
En 1988, grâce aux efforts
des Jeunes entrepreneurs francophones (JEF), la 91e rue devenait
la rue Marie-Anne-Gaboury en l’honneur de Marie-Anne, la grand-mère
de Louis Riel et l’épouse de Jean-Baptiste Lagimodière,
un des guides de confiance de la Compagnie de la Baie d’Hudson.
Arrivés au Fort Edmonton en 1808, les Lagimodière
y demeurent quatre ans.
Le rêve d’un quartier francophone est présent
dans la communauté depuis longtemps. Nommer la rue Marie-Anne-Gaboury
a été le premier pas dans le processus de réalisation
de ce rêve. Marie-Anne Gaboury a été la première
femme francophone à s’établir en Alberta. Le
Dr Denis Vincent est l’initiateur du projet de nommer la rue
au nom de ce personnage historique francophone. Présenté
à Francophonie Jeunesse de l’Alberta (FJA), le projet
a été appuyé par mesdames Annick Giguère
et Nicole Breault de FJA. Les démarches ont été
effectuées auprès de la ville à l’aide
de lettres d’appui des écoles francophones et des commerçants
du quartier ainsi que de politiciens. Le dévoilement du nouveau
nom de la rue a eu lieu lors de la fête de la Saint-Jean-Baptiste
en 1988.
La construction de La Cité francophone en 1997 a aussi contribué
au caractère francophone du quartier. Les rénovations
sur la rue Marie-Anne-Gaboury, réalisées en 2001,
sont un autre pas dans cette direction. Ces rénovations ont
été initiées par les plans de la ville visant
à réparer les infrastructures de base de la rue, à
en augmenter la sécurité, à l’embellir
et à lui donner une saveur francophone. Conjointement, les
propriétaires/commerçants voisins, la ville d’Edmonton
et l’ACFA régionale d’Edmonton sont les artisans
de la réussite que nous célébrons en ce 12
juillet 2001.
Une rue, c’est plusieurs personnes qui voyagent sur le même
chemin en même temps…
Une rue, cela parle de communauté, de gens qui ont une vision
commune, un but commun, un passé commun, des gens qui sont
liés par le cœur…
Une rue, c’est fait pour tous les gens, pour les aider à
voyager dans leur vie de tous les jours…
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