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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Thèmes - Beaux-arts

Geneviève Cadieux

Montage de photos à trois panneaux de Geneviève Cadieux intitulé HEAR ME WITH YOUR EYES

(1955- )
Photographe

Hear Me with Your Eyes
Photo
1989

Hear Me with Your Eyes de Geneviève Cadieux, 1989
Source


L'œuvre de Geneviève Cadieux est bien connu des Montréalais de par l'installation intitulée La Voie lactée qui est juchée sur le toit du Musée d'art contemporain de Montréal. La renommée internationale de l'artiste n'est également plus à faire. Elle a, entre autres, représenté le Canada à quatre grandes expositions internationales : à la Biennales de Montréal (2000), à la Biennales de Venise (1990), aux Biennales de Sydney, en Australie (1988, 1990) et à la Biennale de Sao Paolo, au Brésil (1987).

Geneviève Cadieux est née à Montréal en 1955. Dès ses études universitaires en arts visuels à l'Université d'Ottawa, elle sait ce qu'elle veut faire dans la vie. Bien qu'elle s'adonne quelque peu à l'enseignement, d'abord à l'Université Concordia de 1991 à 1993, puis à titre de professeure invitée à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, en 1994, et à l'École nationale des beaux-arts de Grenoble, en 1996, jamais elle ne pourra s'y consacrer plus qu'occasionnellement. « L'enseignement, c'est quelque chose de temporaire. Ça m'enlève trop de temps. C'est très exigeant. Mon travail se trouve ralenti par ces cours. » (Karine Charbonneau, « Geneviève Cadieux ou comment vivre pour l'art »)

Depuis 1985, elle a exposé en solo, tant sur la scène nationale que sur la scène internationale : au Musée d'art contemporain de Montréal, au Canada; au Musée départemental d'art contemporain, à Rochechouart, en France; au Museum Van Hadendaagse Kunst, à Anvers, en Belgique; à la Tate Gallery, à Londres, en Grande-Bretagne; au Pittsburg Center for the Arts, à Pittsburg, aux États-Unis. En 1993, elle a fait l'objet d'une importante rétrospective au Musée des beaux-arts de Montréal.

L'art de Geneviève Cadieux fascine à plusieurs égards. Elle applique une logique photographique jumelée à l'habitation physique d'un lieu précis, issue du concept de l'installation. Au fil des ans, elle ajoute des éléments à sa démarche artistique, travaillant alors avec l'image vidéo et le son. En exploitant les capacités de stimulation que proposent ces médiums, elle met en scène le spectateur, qui se voit confronté au discours de l'artiste ainsi qu'à ses propres réactions émotives et sensorielles. Là repose la magie de la démarche de Cadieux. Le spectateur ne demeure pas passif devant l'œuvre, contemplant un objet uniquement pour ses valeurs esthétiques; tout au contraire, il se voit transporté dans un univers personnel, celui de l'artiste, soit, mais aussi et surtout dans le sien, où seul il peut comprendre ses réactions.

L'œuvre de Cadieux exploite habituellement une iconographie du corps qui exprime un questionnement sur l'identité, les difficultés de la communication interpersonnelle, le désir, la perte, l'angoisse. Son discours est aussi fréquemment influencé par des références artistiques, comme pour la pièce La Voie lactée inspirée par À l'heure de l'observatoire — Les Amoureux de Man Ray, et des références littéraires, comme pour La Blessure d'une cicatrice ou Les Anges, où l'on retrouve un dessin du Petit Prince de Saint-Exupéry, ou encore pour Broken Memory, inspiré d'un poème du XVIIe siècle de sœur Juana Ines de la Cruz.

Depuis quelques années maintenant, le travail de Cadieux s'éloigne de la représentation du corps humain et intègre davantage des images de paysages. Déjà avec Juillet 94, pièce produite en 1995, et subséquemment avec Portrait et avec Pour un oui pour un non, l'artiste poursuit sa réflexion sur les liens qui existent entre l'image et l'espace qu'elle occupe, et sur l'incidence que cette relation produit sur les significations de ces liens.

Si vous voulez connaître davantage l'œuvre de Geneviève Cadieux, dirigez-vous vers le Musée d'art contemporain de Montréal, qui possède huit de ses œuvres, ou vers la Galerie René Blouin, à Montréal.

Ressources

Bélisle, Josée. — « Acquisition récente » [Geneviève Cadieux]. — Journal du MACM [en ligne]. — Vol. 11, no 1 (mai, juin, juillet, août et septembre 2000). - P. 8/p>

Cadieux, Geneviève. — Geneviève Cadieux. — Vancouver : Morris and Helen Belkin Art Gallery, 1999. — 59 p.

Campeau, Sylvain. — « Là ou l'expérience du dessaisissement : Geneviève Cadieux ». — Chambres obscures. Photographie et installation. — Laval : Éditions Trois, 1995. — P. 223-263

« Geneviève Cadieux ». — Contemporary Canadian artists. — Toronto : Gale Canada, 1997. — P. 76-78

Godmer, Gilles. — Geneviève Cadieux. — Montréal : Musée d'art contemporain de Montréal, 1993. — 84 p.

Janus, Elizabeth. — « Geneviève Cadieux ». — Parachute. — Vol. 64 (oct.-nov.-déc. 1991). — P. 60-62

Pontbriand, Chantal. — « Geneviève Cadieux ». — L'encyclopédie canadienne [en ligne]. — Historica, 2000. — [Réf. du 30 avril 2002]. — Aussi disponible en anglais. — Accès : www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm

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