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Mot du rédacteur en chef JAMC 1999;160:763 © 1999 Association médicale canadienne Certaines maladies semblent exister depuis une éternité. Même si la technologie médicale a fait des bonds de géant, ces maladies continuent de nous harceler. Nous semblons incapables de contrôler des maladies qui peuvent pourtant être traitées et évitées. Demain est la journée mondiale de la tuberculose, un rappel annuel de notre impuissance face à cette maladie. Au XXIe siècle, les descriptions littéraires des romanciers et poètes, dont beaucoup sont morts de tuberculose eux-mêmes, ont entouré d'un halo romantique une maladie sinistre et tragiquement généralisée. Koch a découvert l'organisme causal en 1882, et en 1944, on a constaté l'efficacité du traitement à la streptomycine. Malgré tout, la tuberculose nous menace encore. L'Organisation mondiale de la santé rapporte que 3,8 millions de nouveaux cas de tuberculose active ont été diagnostiqués dans le monde en 1998; or, ce chiffre représente sans doute beaucoup moins de la moitié du nombre réel de cas nouveaux. Nous présentons dans ce numéro deux études originales sur le traitement et les facteurs de risque de la tuberculose (pages 789 et 799), et nous commençons notre série Éléments cliniques sur la tuberculose (page 837). Dirigée par Anne Fanning de l'Université de l'Alberta, la série foisonne d'exemples cliniques et réunit les principaux spécialistes du diagnostic et du traitement de la tuberculose. Nous avons fait beaucoup de chemin depuis qu'Osler faisait observer qu'il «préférait les Adirondacks pour le traitement précoce», mais la route est encore longue devant nous. Même dans le domaine des vaccins, les épidémies d'oreillons une autre maladie évitable peuvent survenir. Dans notre rubrique Santé publique, Caralee Caplan décrit une épidémie à Montréal et donne des trucs pour diagnostiquer et éviter cette maladie (page 865). Tout comme la tuberculose, la schizophrénie auparavant appelée «démence précoce» transporte une longue histoire, une riche mythologie et de lourdes souffrances. Ashok Malla et ses collègues examinent les preuves qu'un traitement précoce axé sur la répression des symptômes aiderait à prévenir une partie des effets à long terme (page 843). Dans un éditorial d'accompagnement, Mary Seeman examine les nouvelles perceptions de la maladie au fil des ans et nous met en garde contre les difficultés d'une intervention précoce (page 826). Le nombre de manuscrits que nous avons reçus a presque doublé depuis deux ans, ce qui a fait diminuer notre taux d'acceptation. Une nouvelle rubrique intitulée «Lettres de recherche» permettra de faire face à l'accroissement de volume et d'intégrer un plus grand nombre de recherches originales dans nos pages (pages 815 et 825). Les articles sont de brefs manuscrits scientifiques soumis aux mêmes règles rigoureuses d'examen par les pairs et de rédaction que nos communications scientifiques, mais elles devraient permettre d'apporter rapidement à nos cliniciens de nouvelles données précieuses. Nous annonçons également que Daniel Gorman, diplômé de l'Université de Toronto en 1998, a remporté cette année le prix Logie. S'inspirant de nombreux exemples, dont le fameux paradoxe de la femme dans le bain, Gorman nous fait cheminer parmi les méandres déontologiques et juridiques déconcertant des soins en fin de vie et de l'euthanasie (page 857). Enfin, nous disons adieu à Peggy Robinson. Rédactrice associée depuis 1991, Peggy occupait également le poste de rédactrice administrative du JAMC depuis un an et demi. Alors qu'elle entreprend une carrière de pigiste, elle laisse derrière elle un journal beaucoup plus fort. Son style, sa grâce et sa diplomatie discrète nous manqueront beaucoup.
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