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ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

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Personnalités

Sir George-Étienne Cartier

Photo : Sir George-Étienne Cartier, après 1882 / Montréal (Québec)

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Sir George-Étienne Cartier, après 1882 / Montréal (Québec).

(6 septembre 1814 - 20 mai 1873)

George-Étienne Cartier est l'un des politiciens les plus influents de sa génération. Il est copremier ministre du Canada-Uni avec John A. Macdonald. Il participe aux conférences de Charlottetown, de Québec et de Londres. Il est de ceux qui encouragent et défendent le plus ardemment le projet de confédération. En tant qu'un des principaux responsables de la création de la Confédération canadienne, George-Étienne Cartier mérite pleinement le titre de Père de la Confédération.

Admis au Barreau du Bas-Canada en 1835, la première partie de la vie publique de George-Étienne Cartier est associée à la cause des Patriotes. En 1834, il travaille à l'élection de Louis-Joseph Papineau et de Robert Nelson. Il est également membre des Fils de la Liberté et, lors de la rébellion de 1837, il participe à la bataille de Saint-Denis (22 novembre). Après un bref exil aux États-Unis, il revient au Bas-Canada et pratique le droit de 1839 à 1848. Il compte parmi ses clients les Sulpiciens et la Grand Trunk. C'est en effet George-Étienne Cartier qui, en 1852, présente au Parlement du Canada-Uni le projet de loi visant à créer la Grand Trunk Railway Company of Canada.

George-Étienne Cartier fait son entrée en politique en 1848, alors qu'il est élu à l'Assemblée législative du Canada-Uni comme représentant de la circonscription de Verchères. C'est en 1854 qu'il entre au Cabinet en devenant secrétaire provincial pour le Canada-Est. Lorsque Étienne-Paschal Taché abandonne la vie politique, George-Étienne Cartier le remplace pour former le gouvernement avec John A. Macdonald, de 1857 à 1858, puis de 1858 à 1862. À la suite du départ de Sir Louis-Hippolyte La Fontaine et du retrait d'Étienne-Paschal Taché de la vie politique, George-Étienne Cartier devient le politicien le plus influent du Canada-Est.

Suivant la tradition intellectuelle de Sir Louis-Hippolyte La Fontaine, George-Étienne Cartier est d'accord avec l'Acte d'Union, mais à partir de 1858, il milite activement en faveur d'un projet de fédération des provinces de l'Amérique du Nord. À cette fin, il se rend à Londres avec Alexander Tilloch Galt et John Ross afin de tenter de convaincre la reine Victoria du bien-fondé de ce plan.

L'instabilité ministérielle du Canada-Uni atteint son paroxysme durant cette période, alors qu'il y a six gouvernements en six ans. C'est pour pallier cette situation et mettre en branle de véritables démarches menant à la Confédération que George-Étienne Cartier se joint à la Grande Coalition de 1864.

Le 1er juillet 1867, George-Étienne Cartier entre dans le premier gouvernement de John A. Macdonald à titre de ministre de la Milice et de la Défense. Comme le permet la loi à cette époque, il se présente également aux élections provinciales et se fait élire dans le gouvernement de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau. Défait aux élections fédérales de 1872 dans Montréal-Est, on le parachute dans la circonscription de Provencher, au Manitoba. Il ne verra jamais sa circonscription.

George-Étienne Cartier est responsable des négociations entre le gouvernement canadien, le gouvernement britannique et la Compagnie de la Baie d'Hudson en ce qui concerne l'achat de la Terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest. C'est aussi lui qui négocie avec monseigneur Taché la création de la province du Manitoba. Puis il est fort actif dans les négociations menant à l'entrée de la Colombie-Britannique dans la Confédération. On lui doit enfin la présentation, en 1872, du projet de loi sur la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique.

Après sa défaite dans Montréal-Est en 1872, George-Étienne Cartier s'embarque pour Londres afin d'aller y faire soigner une néphrite chronique dont il souffre depuis quelques années. Son état de santé ne s'améliore pas et il meurt à Londres à 58 ans.

Lorsqu'il annonce la nouvelle de la mort de Cartier à la Chambre des communes, John A. Macdonald, son allié politique depuis près de 20 ans, ne peut s'empêcher de fondre en larmes. Les funérailles de George-Étienne Cartier attirent à Montréal une foule comme la ville n'en avait jamais connu auparavant.

Sources

Bonenfant, J.-C. -- « Cartier, Sir George-Étienne ». -- Dictionnaire biographique du Canada. -- Vol. X. -- [Québec] : Presses de l'Université Laval, 1983. -- P. 155-166

Sweeny, Alastair. -- « Cartier, Sir George-Étienne ». -- The 1999 Canadian encyclopedia : world edition. -- Toronto : McClelland & Stewart, 1998