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Recensement du Canada (1901)

Tableau 2

(bâtiments et terres, églises et écoles)


Interprétation des résultats

Comme dans le cas du tableau 1, on trouvait au haut de chaque page le nom de la province, le numéro et le nom du district, le numéro du sous-district, le numéro de la subdivision de votation, l'endroit correspondant au numéro de la subdivision de votation (cité, ville, village, canton ou paroisse), le numéro de la page et le nom de l'énumérateur. Dans certains cas, c'était différent, et l'énumérateur n'inscrivait cette information que sur la première page; sur toutes les autres, il n'inscrivait que le numéro de la page.

Chaque ligne du recensement était numérotée, et chaque institution ou bâtiment recensé avait droit à une ligne. Encore une fois, toutes les inscriptions étaient écrites à la main en anglais ou en français. L'énumérateur consignait l'information que lui donnait le « chef » du ménage ou de l'institution. Il faut noter qu'il n'y a pas de noms inscrits dans le tableau 2 - le numéro de la ligne renvoie à l'information du tableau 1, où le nom de la personne est indiquée.

Les énumérateurs devaient inscrire les données du tableau 2 de la même façon que dans les autres tableaux :

  • Les entrées étaient faites par le trait vertical () ou par le chiffre 1 lorsqu'on avait l'intention de compter un, et par un tiret (-) ou un blanc lorsqu'on avait l'intention de compter zéro.

  • Les mois de l'année étaient indiqués par la première syllabe de chacun, tel que jan. pour janvier, sept. pour septembre, sauf dans les cas de mai, juin et août, qui étaient écrits au long.

  • Les noms des provinces et des territoires étaient indiqués comme suit :

    • C.B. - Colombie-Britannique
    • Man. - Manitoba
    • N.-B. - Nouveau-Brunswick
    • N.-E. - Nouvelle-Ecosse
    • O. - Ontario
    • I.P.-E. - Île-du-Prince-Édouard
    • Q. - Québec
    • U. - Ungava
    • Alb. - Alberta
    • Assa. - Assiniboïa
    • Ath. - Athabasca
    • F. - Franklin
    • K. - Kéwatin
    • Mack. - Mackenzie
    • Sask. - Saskatchewan
    • Yuk. - Yukon

En plus de ces abréviations officielles, on a relevé un peu partout dans le recensement les abréviations suivantes pour les emplacements géographiques (17) :

    • B.C. - Bas-Canada (c.-à-d. le Québec), et non « British Columbia »
    • C.E. - Canada East/Canada Est (c.-à-d. le Québec)
    • C.W. - Canada West (c.-à-d. l'Ontario)
    • H.C. - Haut-Canada (c.-à-d. l'Ontario)
    • L.C. - Lower Canada (c.-à-d. le Québec)
    • U.C. - Upper Canada (c.-à-d. l'Ontario)
    • N.B. - North Britain (c.-à-d. l'Écosse), et non « Nouveau-Brunswick »

Pour les fins du recensement, les provinces ont été divisées en districts de recensement, eux-mêmes divisés en sous-districts. Les districts de recensement correspondaient généralement aux divisions électorales, villes et comtés, bien que les districts de recensement et les limites des comtés ne coïncidaient pas toujours (et les districts pouvaient même disparaître entre deux recensements). Les sous-districts coïncidaient à peu près avec les limites des villes, des cantons et des quartiers municipaux. Les villages et les petites villes étaient habituellement recensés en tant que partie du canton ou de la paroisse à laquelle ils appartenaient.

Les chercheurs devraient consulter les atlas électoraux de 1895 et des années ultérieures pour avoir des informations exactes sur les secteurs de dénombrement. On peut également trouver des descriptions des districts de recensement dans les rapports de recensement publiés.

Dans une certaine mesure, le tableau 2 est une continuation du tableau 1, puisque les premières entrées renvoient au numéro de la ligne et de la page correspondant au propriétaire indiqué dans le tableau 1. Le renvoi correspondait habituellement (mais pas toujours) à la personne qui était le chef de la famille, du ménage ou de l'institution. Pour ce qui concerne les églises, les écoles du dimanche et les écoles publiques, il n'y avait pas nécessairement de renvoi à une ligne ou à une page du tableau 1.

Les questions

Places d'habitation

Colonne 3 - Lieu d'habitation : (a) nom de la municipalité, canton ou paroisse; (b) rang ou concession et lot, ou numéro du cadastre; (c) rue et numéro de la maison; (d) ou autre description.

La colonne 3 du tableau contenait une description de chaque maison ou institution. La description devait être assez précise pour permettre de repérer les édifices sur une carte.

Si le nom de la municipalité, canton ou paroisse était le même que dans l'en-tête du tableau, il n'était pas nécessaire de le répéter sous « a ».

En maints endroits du Québec, les lots dans les villes et les campagnes étaient décrits consécutivement par les numéros de cadastre, sans renvoi au rang ou à la concession. En Ontario, au Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest, les fermes étaient numérotées par lot et concession ou rang.

Dans les cités et les villes, les places d'habitation étaient généralement identifiées par la rue et le numéro.

Chaque inscription, quelle qu'elle soit, était précédée de la lettre « a », « b », « c » ou « d », de façon que la relation au type de description soit clairement comprise. Ainsi, « b con. 4 lot 6 » ou « b 60 » signifiait que la description se rapportait à « rang ou concession et lot, ou numéro de cadastre » et « c 14 James » signifiait qu'elle se rapportait à « rue et numéro de la maison ».

Maisons et institutions

Maisons

Colonne 4 - En voie du construction
Colonne 5 - Vacante
Colonne 6 - Habitées

Institution

Colonne 7 - Nom spécial ou légal
Colonne 8 - Nombre de bâtiments
Colonne 9 - Nombre de familles dans la maison ou l'institution
Colonne 10 - Nombre de chambres dans la maison ou l'institution pour chaque famille
Colonne 11 - Nombre d'internes dans l'institution, à parts les familles, officiers et employés

Pour les besoins du recensement, le terme maison était défini ainsi : « toute construction qui abrite un être humain ». Les réponses relatives aux maisons étaient indiquées dans la colonne appropriée (c.-à-d. en construction, vacante, inhabitée).

Dans la colonne « en construction », « vacante » ou « inhabitée » appropriée, la matière dont elle était construite était indiquée par les lettres initiales « b » pour bois, « br » pour briques, « p » pour pierre, et « c » pour composite (crépi ou maison construite de deux matières ou plus). Le nombre de maisons construites sur le lot ou place d'habitation était également inscrit dans la colonne appropriée. Le nombre (c.-à-d. le nombre de maisons) était placé au-dessus de la lettre initiale du matériau utilisé. Par exemple, 1/br dans la colonne « en construction » signifiait qu'une maison en brique était en construction sur un lot; 2/c dans la colonne « inhabitée » signifiait que deux maisons construites en matériau composite sur un lot étaient inhabitées.

S'il y avait des maisons vacantes inhabitables, elles n'étaient pas inscrites.

Pour les fins du recensement, le terme Institution désignait un « ménage d'institution [qui] comprend les établissements tels que hôpitaux, asiles, maisons des pauvres, prisons, pénitenciers, collèges, casernes, etc. [...] mais [comprend] aussi les édifices dans lesquels il n'y a pas de ménage, d'occupants ou même de gardiens, tels que les églises et les écoles. » Le nom spécial ou légal de chaque institution devait être donné, ainsi que le nombre d'édifices qui la composaient.

Si la maison ou l'institution était occupée par plus d'une famille, le nombre était indiqué en fraction, dans la même colonne que le nombre de chambres. Le nombre supérieur correspondait au nombre de chambres et le nombre inférieur, au nombre de familles. Ainsi, s'il y avait deux familles dans une maison de six chambres, le nombre de chambres pour chaque famille était inscrit comme 6/2; s'il n'y avait qu'une chambre pour deux familles, le nombre était inscrit comme ½.

Le Nombre d'habitants dans l'institution comprenait le nombre d'habitants dans l'édifice, à l'exclusion des officiers et des employés.

Biens fonciers

Biens fonciers possédés

Colonne 12 - Grand total d'acres
Colonne 13 - Nombre de lots de ville ou de village
Colonne 14 - Nombre de maisons
Colonne 15 - Nombre de magasins, entrepôts, etc.
Colonne 16 - Nombre de granges étables et autres dépendances
Colonne 17 - Nombre de silos, et capacité en pieds cubes
Colonne 18 - Nombre d'établissements manufacturiers

Biens fonds affermés ou autrements tenus

Colonne 19 - Grand total d'acres
Colonne 20 - Nombre de lots de ville ou de village
Colonne 21 - Nombre de maisons
Colonne 22 - Nombre de magasins, entrepôts, etc.
Colonne 23 - Nombre de granges étables, d'écuries et autres dépendances
Colonne 24 - Nombre de silos, et capacité en pieds cubes
Colonne 25 - Nombre d'établissements manufacturiers

Ces colonnes concernent les biens fonciers possédés ou loués par une personne. Les terrains et bâtiments n'étaient pas restreints à la localité où la personne résidait, mais comprenaient tous les terrains, bâtiments et établissements manufacturiers que la personne possédait au Canada.

Le grand total d'acres comprenait les lots de ville ou de village, les lots de ferme, etc., occupés ou non, et cultivés ou non.

La capacité en pieds cubes d'un silo carré ou oblong était calculée en multipliant la longueur par la largeur et le produit ainsi obtenu par la hauteur, tels que mesurés en pieds linéaires; dans le cas d'un silo rond, en multipliant le carré du diamètre par 0,7854 et par la hauteur.

Église ou lieu de culte

Colonne 26 - Confession religieuse
Colonne 27 - Nombre de communiants
Colonne 28 - Nombre de places dans l'édifice

Écoles du dimanche

Colonne 29 - Confession religieuse
Colonne 30 - Nombre d'officiers et d'instituteurs
Colonne 31 - Nombre d'élèves

École publique

Colonne 32 - Nombre de salles
Colonne 33 - Nombre d'instituteurs
Colonne 34 - Nombre d'élèves

La situation de chaque église et école était décrite et les détails étaient obtenus du clergyman, prêtre ou ministre qui en avait la charge. Le nom de la confession religieuse, le nombre de communiants ou membres de l'église et le nombre de places étaient également obtenus auprès de ces personnes.

Les surintendants des écoles du dimanche devaient fournir les informations requises sur ces organisations. Si l'école n'était pas sous le contrôle d'une confession religieuse, elle pouvait être inscrite comme école unie, et les diverses églises qui y étaient intéressées pouvaient être indiquées par les initiales ou autres abréviations qui les représentaient. Le nombre d'officiers et d'instituteurs était le nombre total de ceux qui étaient ainsi employés dans l'école, et le nombre d'élèves était le « total de ceux dont les noms [avaient été] entrés comme assistant aux classes durant les trois mois finissant le 31 mars 1901. »

Voir les abréviations des confessions religieuses sous le tableau 1, « Citoyenneté, Nationalité et Religion ».

Les détails concernant les écoles (publiques et privées) étaient obtenus de l'instituteur en chef ou du principal de chaque école. Le nombre « d'appartements » était le nombre de pièces occupées par les élèves comme classes ou salles d'études, à l'exclusion des débarras, salles de repos ou tout autre type de pièces qui ne servaient pas de classes. « Le nombre d'élèves [devait être] le total de ceux qui [avaient] assisté aux classes pendant les trois mois finissant le 31 mars 1901, dont le registre de l'école [faisait] preuve. »

Notes

17 Hillman, Thomas. Catalogue de recensements sur microfilm, 1901, Ottawa, 1993, p. xiii.