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ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

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Personnalités

Andrew Archibald Macdonald

Photo de l'honorable A.A. Macdonald, mars 1892

Source

L'honorable A.A. Macdonald, mars 1892

(14 février 1829 - 21 mars 1912)

Andrew Archibald Macdonald s'inscrit dans la longue tradition qu'a établie sa famille, laquelle contrôle la vie politico-économique de sa région. Ardent protecteur des intérêts de l'Île-du-Prince-Édouard, Macdonald n'accepte la confédération qu'au moment où les conditions économiques de l'île l'y contraignent.

Le père d'Andrew Archibald Macdonald, de descendance écossaise, établit sa famille à l'Île-du-Prince-Édouard en 1806. Grâce à l'achat de terres et à ses entreprises commerciales, la famille affermit son pouvoir social et politique. En 1830, le père et l'oncle d'Andrew Archibald Macdonald sont tous deux élus à l'Assemblée législative. Macdonald obtient cette même distinction en 1854, lorsqu'il se joint au gouvernement libéral de George Coles.

Riche de plus de vingt ans d'expérience dans le monde des affaires et éminent porte-parole de la communauté catholique écossaise, Macdonald remporte les élections en 1858 et en 1859. Cependant, la période de perturbation politique qui suit donne lieu à des contestations qui lui font perdre son siège en 1859 de même que l'élection en 1863. Cette même année, Macdonald se marie avec Elizabeth Lee Owen, avec qui il aura quatre fils.

Mais quelques semaines seulement après sa défaite, Macdonald obtient un siège au Conseil législatif, où il est devenu chef de l'opposition en 1864. Dans l'imprévisible climat politique de l'époque, ces revirements sont chose courante. Macdonald participe donc aux conférences sur la confédération à Charlottetown et à Québec. Il s'oppose vivement à toute union qui n'accorde pas à l'Île-du-Prince-Édouard des atouts économiques stimulants ou une représentation politique efficace, et demande une représentation égale, pour chacune des provinces, au Sénat proposé pour l'Amérique du Nord britannique.

Bon nombre des délégués de l'île partagent les préoccupations de Macdonald, et la colonie ne se joint pas à la Confédération en 1867. Coles forme un nouveau gouvernement cette année-là, et il invite Macdonald à siéger au Conseil exécutif. À part la question de la Confédération, le gouvernement doit régler plusieurs autres controverses, dont la réforme des terres avancée par la Tenant League (ligue des locataires). Issu d'une famille de propriétaires terriens, Macdonald ne soutient pas pleinement les réformes proposées, ni n'appuie son propre parti lorsqu'il s'agit de refuser un financement spécial aux écoles catholiques. Par conséquent, Macdonald se joint à un gouvernement de coalition avec James Colledge Pope; celui-ci met l'accent sur la construction du chemin de fer plutôt que sur les épineuses questions liées à l'éducation.

Les chemins de fer, toutefois, suscitent une nouvelle controverse. Même lorsque le gouvernement de Pope est défait à cause des problèmes de financement, la confédération semble l'option choisie pour sortir l'île de la crise économique. Au Conseil législatif, Macdonald lui-même propose d'accepter les conditions de l'union. Deux mois plus tard, le 1er juillet 1873, l'Île-du-Prince-Édouard entre dans la Confédération. Peu après, Macdonald accepte les fonctions de ministre des Postes et ajoute, au cours des années suivantes, d'autres distinctions à sa carrière politique : en 1884, il devient lieutenant-gouverneur de l'Île-du-Prince-Édouard et, en 1891, il siège au Sénat canadien.

Source

MacDonald, G. Edward. -- « Macdonald, Andrew Archibald ». -- Dictionnaire biographique du Canada en ligne [en ligne]. -- [Réf. du 13 décembre 2004]. -- Accès : www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=41669