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Communiqué de presse Le dépistage du cancer de la prostate vaut-il la peine? Le débat continue p. 49 Current and projected annual direct costs of screening asymptomatic men for prostate cancer using prostate-specific antigen Murray D. Krahn, MD, MSc; B. Ann Coombs, MSc; Isra G. Levy, MD, MScP [abstract / résumé] p. 70 Prostate-specific antigen testing in Ontario: reasons for testing patients without diagnosed prostate cancer Peter S. Bunting, PhD; Vivek Goel, MD et al [abstract / résumé] Combien coûtent les tests de dépistage de l'antigène prostatique spécifique (APS)? Cher, mais moins qu'on l'indiquait auparavant. Murray Krahn et ses collaborateurs indiquent que le coût estimatif réel du dépistage de l'APS au Canada a atteint 45 millions de dollars en 1995. Si tous les hommes admissibles au Canada avaient subi un test de dépistage de l'APS en 1995, il en aurait coûté 317 millions de dollars soit plus que le coût de tous les traitements contre le cancer de la prostate dispensés au Canada au cours de la même année. Les auteurs s'attendent à ce que le coût réel grimpe à 66 millions de dollars en 2000. Même dans ce cas, ils prédisent que le coût du dépistage de l'APS représentera moins de 0,15 % des coûts directs que le Canada consacre aux soins de santé, ce qui est beaucoup moins qu'on l'avait indiqué auparavant. En dépit des coûts, Peter Bunting et ses collaborateurs ont constaté que la plupart des médecins prescrivent des tests de dépistage de l'APS pour dépister le cancer de la prostate, souvent à la demande du patient. Dans l'enquête qu'ils ont réalisée dans la région de Toronto auprès de plus de 200 médecins qui s'occupaient de patients chez lesquels on n'avait pas diagnostiqué de cancer de la prostate, Peter Bunting et ses collaborateurs ont constaté que 63 % des médecins avaient commandé des tests de dépistage de l'APS pour dépister le cancer de la prostate, 40 % pour investiguer des symptômes urinaires et 33 % pour donner suite à une intervention médicale ou pharmacothérapeutique. Le patient a demandé à subir le test de dépistage dans 63 % des cas. Il semble aussi y avoir des différences importantes entre les spécialités : les urologues et les médecins de famille ont tendance à ne pas prescrire un test de dépistage de l'APS pour les mêmes raisons.
Le gouvernement du Canada couche avec l'industrie du tabac p. 61 Medical thunder is required to stir the Chrétien government Frederic Bass, MD, DSc [full text] Le gouvernement fédéral n'a pas tenu sa promesse de 1994 : il s'était engagé à lancer la plus importante campagne anti-tabac jamais vue au Canada. Même s'il tire plus de deux milliards de dollars par année des taxes sur le tabac, le gouvernement n'a consacré que 10 millions de dollars aux mesures anti-tabac en 1997. Entre-temps, écrit le Dr Frederic Bass, une «épidémie de tabagisme» sévit chez les femmes, dont le taux de mortalité à cause du cancer du poumon a plus que triplé depuis 1969. «Au Canada, l'industrie du tabac est un prédateur vicieux avec lequel le gouvernement fédéral demeure ancré dans un partenariat financier symbiotique passif», affirme le Dr Bass.
Pourquoi les patients hypertendus cessent-ils de prendre leurs médicaments? p. 31 Persistence with treatment for hypertension in actual practice J. Jaime Caro, MD, CM; Maribel Salas, MS, MD; et al [abstract / résumé] p. 41 Effect of initial drug choice on persistence with antihypertensive therapy : the importance of actual practice data J. Jaime Caro, MD, CM; JeanneL. Speckman, MSc; et al [abstract / résumé] p. 64 Compliance in hypertension : Why don't patients take their pills? Martin G. Myers, MD [full text] Traités comme il se doit, les patients hypertendus peuvent réduire leur risque de crise cardiaque et d'accident cérébrovasculaire. Pourquoi y a-t-il alors tellement de patients qui refusent de prendre leurs médicaments? Dans une nouvelle étude portant sur 27 364 adultes chez lesquels on venait de diagnostiquer une hypertension, plus de 20 % ont cessé de prendre leurs médicaments avant la fin de la première année de traitement. En se fondant sur la base de données administratives de la Saskatchewan, Jaime Caro et ses collaborateurs ont suivi l'utilisation des médicaments chez presque 80 000 patients hypertendus pendant un an. Dans un document d'accompagnement, les auteurs ont découvert un lien entre l'observation à long terme et la catégorie des médicaments prescrits au début. Six mois après le diagnostic, 20 % des patients auxquels on a prescrit au début un diurétique ne prenaient pas d'antihypertenseur. Les taux d'observation étaient légèrement plus élevés (11 %) dans le cas des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) que dans celui d'autres catégories de médicaments. Dans un article d'opinion sur ces études importantes, Martin Meyer présente plusieurs causes d'inobservation, y compris des attitudes négatives de la société face à la prise de médicaments et l'abondance de renseignements maintenant disponibles sur les effets secondaires. Les médecins peuvent aider à combattre ces problèmes en prescrivant des médicaments moins coûteux et qui agissent plus longtemps et en fournissant des renseignements plus équilibrés. |