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Le 1er juillet

The following article is from:
Le Courrier du Canada July 3, 1867, p. 2

Lundi, Québec a célébré, sinon avec pompe du moins avec enthousiasme, l'inauguration de la nouvelle constitution. Dès le matin, les rues étaient sillonnées par des milliers de curieux ; en certains endroits des drapeaux flottaient gaîment au vent. Partout les affaires étaient suspendues, les magasins fermés.

A dix heures et demie, les troupes de la garnison et les corps de milices débouchèrent musique en tête sur l'Esplanade.

A onze heures, Son Honneur le Maire de Québec, revêtu de son costume officiel, arriva sur l'Esplanade escorté par un escadron de la cavalerie volontaire et donna lecture de la proclamation royale décrétant l'avènement de l'Union fédérale des Provinces.

Après la lecture de la proclamation un salut royal fut tiré de la citadelle et les troupes qui s'étaient formées en carré se déployèrent et furent passées en revue par le commandant de la garnison. A midi, les troupes régulières et les corps de volontaires s'alignèrent le long des terrassements de l'Esplanade et firent successivement trois décharges de mousqueterie auxquelles répondirent la batterie de campagne stationnée sur la terrasse du château St. Louis, les canons de la citadelle et les canons des trois navire [sic] de guerres [sic] ancrés dans le port. Dans l'intervalle qui séparait chaque décharge, les deux bandes de musique des troupes régulière [sic] et la bande du 9ème bataillon jouaient simultanément le God save the Queen.

La revue se termina par trois formidables vivats poussés par les troupes et répétés par les spectateurs.

Le soir, tout Québec était sur la terrasse du château St. Louis, dans le jardin du fort et sur les glacis pour assister au feu d'artifice qui devait être tiré des navires de guerre. A neuf heures et demi, l'Aurora, le Cordelia et le Cadmus s'illuminaient simultanément. Le feu d'artifice, sans être aussi brillant qu'il aurait dû l'être, réussit bien. A dix heures, le port présentait, du haut de la terrasse, le spectacle le plus beau qu'il soit donné de voir : dans le port, des fusées aux couleurs brillantes se croisant dans tous les sens ; les navires de guerre paraissant vomir le feu par leurs sabords; Lévis tout illuminé présentant l'aspect d'un foyer ardent.

Le spectacle n'a pas dû être moins beau pour les habitants de Lévis, car un grand nombre de maisons privées et plusieurs édifices publics de Québec étaient brillamment illuminés. Nous avons remarqué entre autres : l'Université Laval, l'Archevêché, le Séminaire de Québec, l'Ecole Normale, l'Hôtel St. Louis, l'hôtel Russell, l'hôtel Dexter, ect., ect.

A dix heures et demie l'illumination était terminée et la foule immense, qui avait envahi tous les points élevés ayant vue sur le port, s'écoulait paisiblement dans les rues.

Les démonstrations ont été favorisées toute la journée par un temps splendide.

A Montréal, à Trois-Rivières et à St. Hyacinthe, le 1er juillet a été fêté avec un entrain qui témoigne de la foi que les populations ont dans l'avenir de la la [sic] nouvelle constitution.