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Le Canada July 2, 1867, p. 2

La Confédération a été inaugurée hier dans toute l'étendue de la Souveraineté du Canada par des réjouissances magnifiques.

Notre bonne ville de Québec, redevenue encore une fois capitale, a voulu aussi chômer l'ère nouvelle. Les affaires sont restées suspendues ; des pavillons, des drapeaux flottaient sur presque toutes [sic] les édifices publics.

A onze heures, les régiments de la garnison et les différents corps des volontaires se formèrent en carré sur l'Esplanade, tandis qu'une foule compacte se pressait aux alentours. Son Honneur le Maire fit la lecture de la proclamation, et aussitôt trois hourrahs enthousiastes poussés par les troupes et les spectateurs, saluèrent le nouvel ordre des choses. Cette réunion, ces acclamations, nous rappellent les immenses assemblées des Francs, les fêtes des champs de mai de la vieille monarchie française.

La proclamation fut aussi lue à Saint-Roch, au faubourg Saint-Jean et le plus grand enthousiasme a éclaté dans ces faubourgs.

Pendant le reste de la journée, la ville semblait presque déserte ; la température était accablante et chacun cherchait l'ombre et la fraîcheur de la campagne pour fuir le double fléau des villes, la chaleur et la poussière. On avait organisé de toutes parts de nombreuses parties de plaisir, et l'Ile d'Orléans, Lorette, le Sault Montmorency, etc., reçurent chacun leur contingent de citadins, fiers et heureux de fêter la Confédération à la campagne.

Le soir, il y eut illumination dans une bonne partie de notre ville, l'Evêché, le Séminaire, l'Université et les mains d'un très grand nombre de citoyens montraient des croisées brillantes de lumières. Un immense transparent placé sur le haut de l'Université laissait voir en lettre [sic] de feu le nom de Laval et plusieurs devises.

Le bureau du Mercury était bien décoré, un tableau emblématique attirait les regards de la foule. Quatre femmes personnifiaient les provinces confédérées, tandis que dans le fond scène on apercevait au milieu de l'Océan un dauphin monté par un insulaire de l'île du Prince-Edouard, plus loin un caniche mal peigné rappelait les récalcitrants de Terreneuve.

Les résidences de sir N. F. Belleau et de l'hon. M. Langevin, maître-général des Postes, étaient illuminées d'une manière splendide.

M. Holiwell, en face du bureau de poste, avait disposé dans ses croisées plusieurs jolis transparents et des devises telles que : Succès à la Confédération, l'Union fait la force.

La rue Saint-Jean était illuminée dans toute son étendue, partout on lisait des inscriptions anglaises et françaises, Vive la Confédération, Success to the New Dominion, United we stand, Divided we fall.

Les vaisseaux dans le port étaient illuminés et pavoisés ; cette multitude de lumières répétées dans les eaux du fleuve produisait un effet enchanteur. Les marins lancèrent nombre de fusées, des chandelles romaines, etc.

Nos voisins de l'autre côté du fleuve avaient rivalisé de zèle pour célébrer la Confédération, et ils sont arrivés à un résultat en tout digne de la florissante ville de Lévis. Vue de Québec l'illumination avait un aspect magnifique.

Dans le lointain, on apercevait sur les rives de l'Ile d'Orléans des feux de joie, et des pièces d'artifices partaient du campement militaire.