
La rébellion du Nord-Ouest
À l'automne 1885, le Conseil privé a été inondé de pétitions, provenant de partout au pays, de citoyens exprimant leur point de vue sur le sort de Louis Riel (1844-1885). Après avoir constitué un gouvernement provisoire pour représenter les intérêts des Métis et des Premières Nations en Saskatchewan, Riel a dirigé un mouvement de résistance armée contre la milice canadienne, qui avait été dépêchée pour écraser ce soulèvement politique. Riel avait été gracié et condamné à l'exil dix ans auparavant par le Conseil privé sous Alexander Mackenzie (1822-1892), mais son rôle dans cette rébellion de 1885 lui a valu cette fois une accusation de haute trahison et une condamnation à mort par pendaison. De l'arrestation de Riel en mai 1885 jusqu'à longtemps après son exécution, qui a eu lieu en novembre de la même année, le Cabinet a dû faire face aux nombreux soubresauts de cette affaire controversée. Outre l'indignation générale dans le pays, des contestations ont surgi concernant la santé mentale de Riel, son appel au Conseil privé de la Reine en Angleterre, la preuve déposée durant son procès, ainsi que sa tragique exécution.
Plusieurs de ces documents ont été classés dans les dossiers inactifs du Conseil privé.




