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Mot du rédacteur en chef JAMC 1998;158:999 © 1998 Association médicale canadienne Même s'il y a des différences évidentes entre une scie à chaîne et un violon, il y a aussi une ressemblance frappante. L'utilisation des deux entraîne des mouvements répétitifs. Des études en médecine industrielle ont révélé que l'utilisation d'une scie à chaîne ou d'une autre pièce d'équipement pendant une période prolongée peut causer des troubles musculosquelettiques incapacitants. Christine Zaza se demandait si les musiciens ont les mêmes problèmes et elle a constaté que c'est le cas (page 1019). Comme la plupart des musiciens sont travailleurs indépendants, ces blessures ne sont pas consignées par les programmes d'indemnisation des travailleurs et il y a donc peu de renseignements disponibles sur la fréquence des troubles musculosquelettiques liés à l'exécution de la musique (TMEM). Zaza a effectué des recherches sur l'incidence et la prévalence des TMEM. Elle a trouvé peu d'études, dont quelques-unes seulement satisfaisaient à ses critères préétablis sur la qualité des études. Dans le cas des 3 études qui ont établi une distinction entre des troubles légers et des problèmes plus graves, le problème était plus grave chez jusqu'à 47 % des adultes et chez 17 % des étudiants en musique du niveau secondaire. Cette fréquence ressemble à celle de ces problèmes chez d'autres travailleurs qui effectuent des mouvements musculaires répétitifs. Zaza recommande qu'on effectue des recherches sur les facteurs de risque afin de mieux comprendre les causes de TMEM et d'aider à orienter les programmes de prévention. Robert Remis et John Gill démontrent que certaines personnes infectées par le VIH à la suite de transfusions sanguines sont encore inconnues pour la Société canadienne de la Croix-Rouge (page 1027). Dans ces circonstances, la Société ne peut satisfaire à son obligation de prévenir toutes les personnes infectées à la suite d'une transfusion. Les auteurs proposent une façon relativement simple de détecter ces cas : elle consisterait à donner à la Société accès à des données relatives aux receveurs infectés par le VIH qui demeurent inconnus pour l'organisme. Ces renseignements permettraient à la Société de repérer les personnes qui ont reçu une transfusion provenant de la même unité de sang ou d'autres unités de sang du même donneur infecté par le VIH. On pourrait ainsi identifier un nombre important de receveurs infectés par le VIH qui ne présentent aucun symptôme et leur offrir des traitements. Nous sommes d'accord avec Remis et Gill lorsqu'ils affirment que Santé Canada, l'organisme fédéral chargé de réglementer la collecte et la distribution du sang et des produits sanguins au Canada, devrait intervenir énergiquement et rapidement pour donner suite à des recommandations. Le thé vert sert à des fins médicinales en Chine depuis environ 5000 ans, et il représente environ 20 % de la consommation mondiale de thé. Dans le cadre de notre série qui se poursuit sur les traitements non conventionnels contre le cancer, Elizabeth Kaegi examine les données probantes relatives à la sûreté et à l'efficacité du thé vert à la fois comme agent thérapeutique et comme agent de prévention (page 1033). L'ancien premier ministre Mackenzie King était bien connu pour de nombreux traits. L'histoire de son frère Max, médecin au tournant du siècle, est moins bien connue et il est heureux que Charlotte Gray, rédactrice collaboratrice, ait découvert toute une masse d'information sur le «Dr Max» pendant qu'elle effectuait ses recherches avant de publier son récent succès de librairie, Mrs. King: The Life and Times of Isabel Mackenzie King (page 1066). Sa description touchante d'un médecin vivant dans la pauvreté et survivant grâce à la générosité de son frère en dit beaucoup sur l'état de notre profession au début du siècle et sur les progrès qu'elle a réalisés depuis.
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