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LA CONSTRUCTION DU SITE
Des efforts considérables sont déployés pour bâtir Expo 67. Il faut d'abord ériger le site lui-même et en améliorer l'accès. La coordination de tels travaux nécessite l'adoption d'un système de gestion efficace. Dès 1963, le colonel Edward Churchill, l'ingénieur responsable de la construction, est nommé directeur de l'aménagement.
Les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame sont officiellement remises à la Société d'Expo 67 le 30 juin 1964 par la ville de Montréal, qui est responsable des travaux. C'est à partir des îles déjà présentes, du roc extrait lors de l'excavation du métro de Montréal, des résidus des travaux d'aménagement de la Voie maritime du Saint-Laurent et du dragage du fond du fleuve que l'ensemble est créé. Il faut 28 millions de tonnes métriques de roc pour compléter le remblayage.
La prochaine étape consiste à planifier et à réaliser la construction de 850 pavillons et bâtiments dont une grande partie d'entre eux ont été conçus par des architectes et des ingénieurs des quatre coins du monde ! Il faut aussi s'occuper de l'aménagement paysager en installant du gazon, des fleurs, et même des arbres matures d'espèces variées. Étant donné que la plupart des pavillons doivent être démolis après l'exposition, les concepteurs n'ont pas à se préoccuper de certaines commodités que nécessitent les constructions permanentes, telles que les systèmes de chauffage. Il a toutefois été décidé dès le départ que des édifices, comme celui de l'administration, seraient permanents. Certains pavillons nationaux, offerts par leurs représentants à la ville de Montréal, sont toujours en place aujourd'hui. |