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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Thèmes - Beaux-arts

Helen Galloway McNicoll

Tableau de Robert Harris intitulé PORTRAIT OF HELEN MCNICOLL

(1879-1915)
Peintre

Portrait of Helen McNicoll de Robert Harris, 1910
Source

Tableau d'Helen McNicoll PICKING FLOWERS

Picking Flowers
Tableau
vers 1912

Picking Flowers d'Helen McNicoll, vers 1912
Source


Helen Galloway McNicoll, « one of Canada's foremost impressionist painters » [traduction libre : un des premiers peintres impressionnistes du Canada] (Luckyj, p. 70), naît à Toronto, en Ontario, en 1879. L'année suivante, elle déménage avec sa famille à Montréal, au Québec, où son père poursuit avec succès une carrière au Canadien Pacifique.

À deux ans, Helen contracte la scarlatine et devient sourde. Elle apprend cependant à lire sur les lèvres et sa famille, fortunée, appuie son talent artistique et son intérêt pour l'art. En 1899, elle commence des études à l'Art Association of Montreal, avec William Brymner. De 1902 à 1904, elle poursuit des études de dessin et de peinture d'après nature à la célèbre Slade School of Art de l'University of London. Après un bref séjour de travail en France, Helen retourne en Angleterre et étudie à St. Ives. De cette période dans la carrière de McNicoll, Paul Duval a écrit : « there is no question that McNicoll, although she travelled and sketched widely in Europe, always identified closely with the contemporary British school of painting. From the beginning, her style and temperament merged easily with the prevailing tendencies of Impressionism in England » [traduction libre : il n'y a aucun doute que McNicoll, bien qu'elle ait beaucoup voyagé et dessiné en Europe, s'est toujours étroitement identifiée à l'école britannique de peinture contemporaine. Dès le début, son style et son tempérament ont fusionné facilement avec les tendances dominantes de l'impressionnisme en Angleterre] (Duval, p. 92).

À St. Ives, Helen rencontre Dorothea Sharp, avec qui elle a vécu, a peint et a noué une amitié solide. Natalie Luckyj faisait remarquer dans son livre que « throughout Britain, Europe and North America, when women like McNicoll and Sharp set out to engage more directly with the institutions of the art world, they were challenging long-held conventions [...] Dorothea Sharp's company provided McNicoll with camaraderie, security, and saved her from what would be difficult negotiations with models » [traduction libre : dans toute la Grande-Bretagne, l'Europe et l'Amérique du Nord, lorsque des femmes comme McNicoll et Sharp étaient déterminées à affronter plus directement les institutions du monde des arts, elles défiaient toutes les vieilles conventions. [...] La compagnie de Dorothea Sharp a apporté à McNicoll la camaraderie et la sécurité et lui a évité ce qui aurait été des négociations difficiles avec les modèles] (Luckyj, p. 44).

Dès 1906, les œuvres de McNicoll font partie des expositions canadiennes de l'Art Association of Montreal, de l'Académie royale (des arts) du Canada et d'autres. En 1908, elle gagne le prix Jessie Dow de l'AAM avec W.H. Clapp. En 1913, l'exposition de la Royal Society of British Artists, société dont elle est élue membre la même année, présente quelques-unes de ses œuvres. En 1914, elle gagne le prix de l'Association culturelle des femmes et est élue sociétaire de l'Académie royale (des arts) du Canada.

McNicoll vit en Angleterre jusqu'à sa mort, survenue en 1915. Elle décède à Swanage, dans le Dorset, à l'âge de trente-six ans. Le Saturday Night a publié les commentaires suivants dans un article paru au moment de sa mort : « Commenting on her death, 'Beck's Weekly' says: The death of Helen McNicoll, one of the most profoundly original and technically accomplished of Canadian artists, is a matter for the sincerest regret among all lovers of art » [traduction libre : Commentant sa mort, « Beck's Weekly » écrit : La mort d'Helen McNicoll, une des artistes canadiennes les plus profondément originales et techniquement accomplies, suscite les plus sincères regrets parmi tous les amoureux de l'art] (Saturday Night, 10 juillet 1915, p. 3).

L'AAM a tenu une exposition commémorative de plus de 140 de ses peintures et croquis en 1925. En 1926, trois peintures appartenant à la famille McNicoll ont été exposées à l'Art Gallery of Toronto. Le Musée des beaux-arts de l'Ontario a présenté une exposition majeure des œuvres de McNicoll, organisée par Natalie Luckyj, de septembre 1999 à janvier 2000. La publication intitulée Helen McNicoll : a Canadian Impressionist combine le catalogue de cette exposition et un essai pénétrant sur McNicoll et son œuvre rédigé par Natalie Luckyj.

La Galerie nationale du Canada (maintenant le Musée des beaux-arts du Canada) a acheté la peinture Stubble Fields de McNicoll en 1912 et le Saint John Art Club a acquis The Farmyard vers 1908. En raison de l'absence de soucis financiers, McNicoll n'a pas eu besoin de vendre ses œuvres durant sa vie. Après sa mort, la majeure partie de ses peintures appartenaient à sa famille. Ce n'est que tard dans les années1970 que, pour la première fois, des collectionneurs ont eu l'occasion d'acheter un certain nombre de ses peintures et ils ont exprimé un vif intérêt à leur endroit.

Natalie Luckyj a écrit ce qui suit à propos de l'œuvre de McNicoll :

her paintings of children, workers, family and friends present a primarily female world, where the rituals of everyday life and the relationships between sisters, friends and family become the touchstones of her artistic voice [...]. McNicoll positioned her art within the lived reality of her female world [...] Like other painters of her day who were caught up in the "larger Impressionist impulse," McNicoll's vision is both collective and personal. Far from the rugged wilderness landscapes of the Group of Seven that would dominate Canadian modernism in the postwar era, McNicoll's radiant women, children and sunlit landscapes distill the essence of an epoch largely neglected in Canadian art history.

[Traduction libre : Ses peintures d'enfants, d'ouvriers, de la famille et d'amis présentent un monde principalement féminin où les rituels de la vie quotidienne et les rapports entre sœurs, amis et famille deviennent les pierres de touche de sa voix artistique [...] McNicoll a placé son art dans la réalité vécue de son monde féminin [...] Comme d'autres peintres de son époque qui ont été pris dans « l'impulsion impressionniste plus vaste », la vision de McNicoll est à la fois collective et personnelle. Loin des paysages sauvages et rugueux du Groupe des sept qui devaient dominer le modernisme canadien d'après-guerre, les femmes radieuses, les enfants et les paysages éclairés par le soleil de McNicoll distillent l'essence d'une époque en grande partie négligée dans l'histoire de l'art au Canada.]

(Luckyj, p. 70)

Ressources

« A loss to Canadian art ». — Saturday night. — Vol. 28, no. 39 (July 10, 1915). — P. 3

Duval, Paul. — Canadian impressionism. — Toronto : McClelland and Stewart, 1990. — 166 p.

« Helen McNicoll ». — Artcyclopedia [en ligne]. — Dernière vérification des liens le 18 avril 2002. [Réf. du 31 mai 2002]. — Accès : www.artcyclopedia.com/artists/mcnicoll_helen.html

Luckyj, Natalie. — Helen McNicoll : a Canadian impressionist. — Toronto : Art Gallery of Ontario, 1999. — [80] p.

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Droits d'auteur/Sources