre, le gouvernement de Macdonald doit démissionner. Suit une élection générale, et Macdonald conserve malgré tout son siège au Parlement. Bien des protagonistes de ce scandale ne souffriront pas longtemps des conséquences. Le parti de Macdonald reprend le pouvoir en 1878, et lui-même occupe les fonctions de premier ministre jusqu'à sa mort, en 1891. Et c'est John Abbott qui lui succédera.