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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Thèmes - Militantisme

Florence Bird

Photo de Florence Bird

(1908-1998)

Communicatrice, journaliste, sénatrice

Source


L'honorable Florence Bird née Rhein, en 1908, était issue d'une famille aisée de Philadelphie. Ses deux parents avaient une perspective progressiste en ce qui concerne les capacités des femmes. Elle a couronné ses études à Bryn Mawr par un «grand tour» de l'Europe pour ensuite se marier, en 1928, au journaliste John Bird. Le couple s'est installé à Montréal en 1931. À Montréal, Florence Bird s'est adonné pour la première fois à la rédaction d'ouvrages de fiction en produisant quatre romans qui ont tous été rejetés par des éditeurs. Elle s'est ensuite tournée vers la critique de livres et la rédaction de nouvelles, ces dernières pour le Canadian Forum. Certaines de ses amies avaient formé un groupe d'études sur la paix et elle a commencé à leur présenter des conférences. Elle a aussi présenté des conférences à l'intention de la Jeune Ligue de Montréal et du YWCA. Cette expérience acquise de l'art oratoire devait s'avérer précieuse au cours de sa carrière.

En 1937, la famille Bird s'installe à Winnipeg et John Bird travaille pour le Winnipeg Tribune. De son côté, Florence Bird rédige plusieurs articles pour ce même journal, à titre bénévole. C'est à cette époque qu'elle adopte son nom de plume, Anne Francis, pour lequel elle a été inspirée par les membres de sa familiale maternelle. En 1939, le début de la Seconde Guerre mondiale a entraîné la fondation du Bureau central des bénévoles de Winnipeg (BCB), établi dans le but de coordonner les efforts des bénévoles. Florence Bird était chargée de la publicité pour cette association jusqu'à ce que ses activités d'écrivaine et de communicatrice commencent à accaparer la plus grande partie de son temps. Tout au long de la guerre, elle a rédigé une chronique hebdomadaire pour le Winnipeg Tribune. Intitulé «Holding the Home Front», la chronique portait sur les efforts de guerre des femmes. Pendant cinq ans, la famille Bird a hébergé l'épouse et les enfants d'un ami de son mari, provenant d'Oxford, et qui fuyaient la guerre.

La carrière de communicatrice sur les ondes de Florence Bird a commencé en 1941 avec une émission pour une station de radio provinciale intitulée «Behind the Headlines». L'année suivante, elle a travaillé en ondes pour la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) dans une émission intitulée «Headline History». En 1946, elle a poursuivi son travail à la radio de la SRC à Ottawa où elle est, par la suite, devenue productrice, intervieweuse et réalisatrice de textes à diffuser.

Florence Bird est bien connue pour ses travaux en qualité de présidente de la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada. Dans une entrevue survenue plusieurs mois avant son décès en 1998, elle a déclaré que ce rôle était celui qu'elle avait toujours désiré jouer. Cette Commission royale d'enquête, instituée en 1967 dans le but de «faire enquête sur la situation des femmes au Canada... et d'assurer l'égalité des chances pour les femmes dans tous les aspects de la société canadienne», avait d'abord été reçue avec un mépris amusé. Déposé en 1970, le rapport de la Commission comportait 167 recommandations, dont plusieurs étaient basées sur la tenue d'audiences publiques et le contenu de 468 mémoires. Le rapport portait sur des questions telles les garderies, la Loi sur les Indiens et l'équité salariale pour le travail d'égale valeur.

Florence Bird a été reçue Compagnon de l'Ordre du Canada en 1971 et nommée sénatrice en 1978. Après la Commission royale d'enquête, elle a continué son travail en journalisme et a fait partie de délégations canadiennes auprès d'organisations des Nations Unies chargées de promouvoir les droits économiques des femmes et le rôle des femmes dans les pays en voie de développement. Récipiendaire du Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire «personne» en 1985, on lui a également décerné plusieurs grades honorifiques. Son nom est passé à la postérité par ses écrits, mais aussi grâce au prix Florence Bird qui souligne les communications favorisant la prise de conscience du public à l'égard des droits des femmes en tant que droits personnels ainsi que grâce à la Bibliothèque commémorative Florence Bird de Condition féminine Canada.

Ressources

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Anderson, Doris. — «Whatever happened to the Royal Commission on the Status of Women?» — Chatelaine. — Vol. 44, no 11 (novembre 1971). — P. 1

Bird, Florence. — Anne Francis : an autobiography. — Toronto : Clarke, Irwin, 1974. — 324 p.

Bird, Florence. — Options unlimited : women in our developing society. — Fredericton : University of New Brunswick, 1975. — 18 p.

Commission royale d'enquête sur la situation des femmes au Canada. — Rapport de la Commission royale d'enquête sur la situation des femmes au Canada. — Ottawa : La Commission, 1970. — 488 p.

Edmonds, Alan. — «Cheer up, girls, help is on the way». — Maclean's. — Vol. 81, no 1 (janvier 1968) . --P. 9-10, 52, 56

Enman, Charles. «Champion of women's rights». — The citizen Ottawa. — (19 janvier 1998). — P. A4

Francis, Anne. — Holiday in the woods. — Toronto : Clarke Irwin, 1976. — 111 p.

Jewett, Pauline. «Where were the MEN when Canada set out to find what makes life tough for its women?» — Maclean's. — Vol. 81, no 12 (décembre 1968). — P. 12

Morton, Elizabeth Homer. — «Raising the status of Canadian women». — Queen's quarterly. — Vol. 78, no 3 (été 1971). — P. 304-308

Newman, Christina. — «What's so funny about the Royal Commission on the Status of Women?» — Saturday night. — Vol. 84, no 1 (janvier 1969). — P. 21-24

Speirs, Rosemary. — «Will this woman change your life?» — Chatelaine. — Vol. 42, no 7 (juillet 1969), — P. 32, 52-3

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