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CMAJ
CMAJ - January 26, 1999CMAJ - le le 26 janvier 1999

Mot du rédacteur en chef

JAMC 1999;160;167

© 1999 Association médicale canadienne


Le cancer envahissant du col utérin est maintenant l'une des maladies qu'on utilise pour définir les cas de sida. Au cours d'une étude portant sur près de 400 femmes canadiennes infectées par le VIH, Catherine Hankins et ses collaborateurs ont constaté la présence du papillomavirus humain (HPV), que l'on considère comme la cause du cancer envahissant du col, chez presque 70 % des femmes et chez 91 % de celles qui avaient une dysplasie spinocellulaire du col (page 185). L'infection par le HPV était plus susceptible d'être présente chez les femmes dont la numération de leucocytes CD4 n'atteignait pas 0,20 × 109/L, chez les femmes plus jeunes, chez les femmes non blanches et chez celles qui n'utilisaient pas régulièrement le condom au cours de relations sexuelles. Ces résultats s'ajoutent aux données probantes selon lesquelles l'examen cytologique régulier du col est essentiel chez les femmes infectées par le VIH.

Des registres du cancer du monde entier ont commencé à consigner de plus en plus de nouveaux cas de cancer du testicule. En se fondant sur le registre ontarien, Hannah Weir et ses collaborateurs ont démontré que l'augmentation totale de l'incidence atteint 59 % depuis 1964 et que la plus importante hausse a été enregistrée chez les hommes de 15 à 29 ans (page 201). Les facteurs suspects habituels qui auraient pu provoquer artificiellement cette augmentation (nouveaux tests de diagnostic, dépistage amélioré, changements de codage) ne sont pas présents. L'augmentation semble réelle et cette tendance est probablement vraie pour l'ensemble du Canada. Laurence Klotz explore des causes possibles, y compris la présence d'estrogène et de substances analogues dans l'environnement (page 213).

C'est maintenant la période de l'année où beaucoup d'entre nous qui vivent dans des climats nordiques se dirigent vers le Sud et où les journaux médicaux, y compris le JAMC, se sentent obligés de nous rappeler les divers microbes et parasites qui nous attendent. En 1997, 1036 Canadiens sont revenus au pays avec le paludisme et il y en a probablement beaucoup plus qui ont souffert de la maladie en voyage. Claudia dos Santos et ses collaborateurs ont interviewé, dans le salon de départ de l'Aéroport international Pearson, des voyageurs qui attendaient un vol à destination de l'Inde (page 195). Même si les deux tiers considéraient le paludisme comme un problème sérieux et si plus de la moitié avaient consulté un médecin avant le voyage, 31 % seulement avaient l'intention d'utiliser une chimioprophylaxie et 7 % seulement s'étaient vu prescrire un protocole pharmaceutique recommandé. Dick MacLean et Brian Ward présentent des commentaires sur la gravité du problème et exhortent les médecins à dispenser de bons conseils provenant de sources appropriées, y compris des sites Web (page 211).

Une substance à réaction lente, découverte en 1940 et identifiée par la suite comme leukotriène, provoque une contraction prolongée des muscles lisses. On soupçonne depuis longtemps qu'elle a un rôle à jouer dans l'asthme. Au cours de l'année écoulée, on a vu apparaître une nouvelle catégorie de produits commerciaux pour le traitement de l'asthme, les antileukotriènes. Paolo Renzi présente une revue détaillée de ces nouveaux agents et de leur rôle clinique possible comme anti-asthmatiques (page 217). Dans un éditorial d'accompagnement, Paul O'Byrne passe en revue la mise au point de ces médicaments et prévient qu'il est peu probable que les antileukotriènes remplacent les corticostéroïdes inhalés à faibles doses comme traitement privilégié contre l'asthme bénin persistant (page 209).

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