Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Thèmes - Beaux-arts

Charlotte Mount Brock Schreiber

Photo de Charlotte M.B. Schreiber dans son studio

(1834-1922)
Peintre

Charlotte M.B. Schreiber travaillant dans son studio à Erindale, en Ontario, en 1895
Source

Tableau de Charlotte Schreiber intitulé  SPRINGFIELD ON THE CREDIT

Springfield on the Credit
Tableau
1875

Springfield on the Credit de Charlotte Schreiber, 1875
Source


Le souci minutieux du détail, une finition soigneuse et un style narratif sont quelques-uns des attributs de la peinture de Charlotte Mount Brock Schreiber. Elle peint la plupart du temps à l'huile, mais parfois à l'aquarelle aussi, dans la tradition victorienne. Bien qu'elle soit née en Angleterre, Charlotte Mount Brock Schreiber est considérée comme l'une des femmes peintres éminentes et l'une des premières illustratrices du Canada.

Charlotte Mount Brock Schreiber (née Morrell) voit le jour à Woodham Mortimer, dans l'Essex, en Angleterre, en 1834. Son père, le rév. Robert Price Morrell, pasteur de la paroisse, est un amateur d'art et il encourage le talent de sa fille.

Instruite à l'école d'art de M. Carey à Londres, Charlotte étudie l'anatomie sous les directives de M. Scharf, qui avait fait des études en chirurgie. Charlotte est passée maître dans le détail du corps humain et déclare que « the human hand, the finger nail, the foot, every portion of the living body, the parts of a flower, are divinely beautiful ... it is a joy to paint them as they are in reality » [traduction libre : la main humaine, l'ongle du doigt, le pied, chaque partie du corps vivant, les parties d'une fleur, sont divinement beaux. [...] C'est une joie de les peindre tels qu'ils sont dans la réalité] (The Saturday Globe, 2 mars 1895, p. 1). Plus tard, Charlotte a la chance d'étudier sous la tutelle de John Rogers Herbert, peintre remarquable de portraits et de sujets sacrés et historiques. Comme son mentor, elle peint des portraits et des sujets historiques, ainsi que des paysages, des faits ordinaires de la vie quotidienne et des études d'animaux.

Herbert encourage Charlotte à soumettre, en vue de les publier, les dessins qui illustrent le poème de Geoffrey Chaucer Red Cross Knight. Les dessins sont acceptés et publiés avec le texte en 1871. Elle illustre le poème d'Elizabeth Barrett Browning The Rhyme of the Duchess May, publié en 1874, ainsi qu'un des poèmes de Jean Ingelow et The Legende of the Knight of the Red Crosse pour The Faerie Queene d'Edmund Spenser. Dès 1855, à l'âge tendre de 21 ans, Charlotte expose déjà à la prestigieuse Royal Academy of Art de Londres.

En 1875, Charlotte épouse son cousin Weymouth George Schreiber et émigre au Canada avec lui et ses trois enfants adolescents. La famille s'installe dans la région de Toronto, où Charlotte participe activement à la communauté artistique.

Peu après son arrivée au Canada, Charlotte est nommée au premier comité de gestion de l'Ontario School of Art (maintenant connue sous le nom d'Ontario College of Art and Design), où elle est la seule femme. Elle devient membre de l'Ontario Society of Artists (1876-1889) et, en 1880, la première femme élue académicienne à part entière de l'Académie royale (des arts) du Canada (A.R.C.), récemment créée. Aucune autre femme n'aura cet honneur jusqu'en 1933. Son œuvre d'admission à l'A.R.C., The Croppy Boy (The Confession of an Irish Patriot), datée de 1879, est suspendue au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.

Pendant son séjour au Canada, Schreiber n'abandonne pas son talent d'illustratrice. On peut trouver certaines de ses illustrations dans trois livres pour enfants publiés à Toronto.

Parmi ses principales expositions, mentionnons :

  • Salon de Paris·(sous son nom de jeune fille, Morrell)
  • 1855-1874, Royal Academy of Art de Grande-Bretagne (sous son nom de jeune fille, Morrell)
  • 1876, Philadelphie, exposition de Sesqui-Centennial
  • 1876-1888, Ontario Society of Artists
  • 1880-1898, Académie royale (des arts) du Canada
  • 1892, Toronto, Lyceum Club
  • 1893, Chicago
  • 1903, CNE
  • 1967, Toronto, Lyceum Club
  • 1967, Toronto, Erindale College
  • 1985, Toronto, University of Toronto, galerie d'art du campus d'Erindale

Charlotte participe activement aux activités de financement de l'église anglicane de St. Peter à Springfield-on-the-Credit, où elle fait ses dévotions et joue de l'orgue. Elle collecte de l'argent par divers moyens originaux comme la vente d'oiseaux provenant d'une volière qu'elle entretient sur sa propriété (appelée Mount Woodham, d'après le nom de la maison de son enfance), la vente de chats angoras qu'elle élève et la vente de ses propres œuvres artistiques.

Schreiber est également très prodigue de son temps, fournissant conseils et inspiration à divers élèves — Ernest Thompson Seton, George Reid, Lucius O'Brien et T. Mower Martin, pour n'en citer que quelques-uns. Elle est très fière de ses élèves et enchantée de leurs succès.

Après le décès de son mari, en 1898, Charlotte retourne en Angleterre. Elle décède à Paignton, dans le sud du Devon, en 1922. Bon nombre de ses travaux sont disséminés dans des collections privées.

Ressources

Browning, Elizabeth Barrett. — The rhyme of the Duchess May. — Illustrated by Charlotte M.B. Morrell. — London : Sampson Low, Marston, Low, and Searle, — 1873. 24 p.

Charlotte Schreiber [en ligne]. — Mississauga, Ont. : City of Mississauga Library, Canadiana Room, [s.d.]. — [Réf. du 1er mai 2002].  — Accès : www5.mississauga.ca/heritage/new/Profiles.htm

Fallis, Margaret. — Charlotte Schreiber A.R.C., 1834-1922. — 106 p. — M.A. thesis, Carleton University, Ottawa, 1985.

Farr, Dorothy. — « Schreiber, Charlotte Mount Brock ». — The Canadian encyclopedia : year 2000 edition. — Toronto : McClelland & Stewart, c1999. — P. 2110

Farr, Dorothy ; Luckyj, Natalie. — « Charlotte Mount Brock Schreiber (née Morrell) ». — From women's eyes : women painters in Canada. — Kingston, Ont. : Agnes Etherington Art Centre, Queen's University, 1975. — P. 23

Harper, J. Russell. — « Schreiber, Charlotte Mount Brock (Morrell) ». — Early painters and engravers in Canada. — Toronto : University of Toronto Press, c1970. — P. 281-282

Newlands, Anne. — « Charlotte Schreiber : The croppy boy (The confessions of an Irish patriot) ». — Canadian art: from its beginnings to 2000. — Willowdale, Ont. : Firefly Books, c2000. — P. 281

« One of our artists ». — The Saturday globe. (March 2, 1895). — P. 1, 3

Sisler, Rebecca. — Passionate spirits : a history of the Royal Canadian Academy of Arts, 1880-1980. — Toronto : Clarke, Irwin, c1980. — P. 29, 36-37, 64, 162

Tippett, Maria. — By a lady : celebrating three centuries of art by Canadian women. — Toronto : Viking, 1992. — P. 38-39, 201

Weaver, Emily P. — «  Pioneer Canadian women : V. Mrs. Charlotte M. Schreiber, painter  ». — The Canadian magazine. (May 1917). — P. 32-36

Précédent | Suivant

Droits d'auteur/Sources