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Préparatifs en vue de la saison grippale © 1998 Ministère de la santé Adaptation de : «Déclaration sur la vaccination antigrippale pour la saison 1998B1999», préparée la Comité consultatif national de l’immunisation et publiée dans le Relevé des maladies transmissibles au Canada, 1998;24 (DCC-2). La vaccination annuelle des personnes à risque élevé représente la façon la plus efficace d’atténuer les effets de la grippe. La vaccination doit avoir lieu chaque année, d’une part, parce que l’immunité s’affaiblit et, de l’autre, parce qu’on modifie le vaccin chaque année pour y intégrer les antigènes des virus grippaux déjà en circulation de même que les souches émergentes. Le vaccin trivalent recommandé pour la saison grippale 1998/1999 contient une souche analogue à A/Beijing/262/95 (H1N1), une souche analogue à A/Sydney/5/97 (H2N3) et (pour la grippe de typeB) une souche analogue à B/Harbin/7/94. Le vaccin est offert sous forme de préparation à virus sous-unitaire (fractionné chimiquement). Ce type de préparation entraîne habituellement moins d’effets secondaires que les préparations à base de virus entier. Les programmes de vaccination mis sur pied par les services de santé publique devraient être axés sur trois groupes, le premier étant composé de personnes à risque élevé de complications de la grippe (voir encadré).15 Les personnes qui pourraient transmettre la grippe aux sujets à risque élevé devraient également être vaccinées chaque année. Ce groupe englobe les médecins et les autres professionnels de la santé qui travaillent dans des hôpitaux, des cliniques externes et d’autres établissements ainsi que les autres employés qui ont des contacts avec les patients dans ces milieux. Les personnes (y compris les enfants) vivant sous le même toit que les sujets à risque élevé qui ne peuvent pas être vaccinés ou qui peuvent ne pas bien répondre à la vaccination constituent le deuxième groupe. Le troisième groupe pour qui la vaccination antigrippale pourrait être envisagée est celui des personnes qui assurent des services communautaires essentiels. La protection contre la grippe permet d’empêcher que les activités courantes soient complètement perturbées pendant une épidémie. La protection conférée par le vaccin débute habituellement environ deux semaines après son administration et peut durer 6 mois ou plus. Toutefois, chez les personnes âgées, le titre d’anticorps peut chuter en-deçà des seuils protecteurs après 4 mois ou moins; ainsi, le meilleur moment pour vacciner ces personnes est le mois de novembre. Les programmes de vaccination destinés aux résidents des établissements de soins prolongés doivent commencer dès que le vaccin est prêt (en septembre ou au début d’octobre) pour garantir une couverture élevée avant toute circulation importante du virus grippal. Pendant la saison grippale 1998/1999, aucun vaccin à virus entier inactivé ne sera offert au Canada. Les personnes âgées de 9 ans ou plus devraient recevoir une dose unique (0,5 mL) du vaccin sous unitaire. Les enfants âgés de moins de 9 ans qui n’ont jamais été vaccinés contre la grippe devraient recevoir une seconde dose quatre semaines après la première. Dans ce dernier groupe, la dose est de 0,5 mL pour les enfants âgés de 3 à 8 ans et de 0,25 mL pour ceux âgés de 6mois à 35 mois. L’administration intramusculaire est privilégiée pour tous les groupes d’âge. Les vaccins qu’on trouve actuellement sur le marché ne sont pas très efficaces chez les nourrissons âgés de moins de 6 mois; la vaccination n’est donc pas recommandée pour ce groupe d’âge. Les vaccins antigrippaux sont sûrs et les effets secondaires sont minimes. Une douleur au site d’injection qui dure quelques jours est une réaction courante mais mineure. La fièvre et les malaises sont moins courants et sont habituellement associés à l’administration du vaccin à virus entier. Les réactions allergiques sont rares. Le vaccin ne doit pas être administré aux personnes qui ont eu une réaction anaphylactique à un vaccin antérieur ou présentant une hypersensibilité immédiate (anaphylaxie) aux oeufs. La vaccination devrait être reportée chez les personnes atteintes d’une maladie fébrile aiguë. Les femmes enceintes peuvent recevoir le vaccin à n’importe quel stade de la grossesse, et le vaccin est recommandé pour celles qui font partie des groupes à risque élevé. L’amélioration des activités de surveillance de la grippe à l’échelle mondiale a permis de choisir des souches vaccinales qui sont étroitement apparentées aux souches en circulation. Lorsque le degré de similitude est élevé, la vaccination permet de prévenir la maladie chez environ 70 % des enfants et des adultes en bonne santé.6 Chez les personnes âgées vivant en centre d’accueil, la vaccination permet de prévenir de 50 % à 60 % des hospitalisations et des pneumonies et jusqu’à 80 % des décès, bien que l’efficacité contre la grippe elle-même ne soit peut être que de l’ordre de 30 à 40 %.7 Parce que la recommandation d’un professionnel de la santé représente souvent un facteur important dans la décision de se faire vacciner ou non, les médecins devraient se rappeler que les consultations par les patients à risque élevé durant l’automne représentent une excellente occasion de leur offrir le vaccin et de répondre à leurs préoccupations concernant son efficacité et ses effets secondaires. De plus, il existe un chevauchement considérable des groupes cibles pour le vaccin antigrippal et le vaccin antipneumococcique, et les deux vaccins peuvent être administrés en même temps (à des sites différents) sans augmentation du risque d’effets secondaires.8
Références
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