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Michel Tremblay

  Michel Tremblay
 

Si la biographie de Michel Tremblay comporte plus de titres que d'événements, c'est que sa vie tout entière a été placée sous le signe de l'écriture. Même son premier et dernier emploi « professionnel », ce métier de typographe qu'il a exercé de 1963 à 1966, n'avait-il pas quelque chose à voir avec elle? Certes, pour le petit gars du Plateau Mont-Royal né le 25 juin 1942 dans un milieu modeste, il fallait bien, après sa onzième année, quitter l'école pour gagner sa vie, mais aussi, en s'inscrivant aux Arts graphiques, marcher sur les traces de son père, un ouvrier pressier. Celui-ci n'avait-il pas fait rêver son petit garçon en lui racontant qu'il était le seul dépositaire du fameux rouge des boîtes de soupe Campbell? Pourtant, Michel Tremblay avait secrètement écrit un court roman dans des cahiers d'écolier à l'âge de dix-sept ans. Cette vocation d'écrivain, il la doit à sa mère, Nana, qui lui a transmis son goût de la lecture et sa fabuleuse imagination. Nana mourra trop tôt et ne connaîtra jamais le premier succès de son fils, lauréat, en 1964, du concours des jeunes auteurs de Radio-Canada pour sa première pièce Le Train. Mais elle sera au cœur d'une œuvre qui, après avoir mis en scène, des Belles-sœurs (1968) à Bonjour, là, bonjour (1974), la misère morale et sociale de la cellule familiale québécoise, exaltera son quartier et sa famille dans une série romanesque, Chroniques du Plateau-Mont-Royal (de 1978 à 1991).

Cette quête du monde de l'enfance qui s'affirmera dans une série de récits autobiographiques -- des Vues animées (1990) à Un ange cornu avec des ailes de tôle (1994) -- ne saurait faire oublier qu'elle tient d'une quête d'identité plus profonde. Cette quête d'abord suggérée dans les figures théâtrales du travesti (Hosanna, 1973) ou du double (Damnée Manon, Sacrée Sandra, 1977) trouve son accomplissement dans la figure romanesque et théâtrale de Jean-Marc. Depuis Le Cœur découvert (1986) jusqu'à L'Homme qui entendait siffler une bouilloire (2000) le personnage qui rachète, dans tous les sens du terme La Maison suspendue (1990), lieu d'origine de la famille des Chroniques, est devenu en quelque sorte l'alter ego de l'auteur. À travers lui, Michel Tremblay réussit à concilier fiction et confidence, roman et autobiographie. Pourtant, cette écriture si personnelle est aussi universelle comme en témoigne son extraordinaire rayonnement international. Faut-il rappeler que les pièces de Michel Tremblay ont été traduites en plus de vingt-cinq langues et jouées sur les scènes du monde entier? Cette œuvre foisonnante qui compte également des comédies musicales dont la célèbre Demain matin, Montréal m'attend (1970), des traductions et des adaptations entre autres d'auteurs américains, a été couronnée par de multiples prix -- le prix Victor-Morin (1974), le prix France-Québec (1984), le prix Chalmers (1986), le prix Molson, le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène (1999) -- et nominations au Québec comme à l'étranger -- « Montréalais le plus remarquable des deux dernières décennies dans le domaine du théâtre » (1978), Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres de France (1994).


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