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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Thèmes - Cinéma

Photo de Manon Briand

(1964- )
Scénariste, productrice, réalisatrice

Manon Briand
Source


Manon Briand devient, en 1998, une jeune étoile reconnue et applaudie dans le milieu des cinéastes canadiens. Cette reconnaissance résulte du succès de son tout premier long métrage, 2 secondes, présenté au Festival des films du monde de Montréal cette année-là. Sa participation à ce festival lui vaut trois prix, notamment ceux de la meilleure mise en scène, du meilleur premier long métrage et du meilleur film canadien. Après ces honneurs, le quotidien La Presse la nomme Personnalité de l'année, dans la catégorie Arts et Spectacles.

Manon Briand voit le jour à Baie-Comeau, en 1964, région où elle a grandi. Enfant et adolescente, elle est friande de sport, en particulier de vélo, puisque, dit-elle, « il n'y avait vraiment pas d'autre chose à faire ». Elle se fait remarquer comme une élève douée, curieuse et artistique. Elle aime particulièrement dessiner, écrire et raconter des histoires, ce qui est heureusement encore le cas.

En 1981, Manon Briand entreprend des études en graphisme au cégep du Vieux-Montréal. Elle met son talent à profit pour produire des affiches, comme celle promouvant Cinoche, le festival du cinéma de sa ville natale. Elle s'inscrit par la suite à l'Université Concordia en beaux-arts et se spécialise en cinéma. En 1987, elle amorce sa carrière au cinéma en écrivant des scénarios. Plus tard, elle se tourne vers la direction de courts métrages et produit Les sauf-conduits en 1991 ainsi que Picoti Picota en 1995. La qualité et l'originalité de son œuvre lui valent du succès, car elle récolte plusieurs honneurs, dont le prix Claude-Jutra/OFQJ remis au meilleur espoir aux Rendez-vous du cinéma québécois.

En 1996, Manon Briand se joint à cinq jeunes cinéastes pour la création du film à sketches Cosmos. Elle fait alors la connaissance du producteur Roger Frappier, qui perçoit chez-elle un grand potentiel. Cette rencontre lui donne l'occasion de faire le film 2 secondes, qu'elle écrit, produit et réalise. Le tournage, qui présente Montréal de façon admirable, dure une trentaine de jours. L'équipe formée notamment de Dino Tavarone et de Charlotte Laurier est dynamique et le succès du film ravit la cinéaste.

Par la suite, Manon Briand entreprend un deuxième long métrage intitulé La turbulence des fluides (2002). Dans ce film, elle remplace l'asphalte de Montréal pour le sable chaud de Baie-Comeau. Elle invente une histoire où le désordre de l'environnement correspond aux émotions de certains habitants de Baie-Comeau. Encore une fois, la réalisatrice réunit autour d'elle une équipe de rêve dont font partie Pascale Bussières, Julie Gayet, Jean-Nicolas Verrault et Geneviève Bujold. Manon Briand aura la chance de voir son film distribué non seulement au Canada, mais aussi en France grâce à la participation de Luc Besson et d'EuropaCorp à la production et à la distribution. En 2002, La turbulence des fluides remporte le prix Téléfilm Canada pour le meilleur long métrage canadien choisi par le public au Festival des films du monde de Montréal.

Manon Briand réussit à produire des films profondément humains, dynamiques, dans lesquels transparaissent certains traits autobiographiques. À ce propos, George Privet dit, dans la revue Voir (1998, p. 16), que 2 secondes « est d'abord et avant tout un film qui lui ressemble : un film qui a ses fous rires et ses moments d'angoisse; son regard moqueur et son appétit de vivre; son goût de la vitesse et ses doutes existentiels; sa passion pour le mouvement... ». Travaillant avec un budget modeste, selon l'industrie du cinéma, elle sait tirer le maximum du financement qu'on lui offre. Comme elle le dit si bien, plus d'argent ne fait pas de meilleurs films.

Manon Briand a certainement contribué à enrichir le répertoire du cinéma canadien en créant des films hauts en couleurs et pleins d'émotions. On ne peut que souhaiter qu'elle continue à nous raconter des histoires sur pellicule et à explorer son potentiel.

Ressources

« Canadians in the Movies. » Northern Stars. 2001. http://northernstars.ca/directorsal/briand_manon.html (consulté le 14 juin 2004)

Le dictionnaire du cinéma québécois. 3e éd. Montréal : Boréal, 1999, p. 82-83.

Millot, Pascale. « Manon prise 1. » L'actualité. (Janvier 1999), p. 64-67.

Perreault, Mathieu. « Manon Briand et 2 secondes. Le film comme le dessin. » Séquences. No 198 (septembre-octobre 1998), p. 39-40.

Privet, Georges. « En roue libre. » Voir. (27 août 1998), p. 16.

Remy, Julie. « La turbulence des fluides. Manon Briand fait un film en 3D : Désirs, désordre et danger. » Objectif cinéma. 2003. www.objectif-cinema.com/horschamps/075.php (consulté le 14 juin 2004].

Ruer, Juliette. « Pression atmosphérique. » Voir. (22 août 2002), p. 45.

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