Le tableau 1 a été dressé dans le but d'énumérer toute la population du Canada. Le nom de chaque personne dont le domicile était dans le district d'un énumérateur devait être inscrit sur le tableau, « sans égard à l'âge, le sexe ou l'état civil ». Le chef de la famille (ou du ménage ou de l'institution) était inscrit le premier, et les autres membres ensuite. C'était le chef de la famille qui devait répondre aux questions de l'énumérateur.
Pour les fins du recensement, une famille se composait « de parents et de fils et filles vivant ensemble en communauté; [mais dans un sens plus large elle pouvait aussi] comprendre les parents et serviteurs ». Un ménage pouvait comprendre « toutes personnes vivant en commun, qu'elles soient ou non unies par les liens du sang, mais dont un de leur nombre occupe ordinairement la position de chef ».
Les célibataires vivant seuls qui louaient des chambres et qui ne tenaient par leur propre ménage étaient compris dans la liste des membres du ménage où ils logeaient, même s'ils prenaient leurs repas ailleurs « pensionnaires ». Pour leur part, les célibataires vivant seuls qui tenaient leur propre ménage devaient être considérés comme des ménages à part entière.
Dans les cas où des membres d'une famille (ou d'un ménage) étaient temporairement absents de leur foyer ou de leur lieu de résidence habituel, on devait les recenser de manière à se conformer à l'idée générale d'un système d'énumération de jure, ce qui signifie que les personnes étaient énumérées en fonction de leur lieu de résidence habituel, et non de l'endroit où elles se trouvaient au moment du recensement.
Les institutions comprenaient « les établissements tels que hôpitaux, asiles, maisons des pauvres, prisons, pénitenciers, collèges, casernes, etc. » Les internes devaient être inscrits sous le nom de l'institution s'ils n'avaient pas de domicile en dehors de l'institution. Les employés de l'institution, tels que les domestiques, les cuisiniers, etc., devaient être comptés avec leur propre ménage, ou avec le ménage du chef de l'institution.
La demeure et la famille ou le ménage étaient numérotés consécutivement dans les colonnes 1 et 2, dans l'ordre des visites dans le sous-district. Le numérotage sous ces deux en-têtes ne correspondait pas toujours, étant donné qu'il pouvait y avoir plus d'une famille dans la même maison.
Aux termes de l'Acte du recensement, l'expression « maison » comprenait toute construction qui abritait une personne (navires, vaisseaux, logements, etc.). Si la construction n'avait qu'une entrée, elle comptait seulement comme une habitation, peu importe le nombre de familles qu'elle abritait. Si elle avait deux portes de devant conduisant dans des appartements séparés, la construction était comptée comme deux maisons.
En haut de chaque page, on devait inscrire le nom de la province, le nom et le numéro du district, le numéro du sous-district, le numéro de la subdivision de votation, le nom de la cité, de la ville, du village, du canton ou de la paroisse où était situé le sous-district de votation, le numéro de page, et le nom de l'énumérateur. Cependant, dans certains cas, l'énumérateur n'a inscrit ces renseignements que sur la première page, et il s'est contenté d'indiquer le numéro de page sur toutes les feuilles subséquentes.
Chaque ligne du recensement était numérotée, et chaque personne à recenser se voyait attribuer une ligne. Tous les renseignements étaient inscrits par l'énumérateur à la main, en anglais ou en français, tels qu'ils étaient fournis par le « chef » du ménage ou de l'institution.
Les énumérateurs chargés du recensement de 1901 devaient respecter quelques règles d'uniformisation :
En plus de ces abréviations officielles, on trouve parfois les abréviations de lieux géographiques suivantes dans les archives du recensement(6) :
Pour les fins du recensement, les provinces étaient divisées en districts, qui étaient à leur tour divisés en sous-districts. Les districts correspondaient en règle générale aux circonscriptions électorales, aux cités et aux comtés, mais les bornes des districts et celles des comtés ne coïncidaient pas toujours (certains districts pouvaient même disparaître d'un recensement à l'autre). Les sous-districts correspondaient approximativement aux villes, aux cantons et aux quartiers municipaux. Les habitants des villages et des petites villes étaient habituellement énumérés dans le cadre du recensement du canton ou de la paroisse dont ils faisaient partie.
Les questions
La section « Description de la personne » du recensement de 1901 comprenait les ensembles et les sous-ensembles de questions suivants :
Colonne 3 - Nom de chaque personne dans la famille ou le ménage au 31 mars 1901
Colonne 4 - Sexe
Colonne 5 - Couleur
Colonne 6 - Relation de parenté ou autre avec le chef de famille ou du ménage
Colonne 7 - Célibataire, marié, enveurage ou divorcé
Colonne 8 - Mois et date de naissance
Colonne 9 - Année de naissance
Colonne 10 - Âge au dernier anniversaire de naissance
Le nom de chaque personne devait être inscrit en toutes lettres, avec initiale s'il y a lieu.
Le sexe devait être désigné par la lettre « m » pour masculin, et la lettre « f » pour féminin.
La race devait être désignée par l'emploi des lettres suivantes :
Les enfants nés de mariages entre des blancs et une autre race étaient classés comme rouges, noirs ou jaunes, selon le cas.
Dans la colonne « Degré de parenté avec le chef du ménage », le chef de la famille (ou du ménage ou de l'institution) était inscrit comme tel (c.-à-d. chef), et tous les autres membres du groupe selon leur degré de parenté avec le chef (p. ex., épouse, fils, fille, servante, pensionnaire, locataire, associé, etc.). Le chef était l'homme le plus âgé de la famille, habituellement le mari ou le père.
Dans une institution, les personnes pouvaient être décrites comme officier, interne, patient, prisonnier, élève, etc.
Dans la colonne 7 « Célibataire, marié, veuf ou divorcé », la description était donnée au moyen de la lettre initiale « c » pour célibataire, « m » pour marié, « v » pour veuf et « d » pour divorcé. C'est lors de ce recensement qu'on a utilisé pour la première fois la catégorie « divorcé ». Certains énumérateurs ont assimilé la séparation de corps au divorce, erreur qu'on a tenté de corriger en assignant la bonne lettre aux personnes qui avaient été désignées par erreur comme divorcées(7).
On a dénombré plus d'hommes mariés (2 751 708) que de femmes mariées (2 450 471)(8). Cette situation s'explique par le fait que de nombreux districts forestiers ou miniers comptaient des hommes mariés dont la famille vivait souvent ailleurs (États-Unis, Terre-Neuve, etc.)(9).
Colonne 11 - Pays ou lieu de naissance (si c'est en Canada, specifies la province ou territoire, et ajouter « r » pour rural, ou « u » pour urbain, selon le cas)
Colonne 12 - Année d'immigration au Canada
Colonne 13 - Année de naturalisation
Colonne 14 - Origine, selon la race ou la tribu
Colonne 15 - Nationalité
Colonne 16 - Religion
En désignant le pays ou le lieu de naissance, il suffisait, dans le cas des personnes nées hors du Canada, de donner le nom du pays (Angleterre, Écosse, Irlande, Allemagne, France, etc.). Si la personne était née au Canada, le nom de la province ou du territoire devait être donné.
On indiquait aussi si la personne était née à la campagne ou à la ville en ajoutant la lettre « r » (rural) ou la lettre « u » (urbain). Ainsi, les personnes étaient décrites dans cette colonne par des entrées telles que : Nouvelle-Écosse u, Ontario r, Angleterre u, etc.
On entendait par « année d'immigration » l'année où une personne née à l'étranger avait immigré au Canada. Si la personne n'était pas née au Royaume-Uni ou dans une de ses colonies (dont l'Irlande et l'Écosse), l'année où elle avait acquis les droits de citoyenneté devait aussi être inscrite (dans la colonne « année de naturalisation »). Si la personne avait demandé des papiers de naturalisation mais n'avait pas encore atteint le plein droit de citoyenneté, le fait devait être indiqué en écrivant « pa » dans la colonne « année de naturalisation ».
Le recensement a révélé que 148 647 personnes ont immigré au Canada de 1896 à 1900, et que 61 487 personnes sont arrivées au pays en 1901 avant le 31 mars(10).
Parmi les « blancs » (p. ex., Anglais, Écossais, Irlandais, Gallois, Français, Allemands, Italiens, Scandinaves, etc.) l'origine selon la race ou la tribu était tirée du père. Ainsi, une personne dont le père était anglais, mais dont la mère était écossaise, irlandaise ou française, devait être classée comme anglaise.
Il suffisait d'inscrire « Japonais », « Chinois » ou « Nègre » dans le cas des autres races, et leur ligne descendante pouvait être tirée du père ou de la mère.
Dans le cas des Autochtones, l'origine selon la race ou la tribu était tirée de la mère, et les noms de leurs tribus devaient être donnés (p. ex., « Chippewa », « Cri », « Micmac », etc.). Les personnes de sang mêlé européen et autochtone devaient être décrites par l'addition de la lettre « m » (pour métis) suivie de la lettre initiale correspondant à leur origine européenne : « m. f. » pour métis français, « m. a. » pour métis anglais, « m. e. » pour métis écossais, et « m. i. » pour métis irlandais. Par exemple, « Micmac m. f. » indiquait que la personne était d'origine française et micmaque. Les mélanges entre Autochtones et d'autres races étaient rares, et ils pouvaient être décrits par les lettres « a. r. » (autre race). Si plusieurs races étaient combinées avec la race autochtone, elles devaient aussi être décrites par les initiales « a. r. ». Ainsi, l'entrée complète pour un Cri d'origine raciale multiple aurait été la suivante : « Cri a. r. ».
Dans la colonne « Nationalité », toute personne dont le foyer était au Canada et qui y avait acquis des droits de citoyenneté (peu importe le lieu de naissance ou la race) devait être inscrite comme « Canadien »(11), de même que toute personne née au Royaume-Uni ou dans une de ses colonies dont la résidence au Canada n'était pas simplement temporaire. Les non-Canadiens étaient classifiés selon le pays de leur naissance ou le pays auquel ils prétendaient devoir allégeance.
La religion de chaque personne était inscrite selon ce qu'elle professait, en spécifiant l'église ou la secte à laquelle la personne appartenait. Si les enfants appartenaient à une religion autre que celle de leurs parents, l'inscription correspondante devait être faite, mais, sauf dans ces cas, on devait présumer que leur religion était la même que celle de leurs parents.
Un total de 142 religions, églises, sectes et doctrines différentes ont été dénombrées lors du recensement de 1901. En outre, 44 186 personnes, dont plus de la moitié vivaient dans les territoires non organisés, n'ont pas spécifié leur religion(12). Les 47 groupes religieux suivants ont été mentionnés dans les tableaux du recensement(13) :
On trouve aussi parfois les abréviations de confessions religieuses suivantes dans les tableaux du recensement(14) :
Colonne 17 - Profession, occupation, métier ou moyens autre d'existence de chaque personne (si la personne est retiré du commerce, ajouter « r » pour retiré)
Colonne 18 - Rentier
Colonne 19 - Patron
Colonne 20 - Employé
Colonne 21 - Travaillant à son compte
Dans la colonne 17, seule la première ou principale occupation, c'est-à-dire « celle dont dépend principalement la condition de vie et dont sont principalement dérivés les gages, émoluments ou revenus », devait être inscrite.
Les expressions telles que « manufacturiers », « marchand » et « ouvrier » étaient insuffisantes pour décrire les personnes; la classe particulière d'industrie, de métier ou d'autre occupation à laquelle la personne énumérée était employée devait être donnée. Par exemple, un journalier qui travaillait sur une ferme devait être décrit comme « ouvrier de ferme ». Si la personne était un ouvrier dans un moulin, une usine ou un atelier, il fallait spécifier le genre de travaux après le terme ouvrier, ainsi : « ouvrier (travaux de briques) ». Dans le cas des ouvriers experts, l'énumérateur devait préciser le nom général de l'industrie dans laquelle ils étaient employés, la branche particulière à laquelle ils travaillaient et les matériaux qu'ils employaient, comme « fondeur de cuivre », « fileur de coton », etc.
Si la personne s'était retirée de son emploi, on devait l'indiquer en ajoutant la lettre « r » à la description.
Des entrées devaient être faites dans les colonnes correspondantes pour les personnes qui appartenaient aux catégories suivantes :
Une réponse affirmative dans ces colonnes était indiquée par un trait vertical () et une réponse négative par le tiret (-) ou par un blanc.
Les femmes mariées et les enfants devaient être classifiés comme employés s'ils poursuivaient une occupation rémunératrice, comme travailler à la pièce à leur domicile. Cependant, s'ils ne s'occupaient qu'aux travaux domestiques dans un ménage, ils ne devaient pas être classifiés comme ayant une occupation.
Colonne 22 - Travaillant de son métier à la fabrique ou à la maison (Mettez « f » pour fabrique et « m » pour maison, selon le cas)
Colonne 23 - Mois employée à son métier à la fabrique
Colonne 24 - Mois employée à son métier à la maison
Colonne 25 - Mois employée à d'autre occupation qu'un métier à la fabrique ou à la maison
Colonne 26 - Gages provennant de son occupation oú métier
Colonne 27 - Gages supplémentaires (provennant d'autre source que son occupation principale)
Une entrée sous l'en-tête d'employés à gages devait être faite pour toute personne employée et rémunérée en espèces pour ses services, tant à la pièce qu'à l'heure (ou au jour, à la semaine, etc.), à son domicile, dans une usine ou ailleurs. Pour les fins du recensement, les termes « salaire » et « gages » avaient une signification commune, c.-à-d. le montant ou la somme d'argent qu'une personne recevait pour ses services, peu importe la nature du travail (professionnel, littéraire ou manuel).
Dans la colonne « Personne travaillant de son métier dans une fabrique ou à la maison », le trait vertical dénotait que la personne travaillait de son métier, et on se servait des lettres « f » et « m » pour désigner si le lieu de l'emploi était la fabrique ou la maison, ou les deux (on utilisait alors « f m »). Ainsi, l'entrée « () f » indiquait une personne qui avait travaillé de son métier à la fabrique pendant l'année du recensement, et ainsi de suite.
Les colonnes « Mois pendant lesquels la personne a été employée à son métier à la fabrique » et « Mois pendant lesquels la personne a été employée à son métier à la maison » montraient respectivement pendant quelle partie de l'année, exprimée en mois, la personne vait été employée à son métier à la fabrique et à la maison.
La colonne « Mois pendant lesquels la personne a été employée autrement qu'à son métier propre dans la fabrique ou à la maison » devait servir pour les répondants qui, pendant l'année, avaient été employés autrement qu'à leur métier propre, ou, s'ils n'étaient pas des artisans, à une occupation rémunératrice quelle qu'elle soit.
Éducation et langue de chaque personne âgée de cinq ans et plus
Colonne 28 - Mois à l'école durant l'année
Colonne 29 - Sachant lire
Colonne 30 - Sachant écrire
Colonne 31 - Sachant parler anglais
Colonne 32 - Sachant parler français
Colonne 33 - Langue maternelle (si elle est parlée)
Les inscriptions relatives à l'éducation et à la langue ne concernaient que les personnes âgées de cinq ans ou plus.
Le nombre de mois passés à l'école ne s'appliquait qu'aux personnes de plus de cinq ans et de moins de 21 ans. Si la personne avait fréquenté l'école durant l'année de recensement, le temps était indiqué par le nombre de mois. Si la personne n'avait pas fréquenté l'école pendant l'année, ceci était indiqué par un trait horizontal (-).
On répondait à Capable de lire, Capable d'écrire, Capable de parler anglais, Capable de parler français par le chiffre 1 pour « Oui » et par un tiret (-) pour « Non ». On ne tenait pas compte du degré d'avancement pour cette catégorie.
Sur les 4 728 631 Canadiens âgés de cinq ans ou plus, 3 918 915 affirmaient pouvoir lire et écrire, 3 711 183 disaient parler anglais et 1 515 090 disaient parler français. Un nombre total de 126 978 personnes de langue maternelle anglaise affirmaient être capables de parler également le français, et 529 552 personnes de langue maternelle française disaient pouvoir parler aussi l'anglais(15).
La langue maternelle était considérée comme la langue natale d'une personne, et cette information était inscrite seulement si la personne parlait la langue, couramment ou non.
Les questions relatives à l'éducation et à la langue étaient plus élaborées dans le recensement de 1901 que dans celui de 1891. Dans le recensement de 1891, les questions portaient seulement sur la capacité des personnes à lire et à écrire, tandis que les questions de 1901 portaient en plus sur le nombre de mois passés à l'école par les personnes âgées de cinq à 21 ans, et sur les langues parlées. On a aussi noté si les personnes pouvaient parler l'une ou l'autre des langues officielles du Canada. « Dans un pays comme le Canada, peuplé de tant d'éléments différents, il est bon de constater si l'acquisition de l'une ou l'autre des deux langues officielles produit l'absorption et l'unification de ces divers éléments. Et, comme l'anglais est aujourd'hui dans une large mesure la langue du commerce dans le monde entier, il est également désirable de connaître le nombre de citoyens d'origine française qui peuvent parler anglais tout en s'exprimant aussi dans leur langue maternelle. »(16)
Colonne 34 - (a) Sourd-muet, (b) Aveugle, (c) Atteint d'aliénation mentale (si l'infirmité date de l'enfance, ajoutez « depuis l'enfance »).
On considérait que les personnes avaient une infirmité si elles souffraient à un degré quelconque d'une incapacité liée à l'une de ces trois catégories (c.-à-d., sourds-muets, aveugles et aliénés). Il n'était pas nécessaire que cette incapacité soit totale. Si la personne avait souffert de l'infirmité depuis l'enfance, on inscrivait « depuis l'enfance ». Ainsi, l'entrée pouvait se lire : Aveugle, depuis l'enfance.
Si une personne souffrait de plus d'une infirmité, la principale était inscrite en premier, et les autres étaient mentionnées dans une note comme infirmités secondaires.
S'il n'y avait pas d'infirmité, l'entrée dans la colonne était le trait (-) ou le signe habituel pour une négation, ou un blanc.
Notes
6 Tom Hillman, Catalogue of Census Returns on Microfilm, 1901 (Ottawa: 1993), p. xiii.
7 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Bulletin VI - Sexes and Conjugal Condition (Ottawa: 1902).
8 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Volume I Population (Ottawa: 1902), p. 11.
9 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Bulletin VI - Sexes and Conjugal Condition (Ottawa: 1902).
10 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Volume I Population (Ottawa: 1902), p. 451.
11 While the Instructions to Enumerators called for these individuals to be designated as "Canadians," this term did not legally exist until the passage of the Citizenship Act in 1947.
12 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Bulletin V - Religions of the People (Ottawa: 1902).
13 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Volume I Population (Ottawa: 1902), pp. 144-145.
14 Tom Hillman, Catalogue of Census Returns on Microfilm, 1901 (Ottawa: 1902), p. xii.
15 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Volume IV Vital Statistics School Attendance Educational Statistics Dwellings and Families Institutions Churches and Schools Electoral Districts and Representation (Ottawa: 1906), pp. 324-325.
16 The Census Office, Fourth Census of Canada, 1901 - Volume I Population (Ottawa: 1902), p. viii.