Page d'accueil d'AMC
A l'AMC
Représentation et communications
Services aux membres
Publications
Développement professionnel
Ressources cliniques

Du neuf
Communiquer avec l'AMC
Recherche du site Web
Plan du site Web


CMAJ
CMAJ - September 7, 1999CMAJ - le 10 aoùt 1999

Communiqué de presse

Les antihypertenseurs peuvent-ils avoir une incidence sur les processus de la pensée?

p. 501  Calcium-channel blockers and cognitive function in elderly people: results from the Canadian Study of Health and Aging — Colleen J. Maxwell, PhD; David B. Hogan, MD; Erika M. Ebly, PhD [full article]

p. 534  Searching for a link between calcium-channel blockers and cognitive function — Henry B. Dinsdale, MD [full article]

L'utilisation généralisée des inhibiteurs calciques dans le traitement de l'hypertension suscite de plus en plus de préoccupations au sujet de leurs effets indésirables possibles sur la cognition.

Colleen Maxwell et ses collaborateurs ont utilisé des données tirées de l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada pour évaluer s'il y a un risque accru de déclin de la cognition chez les patients hypertendus qui prennent des inhibiteurs calciques par rapport à ceux qui prennent d'autres antihypertenseurs. Les auteurs signalent que les sujets plus âgés qui prennent des inhibiteurs calciques semblent beaucoup plus vulnérables à un déclin de la cognition après cinq ans que ceux qui prennent d'autres antihypertenseurs.

Même si cette constatation peut avoir d'importantes ramifications pour le traitement de l'hypertension chez les personnes âgées, les auteurs recommandent d'entreprendre des études de plus grande envergure afin d'analyser le lien entre le traitement de l'hypertension, les fluctuations de la tension artérielle et la fonction cognitive chez les personnes âgées.

Dans un éditorial connexe, le Dr Henry Dinsdale prévient que les effets des inhibiteurs calciques font toujours l'objet d'hypothèses et que des études plus poussées s'imposent. Il recommande aux médecins de s'en remettre aux lignes directrices en vigueur sur le traitement de l'hypertension chez les personnes âgées.


Refermer l'écart entre la science et le rituel

p. 519  Practice guidelines for clinical prevention: Do patients, physicians and experts share common ground? — Marie-Dominique Beaulieu, MD; et al [full article]

p. 528  Prisoners of ritual — Richard B. Goldbloom, MD [full article]

Le dicton selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir semble avoir été bien appris à la fois par les médecins de famille et par leurs patients. Dans leur étude sur l'acceptation par les médecins et les patients des recommandations de «spécialistes de la prévention», Marie-Dominique Beaulieu et ses collaborateurs signalent que lorsque des recommandations de spécialistes — même si elles reposent sur des données probantes solides — entrent en conflit avec des attentes et des besoins perçus des médecins et des patients, ceux-ci risquent de ne pas en tenir compte.

Dans leur étude qui a mis à contribution des groupes de réflexion de médecins et de patients, le Dr Beaulieu et ses collaborateurs ont constaté que les médecins et les patients ne sont pas disposés à laisser tomber l'examen médical annuel — qu'un groupe de travail d'experts a recommandé de laisser tomber en 1980 — et qu'ils ont en commun beaucoup d'autres avis contraires à ceux des «spécialistes de la prévention». Les auteurs recommandent aux auteurs de guides d'apprendre à mieux comprendre les valeurs des patients et des médecins afin de créer des stratégies de communication ciblées qui tiendront compte de ces différences.

Dans un éditorial connexe, le Dr Richard Goldbloom soutient que l'aspect rassurant du rituel est un des principaux obstacles que doivent surmonter ceux qui cherchent à améliorer les soins de santé préventifs au cours de la rencontre clinique.


Il n'y a rien de gratuit

p. 539  Why not private health insurance? 1. Insurance made easy — Raisa Deber, PhD; Alina Gildiner, BSc (PT); Pat Baranek, MA [full article]

p. 545  Why not private health insurance? 2. Actuarial principles meet provider dreams — Raisa Deber, PhD; Alina Gildiner, BSc (PT); Pat Baranek, MA [full article]

On continue d'invoquer l'expansion du financement du système de santé du Canada par l'assurance privée comme solution aux troubles qui assaillent le système public de soins de santé du Canada. Raisa Deber et ses collaborateurs soutiennent toutefois que les principes même de l'industrie de l'assurance montrent que l'assurance privée ne serait pas une panacée pour tous les problèmes du système.

Raisa Deber et ses collaborateurs ont appliqué les principes de l'industrie de l'assurance à la fois à un système parallèle et à un système complémentaire et ont conclu que les incitations financières pousseront les assureurs privés à limiter et plafonner la couverture et que la sélection des risques augmentera le coût d'un régime financé par le secteur public. Lorsque l'on a interviewé 10 assureurs et employeurs, ils ont reconnu qu'un système privé parallèle est incompatible avec le principe de l'assurance et que l'assurance supplémentaire serait limitée à certaines personnes et à certains services. Deber et ses collaborateurs concluent que l'assurance privée représente les rêves en couleur de certains fournisseurs et patients, mais qu'aucun assureur privé sur un marché concurrentiel ne risque de se précipiter pour offrir une assurance universelle, complète et abordable à tous ceux qui voudraient l'acheter.


La malnutrition chez les patients âgés hospitalisés

p. 511  Nutrition survey in an elderly population following admission to a tertiary care hospital — Nahid Azad, MD; et al [full article]

La malnutrition chez les patients âgés dans les établissements est devenue un enjeu qui soulève des préoccupations cliniques mais qui demeure en grande partie méconnu dans les hôpitaux de soins actifs. Le DrNahid Azad et ses collaborateurs ont interviewé 152 patients âgés dans un centre de soins tertiaires pour vérifier la sensibilité de trois outils de dépistage nutritionnel et déterminer la prévalence de la malnutrition chez les patients âgés.

Les auteurs signalent que 59 % des patients étaient mal nourris ou présentaient un risque moyen de malnutrition, mais ils ont aussi constaté que les trois outils de dépistage essayés ont donné des résultats médiocres comparativement à l'évaluation détaillée de la nutrition. Ils recommandent de pousser les recherches sur la malnutrition chez les personnes âgées en contexte de soins actifs et préconisent l'élaboration d'un outil de dépistage validé.