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ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

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Personnalités

John Sebastian Helmcken

Photo : L'honorable John Sebastian Helmcken, médecin.

Source

L'honorable John Sebastian Helmcken, médecin.

(5 juin 1824 - 1er septembre 1920)

John Sebastian Helmcken, un médecin en Colombie-Britannique, a beaucoup contribué à faire entrer cette province dans la Confédération. Il a été président, d'abord de la législature de l'île de Vancouver, puis de celle de la Colombie-Britannique unifiée, de 1856 à 1871. Il a également été le président fondateur de la British Columbia Medical Association.

John Sebastian Helmcken naît à Londres, en Angleterre. Il est le fils de Claus Helmcken et de Catherine Mittler. Il fait ses études en anglais et en allemand à l'école St. George's, et sera, plus tard, apprenti chimiste et médecin. Après des études en médecine au Guy's Hospital, J. S. Helmcken devient médecin pour la Compagnie de la Baie d'Hudson, à bord du Prince Rupert qui se rend à York Factory (un lieu qui se trouve aujourd'hui au Manitoba). Après être rentré en Angleterre et avoir terminé ses études, J. S. Helmcken part en voyage autour du monde. Il visite la Chine et l'Inde avant d'accepter un poste à la Compagnie de la Baie d'Hudson sur l'île de Vancouver. En 1852, il épouse Cecilia Douglas.

Sa carrière politique débute à l'île de Vancouver. Il est élu à la première assemblée législative de l'île de Vancouver, en 1856, et il restera président de l'Assemblée, sous toutes ses formes, jusqu'en 1871. Il occupe également des postes de haut niveau à la Compagnie de la Baie d'Hudson, ce qui l'expose parfois dangereusement à des conflits d'intérêt. Ayant des liens de parenté avec des personnes influentes de la communauté, J. S. Helmcken est la cible d'activistes politiques antiélitistes, notamment d'Amor De Cosmos.

J. S. Helmcken a des opinions changeantes sur la Confédération. Certains estiment qu'il est en faveur d'une annexion de la Colombie-Britannique avec les États-Unis. Il a même déjà dit que la Colombie-Britannique et le Canada seraient probablement absorbés, tôt ou tard, par les États-Unis. Il est en faveur de l'union pendant une courte période, en 1866, mais est bientôt convaincu que celle-ci est utopique. Au cours des élections générales de 1869, J. S. Helmcken se présente avec un programme fondé sur l'opposition à la Confédération. En 1870, au cours du grand débat sur la Confédération à la législature de la Colombie-Britannique, il critique ouvertement l'union. Non seulement il croit que celle-ci est irréaliste, mais il a également peur qu'elle oblige la Colombie-Britannique à abandonner, entre autres, son système de tarifs protecteurs.

Malgré tout, J. S. Helmcken est un politicien important. Le gouverneur Anthony Musgrave le choisit pour se rendre à Ottawa afin de négocier les conditions d'adhésion à l'union, en 1870. Lui et ses collègues passent par les États-Unis, où il est si impressionné par le réseau ferroviaire que l'idée d'un chemin de fer transcontinental pour le Canada commence à lui sembler réalisable. Ce voyage l'amène à changer radicalement de position, si bien qu'à son arrivée à Ottawa il est devenu un ardent défenseur de la Confédération. Il estime que les négociations sont très fructueuses dans l'ensemble, surtout celles qui concernent la construction d'un chemin de fer. Malgré cela, J. S. Helmcken est déçu, à son retour à Victoria, par ce qu'il perçoit comme un manque d'appréciation de ses efforts.

Lorsque la Colombie-Britannique entre dans la Confédération, en 1871, J. S. Helmcken quitte la vie publique et retourne à sa pratique médicale (Emily Carr a été l'une de ses patientes notoires). On lui offre de nombreux postes officiels, notamment ceux de sénateur, de premier ministre et de lieutenant-gouverneur, mais il les refuse tous, sauf un poste au conseil du Canadien Pacifique. J. S. Helmcken est médecin pour la Compagnie de la Baie d'Hudson de 1870 à 1885. En 1885, il fonde la British Columbia Medical Society et en est le président. Il continue également d'être le médecin de la prison provinciale jusqu'en 1910 (poste qu'il occupe depuis 1851). Il meurt à son domicile, à Victoria, à 96 ans.

Sources

British Columbia and Confederation. -- Sous la direction de George Shelton. -- Victoria : Morriss Printing Co. Ltd., 1967. -- 250 p.

« Helmcken, John Sebastian ». -- Macmillan dictionary of Canadian biography. -- Sous la direction de W. Stewart Wallace. -- 4e édition -- Toronto : Macmillan of Canada, 1978. -- P. 349-350

Holmgren, Eric J. -- « Helmcken, John Sebastian ». -- Canadian encyclopedia : year 2000 edition. -- Sous la direction de James H. Marsh. -- 3e édition sur papier. -- Toronto : McClelland & Stewart, 1999. -- P. 1063

Marshall, Daniel P. -- « Helmcken, John Sebastian ». -- Dictionary of Canadian biography. -- Sous la direction de Ramsay Cook. -- Toronto : University of Toronto Press, 1998. -- Vol. 14, p. 472-474