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CHAMBRE DES COMMUNES

Le mercredi 21 juin 1995


La séance est ouverte à 14 heures.

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Prière

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DÉCLARATIONS DE DÉPUTÉS

[Traduction]

LA SEMAINE DE L'EMPLOI ÉTUDIANT

Mme Georgette Sheridan (Saskatoon-Humboldt, Lib.): Monsieur le Président, les centres d'emploi du Canada pour étudiants célèbrent, du 19 au 23 juin, leur semaine annuelle de l'emploi étudiant.

Le but de cette Semaine de l'emploi étudiant est d'obtenir l'appui des employeurs potentiels et de les sensibiliser aux services disponibles par l'intermédiaire des centres d'emploi du Canada pour les étudiants, à Saskatoon ainsi que dans le reste du pays.

Les gens remarqueront qu'aux manifestations prévues pour célébrer cette semaine, les étudiants portent un macaron qui dit «Employez un étudiant». À Saskatoon, nous avons eu la journée du macaron lundi, la montée des couleurs mardi, aujourd'hui nous avions une vente de hot-dogs, ce qui est tout à fait approprié dans le cas d'étudiants, demain nous aurons une journée d'observation d'emplois et vendredi, ce qui est le plus important, nous aurons la fête de l'emploi étudiant.

Je voudrais remercier chaleureusement tous les jeunes du Centre d'emploi du Canada pour étudiants de Saskatoon, et en particulier Thomasina Burke, de tout le travail fait pour aider les étudiants à trouver, pour l'été, des emplois dont ils ont vraiment besoin.

* * *

[Français]

L'INDUSTRIE MINIÈRE

M. Bernard Deshaies (Abitibi, BQ): Monsieur le Président, je dois déplorer l'inaction du gouvernement dans le secteur de l'industrie minière. Malgré plusieurs initiatives des parlementaires et du Comité des ressources naturelles, ce gouvernement a toujours refusé de venir en aide à cette importante industrie qui emploie des dizaines de milliers de Canadiens et de Québécois.

Le 5 juin dernier, j'ai appuyé la motion du député de Timiskaming-French River qui proposait la mise en place de mesures d'encouragement à l'égard de l'industrie minière. Plutôt que d'agir de manière à assurer la viabilité de l'industrie, le gouvernement a laissé le climat d'investissement se détériorer.

Nous devons nous assurer, que dans le futur, notre secteur minier se développe et continue de créer des milliers d'emplois au Québec et au Canada plutôt qu'ailleurs dans le monde.

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[Traduction]

LES RESSOURCES NATURELLES

M. George S. Rideout (Moncton, Lib.): Monsieur le Président, comme l'avait demandé le Comité des ressources naturelles pendant l'examen de la Loi sur le ministère des Ressources naturelles, la ministre des Ressources naturelles a déposé ce matin le cinquième rapport annuel au Parlement intitulé «L'état des forêts au Canada, 1994».

Les forêts du Canada demeurent l'un des principaux moteurs de la croissance économique au Canada, particulièrement dans certaines régions du pays comme ma province d'origine, le Nouveau-Brunswick, mais elles sont également essentielles à l'environnement.

Le thème du rapport de cette année, «Une question d'équilibre», décrit le défi de fournir notre industrie en bois d'oeuvre tout en préservant un habitat pour la faune.

Le Canada, étant le premier exportateur de produits forestiers au monde, est surveillé de très près par la communauté internationale désireuse de voir comment il parvient à maintenir l'équilibre entre ses besoins économiques et le respect de l'environnement.

[Français]

J'aimerais profiter de cette occasion pour inciter chacun de mes collègues à lire le cinquième rapport annuel déposé au Parlement et à contribuer au débat public portant sur l'avenir de notre ressource naturelle la plus précieuse, la forêt.

* * *

[Traduction]

LA PAUVRETÉ CHEZ LES ENFANTS

M. John Maloney (Erie, Lib.): Monsieur le Président, c'est avec le plus grand trouble que j'aborde la question de la pauvreté chez les enfants, un phénomène généralement associé au tiers monde.

Le Canada ne fait pas partie du tiers monde et pourtant près de 1,3 million d'enfants canadiens vivent dans la pauvreté. C'est là une population suffisante pour former la cinquième province par ordre


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d'importance. Songez-y. C'est scandaleux, incroyable, terrifiant, intolérable, tous ces épithètes s'appliquent.

Il y a cinq ans, le gouvernement canadien s'engageait ici même à éliminer la pauvreté chez les enfants d'ici l'an 2000. Les résolutions et les objectifs ne suffisent pas. Des initiatives concrètes immédiates s'imposent de toute urgence pour lutter efficacement contre la pauvreté.

Personne ne niera qu'il faut éliminer le déficit aussi rapidement que possible, mais essayons de le ramener à zéro dans un esprit de raison et de compassion. En cette période d'austérité budgétaire, n'oublions pas les enfants qui vivent dans la pauvreté. L'avenir de notre pays dépend de la résolution rapide et équitable de ces deux problèmes.

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LE SOMMET DU G-7

M. Bill Blaikie (Winnipeg Transcona, NPD): Monsieur le Président, je voudrais présenter, du Sommet du G-7, une autre interprétation que celle du premier ministre.

En réalité, à ce sommet, les pays membres du G-7 ont omis de discuter de nombre des graves problèmes qui accablent l'économie internationale. Ils n'ont pas parlé de la polarisation grandissante entre les riches et les pauvres dans les pays industrialisés et entre ces pays et ceux du tiers monde. De même, rien n'a été dit sur le problème de la dette extérieure des pays en développement.

Enfin, point des plus importants puisque le premier ministre aime bien en parler, les pays du G-7 n'ont pas abordé la question des spéculateurs.

Les membres du G-7 ont simplement assuré que le FMI disposerait de sommes additionnelles pour pouvoir renflouer les économies qui subiraient les assauts de ces spéculateurs. Dans le contexte actuel, lorsqu'on renfloue ces économies, on aide aux spéculateurs eux-mêmes.

Les pays du G-7 ont tout simplement augmenté l'impact de l'État providence sur les spéculateurs au lieu de s'attaquer à la racine du mal en freinant la spéculation. . .

Le Président: La parole est à la députée de Calgary-Nord.

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LE STAMPEDE DE CALGARY

Mme Diane Ablonczy (Calgary-Nord, Réf.): Monsieur le Président, le 7 juillet, une tradition de l'Ouest se renouvellera. Le Stampede de Calgary, manifestation sur le thème du Far West, inaugurera ses 10 jours de spectacle permanent.

J'invite tous les députés et les Canadiens des quatre coins du pays à venir prendre part aux parades, aux petits déjeuners aux crêpes et aux rodéos. Les cavalcades, les danses de ligne et tous les autres divertissements sont au rendez-vous pour marquer ces jours de réjouissance qui sont chers au coeur des Calgariens et qui attirent des milliers de visiteurs.

Si vous avez l'intention de passer vos vacances au Canada, venez à Calgary au mois de juillet pour participer à la plus grande fête foraine au monde. Nous serons heureux de vous accueillir à bras ouverts, comme on le fait dans le Far West.

Deux mots pour finir. Les libéraux qui ont été punis pour avoir voté contre la position officielle de leur parti devraient porter une attention particulière au concours qui consiste à prendre au lasso un veau, à descendre de monture et à lier les pattes de l'animal en quelques instants. Tout député qui ne se retire pas du régime de retraite des députés aurait intérêt à éviter le concours où il s'agit de lutter contre un cochon qu'on a préalablement enduit de graisse.

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FINISSANTS SANS ACCIDENT

M. Glen McKinnon (Brandon-Souris, Lib.): Monsieur le Président, la période de réjouissance qui marque la fin des études est revenue. Je voudrais profiter de l'occasion pour féliciter, de concert avec mon collègue de Saint-Boniface, les nombreux étudiants qui, un peu partout au Canada, participent au programme «Finissants sans accident».

Encore une fois, les finissants de cette année, où qu'ils soient au Canada, y compris au Manitoba, se feront un devoir de prendre part au programme «Finissants sans accident». Ce programme consiste en des mesures concrètes visant à prévenir les accidents et autres problèmes liés à l'alcool au volant à l'occasion de la remise des diplômes.

«Finissants sans accident» est un programme dirigé par des étudiants avec la collaboration des parents, des enseignants et de la police. Il répond aux besoins et aux attentes des écoles et de leurs étudiants.

Je suis très impressionné par nos étudiants et l'appui qu'ils accordent à «Finissants sans accident». Je joins ma voix à celle du député de Saint-Boniface, pour les féliciter de leur geste. Au nom de la Chambre et de mes collègues, je souhaite à tous les étudiants et à toutes les étudiantes des fêtes de remise des diplômes joyeuses et sans désagréments.

* * *

(1405)

[Français]

LA BIRMANIE

M. Philippe Paré (Louis-Hébert, BQ): Monsieur le Président, permettez-moi aujourd'hui de souligner le 50e anniversaire d'une femme extraordinaire, Mme Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix de 1991 qui se bat pour la démocratie dans son pays, la Birmanie.

Mme Suu Kyi a été emprisonnée et est retenue en résidence surveillée, depuis près de six ans, par les autorités militaires birmanes à la suite des élections qu'elle remportait en 1990 avec plus de 82 p. 100 des suffrages.

Le gouvernement canadien doit poser des gestes concrets pour défendre les valeurs inscrites dans son énoncé de politique étrangère, s'il en reste encore, et faire pression sur les autorités birmanes pour obtenir sa libération.

Le Bloc québécois salue le courage de cette femme et la remercie de mener, dans des conditions extrêmement difficiles, le combat pour la démocratie, la liberté et les droits de la personne.


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[Traduction]

ROGERS SURREY

M. Paul E. Forseth (New Westminster-Burnaby, Réf.): Monsieur le Président, le canal communautaire Rogers de Surrey offre un excellent service aux gens de New Westminster depuis de nombreuses années et, maintenant, les producteurs locaux récoltent les fruits de leur travail acharné.

Le 30 mai, à Halifax, on a reconnu les mérites de la productrice déléguée, Catherine Ackroyd, et des coproducteurs, Jim Reis et Archie Miller, pour leur documentaire sur les troupes canadiennes en Normandie.

L'Association canadienne de télévision par câble a jugé que l'émission d'une heure était le meilleur documentaire au Canada en 1994. L'association des programmateurs de la région du Pacifique a également décerné à l'émission un prix d'excellence provincial à titre de meilleur documentaire.

Ce documentaire, «Lest We Forget», montre, d'un point de vue canadien, les événements dramatiques qui ont entouré le débarquement du jour J grâce à des interviews avec d'anciens combattants du Canadian Scottish Regiment et du premier bataillon de parachutistes canadiens.

En cette année du 50e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est important que tous les Canadiens se rendent compte de ce que nos anciens combattants ont fait pour nous. Je remercie la société Rogers, de Surrey, des services qu'elle offre à ma collectivité, ainsi que de son souci d'excellence depuis toujours dans la programmation communautaire.

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LA JOURNÉE DE LA SOLIDARITÉ AVEC LES AUTOCHTONES

M. Elijah Harper (Churchill, Lib.): Monsieur le Président, en ce jour de solidarité avec les autochtones, j'invite tous les députés de la Chambre à se montrer solidaires avec les autochtones du Canada.

Je voudrais aussi vous transmettre les salutations de l'Assemblée des chefs du Manitoba. J'ai assisté à leur assemblée la semaine dernière, à Winnipeg. Je peux témoigner de leur solidarité, alors qu'on s'apprête à démanteler le ministère des Affaires indiennes et à implanter l'autonomie gouvernementale dans cette province.

En ce jour de solidarité, j'exhorte tous les députés de la Chambre à faire front commun avec les premières nations pour implanter l'autonomie gouvernementale au Manitoba et dans tout le Canada.

* * *

[Français]

LA DÉFENSE NATIONALE

Mme Eleni Bakopanos (Saint-Denis, Lib.): Monsieur le Président, il me fait plaisir, en mon nom et au nom du gouvernement, de saluer la nomination récente de Mme Louise Fréchette au poste de sous-ministre à la Défense. L'arrivée de Mme Fréchette à cet important poste au sein du ministère de la Défense nationale témoigne une fois de plus notre réel engagement à susciter une plus grande participation des femmes dans toutes les sphères d'activité de notre société.

[Traduction]

Louise Fréchette a amorcé sa carrière au ministère des Affaires extérieures et a occupé, depuis, divers postes, dont ceux d'ambassadeur du Canada en Argentine et en Uruguay et, plus récemment, d'ambassadeur du Canada aux Nations Unies, poste qui était occupé pour la première fois par une femme.

Avant d'être nommée sous-ministre de la Défense, elle a été sous-ministre associée au ministère des Finances et a été chargée du G-7.

Cette nomination témoigne du travail ardu et de la persévérance de Mme Fréchette. Au nom de tous mes collègues, je lui souhaite beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions. Félicitations et merci beaucoup.

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LE CHEF DU PARTI RÉFORMISTE

M. Morris Bodnar (Saskatoon-Dundurn, Lib.): Monsieur le Président, ces dernières semaines, nous avons appris que le chef du Parti réformiste projette de devenir chef de l'opposition. Apparemment, le chef du tiers parti a senti le besoin de se doter d'une meilleure automobile. Les Chevrolet sont des véhicules formidables, et, récemment, il a trouvé que son logement n'était pas à son goût.

Ayant fait ces découvertes, il a pensé qu'il était plus facile de devenir chef de l'opposition que de demander au Parti réformiste d'augmenter son compte de dépenses. Il a donc fait une tentative timide pour amener les simples libéraux à passer du côté du Parti réformiste. Une ambition politique aussi débridée est tellement flagrante que c'en est embarrassant et dangereux.

J'ai un message à lui adresser au nom de mes collègues: comme il n'y aura pas de ruée, qu'il ne retienne pas tout de suite les services d'un décorateur-ensemblier pour Stornoway.

* * *

[Français]

LA SOMALIE

M. Michel Guimond (Beauport-Montmorency-Orléans, BQ): Monsieur le Président, au moment où la Commission d'enquête sur le déploiement des forces canadiennes en Somalie entreprend ses audiences publiques, il est de plus en plus évident que les mesures prévues pour protéger les témoins potentiels sont largement insuffisantes. Plusieurs militaires craignent en effet que leurs officiers supérieurs prennent des mesures punitives contre eux s'ils disent ce qu'ils savent ou ce qu'ils ont vu en Somalie.

Le ministre de la Défense doit les rassurer sans plus tarder, et même les encourager à témoigner en garantissant publiquement qu'aucune mesure de représailles ne pourra être prise contre eux.


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(1410)

Il faut que la lumière soit faite, non seulement sur les événements de Somalie mais également sur le comportement répréhensible de plusieurs autres militaires, notamment sur la base de Petawawa. Le gouvernement doit restaurer l'honneur et la réputation des forces canadiennes qui ont été lourdement entachés par ces événements dramatiques.

* * *

[Traduction]

LA JUSTICE

M. Myron Thompson (Wild Rose, Réf.): Monsieur le Président, nous sommes heureux de dire que, pour une fois, le ministre de la Justice et le Parti réformiste semblent d'accord.

Le ministre de la Justice avait besoin de se faire rappeler par les réformistes que la preuve fondée sur l'ADN peut être un moyen utile pour établir la culpabilité ou l'innocence d'un suspect et que les Canadiens voulaient que le gouvernement agisse immédiatement à ce sujet.

Suite à ce rappel, le ministre de la Justice a déclaré qu'il déposerait sans tarder, à condition d'avoir l'appui de la Chambre, un projet de loi permettant aux tribunaux d'ordonner que des personnes soupçonnées d'avoir commis des crimes violents subissent le test d'ADN.

Nous tenons à dire au ministre de la Justice qu'il aura non seulement l'appui des députés réformistes mais également le soutien empressé des Canadiens. Au moment de partir pour les vacances d'été, il est encourageant de constater que le gouvernement peut agir rapidement et de façon décisive lorsque les réformistes attirent son attention sur un sujet qui touche la vie et la sécurité des Canadiens.

Nous avons bon espoir que, lorsque nous reviendrons à l'automne pour administrer les affaires de la nation, le gouvernement continuera de manifester la même volonté de coopération et qu'il adoptera les lois importantes et souhaitées par les Canadiens.

* * *

LE CONSEILLER EN ÉTHIQUE

Mme Elsie Wayne (Saint John, PC): Monsieur le Président, j'exhorte le premier ministre à confier à son conseiller en éthique la tâche d'enquêter sur l'attribution d'un marché de services juridiques pour la Société du port de Saint John à un avocat d'un cabinet de Saint John au Nouveau-Brunswick. Ce cabinet appartient au frère de l'adjoint exécutif du ministre des Transports. C'est aussi le cabinet d'avocats où pratique toujours un député ministériel.

Cette affaire constitue nettement un conflit d'intérêts. L'attribution de ce marché jette une ombre sur l'intégrité de notre gouvernement. Cela va à l'encontre des politiques énoncées dans le livre rouge.

[Français]

LA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC

M. Bernard Patry (Pierrefonds-Dollard, Lib.): Monsieur le Président, le gouvernement péquiste du Québec n'a pas attendu le début de la campagne référendaire pour dilapider allègrement les fonds publics. À ce jour, le montant total des sommes engagées par le Parti québécois dans sa campagne de propagande séparatiste s'élève à 11,2 millions de dollars. Ce montant n'inclut que les activités que l'on peut directement relier à la propagande séparatiste.

Imaginez ce qu'il en serait, si on y ajoutait le salaire des ministres, députés et membres du personnel du gouvernement péquiste qui n'ont rien fait d'autre que de travailler à la promotion de leur obsession séparatiste depuis leur élection. Il est temps que les séparatistes du Québec mettent un terme à ce gouffre financier que constitue leur projet de séparation. Ce que la population attend d'eux, c'est qu'ils joignent leurs efforts aux nôtres afin de créer de l'emploi et relancer l'économie.

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[Traduction]

LE SOMMET DU G-7

M. Derek Wells (South Shore, Lib.): Monsieur le Président, la Nouvelle-Écosse bénéficie encore du prestige et de la reconnaissance que lui a conférés son succès comme hôte du sommet du G-7.

Les événements liés à ce sommet ne se sont pas déroulés seulement à Halifax. Par exemple, Lunenburg et Chester, qui se trouvent dans ma circonscription de South Shore, ont reçu la visite des épouses et des filles des leaders du G-7, vendredi dernier.

Accueillies à Chester par le crieur public, William Cluett, ces dames ont participé à une visite dirigée de la ville historique, puis elles ont été reçues à déjeuner.

L'hospitalité et le pittoresque dont les épouses et les filles des leaders ont bénéficié sont typiques de la circonscription de South Shore. En visitant les comtés de Shelburne, Queens ou Lunenburg, on a toujours l'assurance de pouvoir admirer un paysage côtier spectaculaire et de recevoir un accueil chaleureux de la part des résidants de cette magnifique partie du Canada.

J'invite tous les députés à venir à South Shore, en Nouvelle-Écosse, cet été, et à participer aux nombreux événements qui s'y tiennent.

Encore une fois, je tiens à remercier officiellement à la Chambre le grand nombre de personnes qui ont donné de leur temps et montré leurs talents à cette occasion, ainsi que tous ceux qui ont accueilli les épouses et les filles des leaders du G-7 le long des rues de Lunenburg, pour faire de leur visite un succès.

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THOMAS SZAJKO ET JASON SHULTZ

M. Jim Hart (Okanagan-Similkameen-Merritt, Réf.): Monsieur le Président, j'interviens au nom des électeurs d'Okana-


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gan-Similkameen-Merritt, pour souligner que deux d'entre eux, Thomas Szajko et Jason Shultz, ont risqué leur vie, ce printemps, pour arracher six personnes à l'incendie qui ravageait leur maison.

Les deux hommes sont entrés dans le brasier sans songer à leur propre sécurité. Ils ont réussi à réveiller cinq résidants pour les amener à l'extérieur. Ils sont retournés dans la maison chercher la dernière personne qui appelait à l'aide. Sans leur courage et leur détermination, cette dernière victime aurait succombé.

Le vendredi 23 juin, les deux héros recevront la médaille pour bravoure que remet le gouverneur général du Canada pour des actes de courage en cas de danger. Peu de gens auraient osé faire ce qu'ils ont fait. Je salue ces deux héros. Ils ont fait preuve d'un véritable esprit humanitaire et de compassion.

Non seulement les résidants d'Oliver sont fiers de ces deux hommes, mais tous mes électeurs et, en fait, tous les Canadiens devraient être fiers de leur geste remarquable.

(1415)

J'invite tous les députés à reconnaître l'intrépidité de ces deux grands Canadiens.

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