Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Personnalités

Sir Alexander Tilloch Galt

Photo : Alexander Tilloch Galt, 1869.

Source

Alexander Tilloch Galt, 1869.

(6 septembre 1817 - 19 septembre 1893)

Alexander Tilloch Galt est l'un des hommes politiques canadiens les plus influents de son époque. Son rôle est prédominant au moment des conférences constitutionnelles; il s'implique dans le dossier du développement économique et il se consacre à la défense des droits des minorités religieuses. Tout cela en fait l'un des hommes qui méritent pleinement le titre de Père de la Confédération.

En 1824, John Galt, le père d'Alexander, fonde la Canada Company, une compagnie de colonisation active dans la région du lac Huron, et jette les bases de la ville de Guelph (Ontario). C'est ce qui explique la venue du jeune homme pour la première fois au Canada en 1828. Il y reste deux ans.

Malgré l'échec de la Canada Company, John Galt participe à la fondation, en 1834, de la British American Land Company et fait nommer son fils Alexander commis aux écritures au bureau de Sherbrooke. En 1835, ce dernier vient donc pour la deuxième fois au Canada. En 1840, Alexander Tilloch Galt rédige un rapport concernant les succès et les échecs de l'entreprise, et ce document se rend jusqu'à Londres. Alexander Tilloch Galt impressionne : en octobre 1843, le bureau de Londres le nomme secrétaire de la British American Land Company et, en 1844, il est nommé commissaire.

La première incursion d'A. T. Galt en politique est de courte durée. C'est finalement en 1853 qu'il fait sa véritable entrée en politique; il y restera jusqu'en 1872. Au début de sa carrière, A. T. Galt peut être perçu comme un « rouge » qui appuie l'abolition du régime seigneurial, la sécularisation des réserves foncières du clergé, le vote secret aux élections ainsi que la séparation de l'Église et de l'État. Mais la suite de sa carrière démontre clairement qu'il est avant tout d'allégeance conservatrice. À la suite de la dissolution du gouvernement, en 1858, le gouverneur général, Edmund Walker Head, demande à A. T. Galt de former le nouveau gouvernement. Il refuse, mais suggère de confier la tâche à George-Étienne Cartier. Celui-ci accepte et forme le gouvernement avec John A. Macdonald; Alexander Tilloch Galt sera inspecteur général (ministre des Finances de l'époque).

L'entrée d'A .T. Galt au gouvernement est conditionnelle à ce qu'il entreprenne d'étudier sérieusement le projet d'une fédération des colonies de l'Amérique du Nord britannique. En octobre 1858, encouragés par le gouverneur, Alexander Tilloch Galt, George-Étienne Cartier et John Ross partent pour Londres afin de présenter leur proposition à la reine Victoria. Le projet est reçu avec une indifférence polie et est mis sur les tablettes jusqu'en 1863.

La majorité en Chambre du gouvernement Macdonald-Taché permet, en 1863, la création d'un comité parlementaire chargé d'étudier la réorganisation de la structure politique « canadienne ». Mais après un autre changement de gouvernement, la Grande Coalition se forme, en 1864, et le processus menant à la Confédération s'enclenche définitivement. Alexander Tilloch Galt prend part aux conférences de Charlottetown, de Québec et de Londres. Il est de ceux qui participent à l'organisation administrative du nouveau pays. Il se fait aussi le champion de la clause concernant le respect des droits scolaires de la minorité protestante du Québec. L'hostilité de la majorité des politiciens du Haut-Canada relativement à l'octroi des mêmes privilèges pour la minorité catholique de leur province pousse A. T. Galt à démissionner du Cabinet en 1866. Mais son apport est trop important pour qu'on le laisse à l'écart. Lors de la rédaction définitive du texte constitutionnel, on inclut la protection des droits scolaires des minorités religieuses, et ce, pour toutes les provinces.

Le premier ministre J. A. Macdonald nomme A. T. Galt ministre des Finances dans le premier cabinet ministériel canadien. Il n'occupera ce poste qu'une année. En 1867, la faillite de la Commercial Bank of Kingston le force à démissionner. Son désaccord avec certaines politiques gouvernementales l'amène à quitter définitivement la politique active en 1872.

Le reste de la carrière politique d'A. T. Galt se déroule à titre de représentant du gouvernement canadien à l'étranger jusqu'en 1883, année où il retourne au monde des affaires. Comme il a des problèmes de santé récurrents vers la fin de sa vie, A. T. Galt est très limité dans ses activités, après 1890. Il meurt à sa résidence de Montréal le 19 septembre 1893.

Source

Kesteman, Jean-Pierre. -- « Galt, sir Alexander Tilloch ». -- Dictionnaire biographique du Canada. -- Vol. XII. -- [Québec] : Presses de l'Université Laval, 1983.-- P. 378-387