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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Thèmes - Militantisme

June Callwood

Photo de June Callwood

Née à Chatham (Ontario) le 2 juin 1924
Décédée à Toronto (Ontario) le 14 avril 2007

Journaliste, militante sociale

Source


June Callwood est née à Chatham, en Ontario, en 1924 et a d'abord vécu dans le village de Belle River. L'aînée de deux filles, elle a eu une vie de famille quelque peu perturbée, qu'a largement compensé la présence de ses grands-parents et, en particulier, la confiance qu'entretenait son grand-père paternel à l'égard de ses capacités. Cette confiance était si grande qu'il lui a fallu beaucoup de temps avant de comprendre que les femmes étaient souvent victimes de discrimination.

Étudiante brillante et rédactrice en chef du journal étudiant, le Brantford Collegiate Grumbler, June Callwood n'avait jamais sérieusement envisagé d'embrasser la carrière de journaliste. Après avoir prématurément quitté l'école, elle a obtenu un premier emploi au Brantford Expositor, où elle a appris les rudiments du journalisme. En 1942, elle a déménagé à Toronto et a obtenu un emploi de reporter au Globe and Mail. Puis, en 1944, elle s'est mariée avec son collègue, Trent Frayne. Mme Callwood a conservé son nom de jeune fille car le Globe n'employait pas de femmes mariées. Au fil de la naissance de ses quatre enfants, la féconde carrière de pigiste de June Callwood a pris son envol. Elle a aussi rédigé des articles pour des magazines, dont un grand nombre pour la revue Maclean's.

Son premier livre, A Woman Doctor Looks at Life and Love, oeuvre dont elle a surtout été rédactrice anonyme, a été publié en 1957. Une grave dépression, dans les années 1950, l'a amenée à effectuer la recherche sur laquelle elle a fondé le premier ouvrage qu'elle a publié sous son propre nom, Love, Hate, Fear and Anger. Les relations qu'elle a établi dans le monde de l'édition lui ont permis d'écrire plusieurs ouvrages, en tant que rédacteur anonyme, au sujet de célèbres Américains, dont Charles Mayo, Otto Preminger et Barbara Walters.

La carrière journalistique de June Callwood est allée, au-delà de la presse écrite, vers la télévision. De 1975 à 1978, elle a animé une émission à la télévision anglaise de Radio Canada, intitulée In Touch. Elle a mené des entrevues pour National Treasures de Vision TV, dont un bon nombre se sont retrouvées dans un ouvrage qu'elle a intitulé June Callwood's National Treasures. La journaliste anime depuis peu une série télévisée, Caregiving with June Callwood, afin d'offrir un appui aux personnes qui s'occupent de parents, d'un conjoint ou d'autres personnes.

Que ce soit par écrit ou au moyen d'autres médiums, la carrière de June Callwood dans le journalisme s'est distinguée par la compassion et un profond intérêt pour la justice sociale, particulièrement à l'égard des enfants et des femmes. Elle se déclare une retardataire au sein du mouvement féministe et affirme ne rien écrire sur ce qui la touche personnellement, tant pour se protéger que pour protéger les autres. En dépit d'une vie bien remplie, elle a trouvé le temps de fonder avec d'autres personnes plus d'une cinquantaine d'organismes d'action sociale dont, notamment, Digger House, une auberge de jeunesse; Nellie's, une maison d'hébergement pour les femmes; Jessie's, un centre d'accueil pour parents adolescents; Casey House Hospice pour les personnes atteintes du SIDA; PEN Canada; la Canadian Civil Liberties Foundation et Feminists Against Censorship. Ce dévouement bénévole a été souligné par divers titres qui lui ont été décernés, dont l'Ordre du Canada en 1986.

Mme Callwood est fière de pouvoir se dire journaliste, car c'est une carrière fondée sur les communications et les rapports avec autrui. Ces rapports, que ce soit avec sa famille ou avec ses amis, revêtent pour elle une importance capitale et ce sont ces personnes qui l'ont réconfortée dans des moments difficiles, entre autres après le décès de son plus jeune enfant en 1982 et lors de graves maladies d'autres personnes. Les accusations de racisme proférées contre elle dans le cadre de son travail au conseil d'administration de Nellie's, en 1992, sans avoir pu être prouvées, demeurent pour elle un point sensible.

Bien que l'écriture et les conférences publiques prennent le plus clair de son temps, June Callwood a appris, ces dernières années, à piloter un planeur et elle considère cette activité comme un excellent exutoire pour sa vie professionnelle.

Ressources

Callwood, June. — «Dancing in the sky». — Toronto life. — Vol. 32, no 3 (mars 1998). — P. 59-60, 62+

Callwood, June. — Emma : Canada's unlikely spy. — Toronto : Stoddart, 1984. — 277 p.

Callwood, June. — «Is there radicalization after 40?» — Maclean's. — Vol. 86, no 1 (janvier 1973). — P. 32-33, 45-46+

Callwood, June. — June Callwood's national treasures. — Toronto : Stoddart/Vision TV, 1994. — 260 p.

Callwood, June. — Portrait of Canada. — Garden City, NY : Doubleday, 1981. — 378 p.

Callwood, June. — «The right to own yourself». — Canadian dimension. — Vol. 7, no 3 (août/septembre 1970). — P. 4-5

Callwood, June. — Twelve weeks in spring. — Toronto : Lester & Orpen Dennys, 1986. — 312 p.

Callwood, June. — Trial without end. — Toronto : Knopf, 1995. — 401 p.

Callwood, June. — «A village childhood». — Canadian living. — Vol. 14, no 4 (avril 1989). — P. 88-89, 91-92

Dewar, Elaine. — «Wrongful dismissal». — Toronto life. — Vol. 27, no 4 (mars 1993). — P. 32-38, 40+

Fraser, Sylvia. — «June Callwood on herself». — Chatelaine. — Vol. 48, no (décembre 1975). — P 46-47, 92+

Freedman, Adele. — «White woman's burden». — Saturday night. — Vol. 108, no 3 (avril 1993). — P. 40-44, 74+

Martin, Sandra. «June Callwood, Writer, Activist and Broadcaster 1924-2007». Globe and Mail. (16 avril 2007), p. S11

Oughton, John. — «Only connect». — Books in Canada. — Vol. 17, no 6 (août/septembre 1988). — P. 17-19

Poulton, Terry. — «Repression of speech Canada's real tradition». — Maclean's. — Vol. 93, no 52 (29 décembre 1980). — P. 10, 12

Slopen, Beverley. — «Callwood's 10-year conundrum and trade secrets in Banff». — Quill &w quire. — Vol. 47, no 5 (mai 1981). — P. 22

Sullivan, Ann. — «Callwood urges journalists to get involved in causes». — Bulletin (CAJ). — Vol. 47 (mai 1992). — P. 5

Witts, Susan. — «June Callwood: «I am a journalist»». — Canadian author. — Vol. 69, no 1 (automne 1993). — P. 27-28

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