Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.
Le projet de confédération dans le Canada atlantique s'échelonne sur près d'un siècle et suscite un vaste éventail de commentaires créatifs des caricaturistes régionaux ou nationaux. Bien que Terre-Neuve et les provinces Maritimes aient adopté des points de vue différents sur la question de la confédération, les enjeux économiques, sociaux et politiques caricaturés révèlent des préoccupations communes liées à l'instauration d'un gouvernement responsable, à l'annexion et, de façon générale, à la mauvaise conduite généralisée des politiciens.
Afin de favoriser l'établissement de relations plus étroites entre les colonies de l'Amérique du Nord britannique, Thomas D'Arcy McGee organise la visite d'une délégation de politiciens et de journalistes canadiens en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, à la fin de l'été 1864. Les journaux de l'époque se montrent particulièrement amusés par le « Hodge Podge dinner » (Le repas de ragoût) qu'on réserve aux délégués.
Le jeu de bascule : l'inconstance dont font preuve les provinces maritimes. La lutte en faveur ou contre l'union se fait dans les journaux en plus de se mener à la législature.
Charles Tupper démontre sa maîtrise des enjeux politiques dans les colonies maritimes. Grip, 24 novembre 1877
L'union avec le Canada est souvent considérée comme une solution aux problèmes existants plutôt qu'une fin souhaitable en soi. De plus, les Terre-Neuviens ne voient pas d'avantages évidents pour les colonies maritimes qui se sont déjà confédérées.
Malgré les espoirs des partisans du gouvernement responsable à Terre-Neuve, le gouvernement britannique accueille froidement la délégation envoyée à Londres; il refuse de promettre toute aide financière importante dans le cas où l'île choisirait l'indépendance.
Pour Terre-Neuve, qui éprouve des difficultés économiques à la suite d'un krach bancaire, l'union avec le Canada offre des perspectives financières très intéressantes.
La forte présence des Américains pendant la Deuxième Guerre mondiale pousse le Canada à inviter de nouveau Terre-Neuve à se joindre à la Confédération.
Alors qu'on considère généralement la Confédération comme un événement positif pour Terre-Neuve, plusieurs pensent que cela aurait dû se passer différemment. Certains parlent d'une conspiration pour obliger Terre-Neuve à entrer dans la Confédération.
Le cinquantième anniversaire de l'adhésion de Terre-Neuve à la Confédération, en 1999, a donné à bien des gens l'occasion de réfléchir sur la façon dont Terre-Neuve a passé au sein de la Confédération. Plusieurs journaux ont publié des histoires sur ceux et celles qui ont été les témoins de la campagne sur la Confédération.