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Mot du rédacteur en chef JAMC 1999;160;295 © 1999 Association médicale canadienne Il est un peu dépassé de penser aux praticiens de la médecine comme à des «hommes en sarrau blanc». Or, même si les femmes constituent maintenant plus de la moitié de l'effectif de la plupart des classes de première année de médecine au Canada, il n'est pas toujours évident que les facultés de médecine qui ont toujours été conservatrices favorisent des attitudes qui évoluent avec la société. Au cours de leur étude de cohortes, Susan Phillips et Karen Ferguson ont sondé 70 étudiants de première année de la Faculté de médecine de l'Université Queen's et constaté qu'ils avaient tendance à rejeter les stéréotypes quant aux rôles des sexes (page 357). Un nouveau sondage réalisé auprès de 54 des étudiants de l'Université Queen's 3 ans plus tard a montré que pendant leurs études en médecine, ils acceptaient un peu moins les stéréotypes quant aux rôles des sexes et exerçaient moins de contrôle dans leurs contacts avec des patientes. Dans un éditorial d'accompagnement, Christel Woodward félicite les facultés de médecine et exprime de l'espoir à l'égard des futurs médecins, mais elle soutient aussi qu'il n'y aura pas lieu d'être satisfaits tant que le sexisme n'aura pas disparu de la médecine (page 347). Même si les arguments en faveur de la pratique sont d'ordre méthodologique, on sait bien que les femmes sont aussi souvent exclues des études cliniques, tout comme les personnes âgées et les patients qui ont des comorbidités. Dans leur étude systématique sur la prévalence et le traitement de la douleur chez les adultes âgés vivant en établissement, Patricia Fox et ses collaborateurs ont constaté que même si beaucoup de patients souffraient, on n'a évalué un traitement visant à atténuer la douleur dans ce contexte que dans trois études d'envergure limitée seulement (page 329). Soutenant que la communauté médicale doit aller au-delà des sondages et commencer à concevoir des études contrôlées randomisées afin d'évaluer l'efficacité des traitements contre la douleur dans cette population, les auteurs formulent des recommandations en vue de recherches futures. Dans notre série Principes cliniques qui se poursuit sur le cancer de la prostate, on insiste de la même façon sur l'importance d'évaluer l'efficacité des traitements (page 365). Au cours de leur étude sur les soins palliatifs administrés aux patients atteints d'un cancer évolutif de la prostate, Neill Iscoe et ses collaborateurs proposent un guide sur la radiothérapie palliative, la prise en charge des symptômes et le counselling aux patients au sujet de l'utilisation de thérapies complémentaires dont l'efficacité reste à prouver. Tracy Truant et Michael McKenzie soutiennent que lorsqu'il est question de thérapies complémentaires, il ne suffit pas d'envisager les enjeux de l'efficacité (page 351). Dans l'actualité médicale, la controverse suscitée par la recherche du Dr Nancy Olivieri, qui déchire l'Hôpital pour enfants malades de Toronto depuis six mois, pourrait finalement tirer à sa fin, mais Miriam Shuchman affirme que la question laissera des séquelles. Elle présente un compte rendu des résultats d'une étude indépendante sur cette malheureuse affaire, ainsi que des réflexions sur les leçons que l'on pourrait en tirer (page 386). Enfin, pendant qu'il neige, beaucoup d'enfants et de jeunes adultes s'aventurent à l'extérieur, luge à la main, pour envahir les pentes. Les accidents de luge causent souvent des blessures. Dans leur compte rendu portant sur deux cas de blessures à la partie inférieure du torse causées par un accident de luge, Katherine O'Brien et Dan Poenaru indiquent qu'un certain type de luge pourrait être plus dangereux que d'autres (page 353). Barbara Sibbald présente des données sur les blessures causées par les sports d'hiver, tirées du Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (page 302).
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