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LA PLACE D'AFRIQUE
Les
années 1960 sont une période très importante
pour plusieurs pays africains qui accèdent à l'indépendance.
C'est dans ce contexte que le Bureau international des expositions
permet aux responsables d'Expo 67 d'assumer les coûts de construction
d'un ensemble de pavillons afin d'y inviter quinze de ces pays :
le Cameroun, la République démocratique du Congo,
la Côte-d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, le Kenya, Madagascar,
le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, le Rwanda, le Sénégal,
la Tanzanie, le Tchad et le Togo.
C'est là qu'on peut y voir des expositions relatives à
l'histoire de ces pays, à la richesse incroyable de leur
faune et à l'incomparable beauté de leur flore. Aussi
riches que soient les attributs physiques de ces pays, on ne peut
passer sous silence leurs industries respectives, ainsi que les
enjeux politiques et économiques auxquels ils sont confrontés.
Alors que les nouvelles sur le plan écologique sont souvent
inquiétantes et que la diversité faunique semble menacée,
on a, quelques années plus tôt, découvert à
Madagascar un poisson que les scientifiques croyaient disparu depuis
la préhistoire ! Ce fait à lui seul impose une visite
à la Place d'Afrique.
Des poèmes, d'une musicalité toute africaine, mettent
en lumière la vitalité de la langue française
au Sénégal. Ils sont le reflet de réalités,
parfois difficiles, qui sont propres à ce pays. Plusieurs
de ces poèmes sont de la plume du président sénégalais,
le célèbre poète Léopold Sédar
Senghor. Un important carrefour pour les artistes et les artisans,
la Place d'Afrique, de par les nombreux spectacles qui s'y déroulent,
permet aux visiteurs de constater la richesse culturelle du continent
africain. Une visite incontournable.
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