Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - La Confédération canadienne

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Personnalités

Sir Étienne-Paschal Taché

Photo : Sir Étienne-Paschal Taché

Source

Sir Étienne-Paschal Taché.

(5 septembre 1795 - 30 juillet 1865)

Étienne-Paschal Taché aura deux carrières, représentant deux étapes bien distinctes de sa vie. De 1812 à 1841, il est médecin; de 1841 à 1865, il est politicien (il meurt avant d'avoir vu la réalisation de la Confédération). Ce départ prématuré fait en sorte qu'on oublie souvent d'associer son nom à la Confédération. Pourtant, il a pris part à tous les événements politiques importants qui ont eu lieu sous le régime de l'Union.

Lors des rébellions de 1837 et de 1838, É.-P. Taché ne participe pas aux luttes armées. Il assiste à des congrès et organise des assemblées. On l'a qualifié de « patriote » qui, au moment de l'Acte d'Union, en 1841, s'est transformé en homme de compromis.

É.-P. Taché entre en politique active aux premières élections tenues sous le régime de l'Union. En 1841, il est élu député de la circonscription de L'Islet. De 1841 à 1846, il reste à l'arrière-plan des grands débats politiques et parle peu à la Chambre d'assemblée. Mais lors d'un discours prononcé en 1846, où il fait valoir la nécessité d'établir une milice dans le Bas-Canada, É.-P. Taché se fait remarquer. À peine deux mois après avoir prononcé ce discours, le gouvernement Draper/D.-B. Papineau le nomme adjudant-général adjoint de la milice, avec la responsabilité de réorganiser les forces armées du Bas-Canada. En 1848, É.-P. Taché est nommé au Conseil exécutif ainsi que commissaire en chef des travaux publics dans le gouvernement La Fontaine-Baldwin. De 1848 à 1857, il participe à tous les gouvernements. Si on pouvait considérer É.-P. Taché comme un « patriote » en 1837 et 1838, en cette fin de décennie 1850, il mène, avec Augustin-Norbert Morin et Sir Louis-Hippolyte La Fontaine, une lutte contre le radicalisme des « rouges ».

En 1855-1856, É.-P. Taché forme le gouvernement avec Allan Napier MacNab. À ce titre, il est premier ministre du Bas-Canada. Lorsque Allan Napier MacNab est contraint de démissionner, É.-P. Taché choisit John A. Macdonald pour former le nouveau gouvernement jusqu'en 1857. Cette coalition est le premier signe de l'alliance entre les libéraux du Bas-Canada et les conservateurs du Haut-Canada.

Fatigué, É.-P. Taché se retire de la politique active aux élections de 1857. Il profite de ce recul pour fonder, avec Hector-Louis Langevin, le journal Le Courrier du Canada. C'est dans ce journal qu'il présente sa vision de la Confédération, dont on parle de plus en plus dans les sphères intellectuelles et politiques des deux provinces canadiennes. Sur l'invitation du gouverneur Monck, É.-P. Taché revient à la politique et forme, de nouveau avec John A. Macdonald, un gouvernement qui ne survit qu'un mois. Cet échec est la preuve absolue que le système politique du Canada-Uni ne fonctionne pas.

En 1864, É.-P. Taché participe à la création de la Grande Coalition. Il demeure membre du gouvernement car, même s'il est d'accord avec les principes du projet fédéral, il est conscient des effets néfastes qu'il peut avoir sur le Bas-Canada. Il préside la Conférence de Québec et il est responsable de la promotion des 72 résolutions au Conseil législatif, tandis que John A. Macdonald joue le même rôle à l'Assemblée législative.

Source

Désilet, Andrée. -- « Taché, sir Étienne-Paschal ». -- Dictionnaire biographique du Canada. -- Vol. IX. -- [Québec] : Presses de l'Université Laval, 1983. -- P. 855-860