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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Thèmes - Cinéma

Bonnie Sherr Klein

Photo de Bonnie Sherr Klein

(1941- )
Cinéaste, auteure, militante vouée à la défense des droits des personnes handicapées

Bonnie Sherr Klein
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Bonnie Sherr Klein naît à Philadelphie de parents qui exploitent une petite épicerie et qui deviendront plus tard des agents immobiliers moyennement prospères. Bonnie est éduquée dans des écoles publiques jusqu'au secondaire. Elle fréquente alors la Akiba Hebrew Academy, un externat juif qui l'initie à Tikkun Olam, ou « guérison du monde », un concept de justice sociale qui inculque le sens des responsabilités nécessaire pour rendre le monde plus tolérant, pacifique et compatissant.

Au niveau postsecondaire, Bonnie obtient un baccalauréat en arts du Barnard College en 1961, un certificat d'enseignement au secondaire de l'Université Temple à Philadelphie, et fait des études en théâtre et en mise en scène au Carnegie Institue of Technology à Pittsburgh et à l'Université Stanford en 1962 et 1963. Après avoir vu quelques documentaires de l'Office national du film (ONF), elle passe du théâtre au cinéma.

Bonnie obtient en 1966 une maîtrise en communications avec majeure en cinéma/télévision et mineure en art dramatique. Elle part ensuite travailler comme documentariste pigiste en Californie et dans l'État de New York avec son ancien professeur et mentor, George C. Stoney. Ses documentaires associent sa passion pour le théâtre à son engagement dans des causes comme les droits civils et le mouvement antinucléaire.

Les premières mentions de Bonnie aux génériques de plusieurs films remontent à 1965-1966. For All My Students (scénariste, réalisatrice, opératrice, monteuse), qui s'adresse aux enseignants du secondaire, est produit par l'Université Stanford pour le département de l'éducation des États Unis. Elle est monteuse, directrice de la production et recherchiste pour les Community Mental Health Series, trois docudrames produits par George C. Stoney Associates. Elle est également directrice de la production d'un film produit par Stoney Associates pour la American Heart Association, One Fine Day, et monteuse de Last-Chance Children, un film produit par la Anti-Defamation League.

Bonnie et Michael, son mari, qui est médecin, immigrent au Canada en 1967 en tant qu'opposants à la guerre du Vietnam. Elle travaille comme réalisatrice et productrice pour l'ONF à Montréal, dans le cadre de Challenge for Change (Société Nouvelle), un programme expérimentant l'utilisation des médias en tant qu'instruments de changement social.

En 1968, Bonnie rédige les commentaires de deux films : Introduction to Fogo Island, qui prouve que le cinéma peut stimuler l'évolution sociale dans cette communauté de Terre-Neuve; et Challenge for Change, un film décrivant le concept original de Challenge for Change et présentant des extraits de films qui en sont issus. De plus, elle réalise et monte la série en cinq volets Organizing for Power: The Alinsky Approach. Ce film étudie la méthode de l'activiste social professionnel Saul Alinsky, qui consiste à organiser les communautés en unités actives fonctionnant selon le principe de la démocratie participative. Cette année-là encore, Bonnie réalise et monte Little Burgundy, une adaptation anglaise de La p'tite Bourgogne (réalisé par Maurice Bulbulian), un film sur la réaction des citoyens à la rénovation urbaine dans un quartier défavorisé de Montréal.

L'année suivante, Bonnie Klein approfondit l'idée de permettre aux gens de créer leurs propres images vidéo. Elle prouve, avec l'aide de l'activiste sociale Dorothy Todd Hénaut, que la vidéo est très prometteuse en tant qu'outil d'organisation communautaire. Lors de cette expérience couronnée de succès, on utilise la magnétoscopie et la télévision en circuit fermé pour stimuler l'action sociale dans un quartier défavorisé de Montréal, où Michael est bénévole dans la clinique médicale publique de l'endroit. Bonnie réalise et produit Opération boule de neige (version anglaise : VTR St-Jacques, 1970), le premier projet vidéo directement géré par les citoyens; et Citizens' Medicine / La clinique des citoyens (1970), un film bilingue sur une clinique médicale qui annonce la future assurance-maladie. L'action de deux femmes anglophones dans une communauté et une équipe de tournage francophones est unique pour l'époque.

Bonnie et Michael retournent aux États-Unis en 1970, car Michael entreprend un post-doctorat à Rochester, dans l'État de New York. Bonnie met sur pied Portable Channel, une médiathèque communautaire. Elle forme des équipes de non-professionnels à la production de vidéos pour « Homemade TV », une série diffusée par la station locale du PBS (Public Broadcasting System). Elle joue un rôle déterminant dans la promotion du mouvement « les médias pour le peuple », un amalgame des idées d'Alinsky, de l'approche Challenge for Change et de ses propres innovations dans l'accès à la vidéo.

En 1975, les Klein retournent à Montréal et Bonnie se joint au Studio D, l'unité féminine de l'ONF. Elle est par la suite réalisatrice et productrice de A Working Chance / Du cœur à l'ouvrage (1976), où l'on décrit une initiative gouvernementale visant à atténuer les effets pervers du chômage saisonnier, et de Harmonie (1977), un film bilingue sur un camp musical d'été installé dans les Laurentides, au Québec. Elle est réalisatrice et coproductrice de Patricia's Moving Picture (1978), film portant sur une femme extraordinaire aux prises avec la crise de la quarantaine, qui tire profit de la situation pour renforcer son identité. The Right Candidate for Rosedale (1979) relate la tentative infructueuse d'une travailleuse communautaire noire en vue d'obtenir l'investiture libérale fédérale dans la prestigieuse circonscription torontoise de Rosedale.

En 1981, Bonnie s'attaque au phénomène de la pornographie dans un documentaire controversé, mais pour lequel elle remportera des prix, Not a Love Story: A Film about Pornography / C'est surtout pas de l'amour : un film sur la pornographie. Elle choisit la méthode directe pour faire enquête : accompagnée de la strip-teaseuse Lindalee Tracey, elle entreprend une quête de conscientisation qui lui fait explorer l'industrie de la pornographie, des peep-shows jusqu'aux bars de danseuses. Cette quête se veut un questionnement sur la pornographie, ses multiples formes et son influence sur les relations sociales. Le film suscite des débats enflammés partout où il est présenté. Il sert de document d'information pour un comité permanent fédéral, de ressource pour la formation des policiers et d'argument contre l'approbation de Playboy en tant que chaîne de télévision payante lors d'une manifestation nationale tenue en 1983. Le film est interdit en Saskatchewan. En Ontario, la commission de censure refuse de le classifier, mais se retrouve avec des centaines de projections privées. C'est surtout pas de l'amour devient l'un des films les plus populaires et rentables jamais produits par l'ONF. Considéré comme la plus célèbre réalisation de Bonnie, ce film est toujours utilisé dans des cours d'études féministes au Canada et aux États Unis. Beaucoup de gens, en particulier des femmes, disent que ce film a changé leur vie.

Ses projets suivants sont : Speaking Our Peace (coréalisatrice/coproductrice, 1985), qui expose des initiatives pacifistes locales et internationales prises par des femmes opposées à la violence; Dark Lullabies (coproductrice, 1985), qui traite des rétroactions de l'Holocauste sur les enfants des survivants et les enfants des bourreaux; A Writer in the Nuclear Age: A Conversation with Margaret Laurence (coproductrice, 1986), qui aborde les questions liées à la paix; Nuclear Addiction: Dr. Rosalie Bertell on the Cost of Deterrence (coproductrice, 1986), la conférence d'une experte de renommée mondiale des radiations de faible activité; A Love Affair with Politics: A Portrait of Marion Dewar (coproductrice, 1987), qui met en relief la vie de Mme Dewar lorsqu'elle était mairesse d'Ottawa; Children of War (consultante à la réalisation, 1987), où des adolescents de pays déchirés par la guerre partagent leurs expériences avec des Canadiens de leur âge; Mile Zero: the SAGE Tour / Le mille zéro : la tournée SAGE (réalisatrice et productrice, 1988), où quatre élèves d'une école secondaire de Montréal parcourent pendant neuf mois le Canada pour parler aux jeunes de la menace d'une guerre nucléaire et de ce qu'ils peuvent faire pour changer les choses; et Russian Diary (coproductrice, 1989), un dernier coup d'œil sur l'Union Soviétique d'avant la transition provoquée par la glasnost.

Malgré ses nombreuses mentions aux génériques, Bonnie Klein ne s'intéresse jamais au cinéma pour le cinéma, mais pour ce qu'il peut apporter au Tikkun Olam (c.-à-d., la paix et la justice sociale). Elle n'est pas seulement la cinéaste principale du Studio D, c'est une militante qui fait passer des mouvements féministes communautaires au monde du cinéma des idées qui interpellent, et qui redonne les films ainsi produits à ces mouvements pour qu'ils puissent continuer leur travail. Membre pendant de nombreuses années du comité des programmes de l'ONF, elle apporte un point de vue féministe compensant un certain parti pris, invisible mais institutionnalisé, qui favorise les cinéastes, les sujets, les idées et les publics masculins. Elle met en question la notion d'objectivité journalistique, souvent gardienne du statu quo.

En 1987, à l'âge de 46 ans, Bonnie survit à deux accidents vasculaires cérébraux désastreux provoqués par une hémorragie due à une malformation congénitale du tronc cérébral. Elle devient quadriplégique et doit respirer à l'aide d'un appareil. Elle est victime d'attaques de panique et du syndrome de déafférentation motrice; bien qu'elle soit consciente, elle ne peut ni bouger ni parler. La plupart des médecins croient qu'elle est inopérable, mais la persévérance de son mari à trouver le bon médecin finit par porter fruit : une opération d'enlèvement de la tumeur est effectuée avec succès le 2 septembre 1987 à London, en Ontario. Bonnie reste à l'hôpital pendant plus de six mois, d'abord à Montréal, puis à London, et à Montréal de nouveau. Elle consacre ensuite trois années à sa réhabilitation. Elle fait aussi avec son mari des thérapies « complémentaires » et expérimente « tout ce qui fait effet ».

Le tournage de Mile Zero: The SAGE Tour prend fin en mai 1987, et Mme Klein tombe malade en août. Avec l'aide de sa monteuse, Sidonie Kerr, et de sa chef de production, Irene Angelico, elle parvient à terminer le film pendant son rétablissement. Bien que Mmes Angelico et Kerr doivent en faire davantage que ce à quoi elles s'attendaient, elles le font pour Bonnie Klein elle-même, devenue une source d'inspiration qui transcende leur travail. Bonnie croit plutôt que ses collègues sont tellement inspirées grâce aux jeunes gens en vedette dans le film. Elle établit plusieurs parallèles entre sa maladie et l'esprit de ce film : « Ce qui m'a d'abord amené à réaliser ce film, c'était l'espoir de ces enfants. Ils ont un optimisme réaliste; ils sont guidés par la raison, non par une foi aveugle. Mais ils sont tout de même très optimistes. Et cela a eu beaucoup d'influence sur moi, y compris dans ma maladie. Pour agir, il faut croire que le changement est possible, qu'il s'agisse de recherche de la paix ou de guérison. » [Traduction] (Schwartz, p. B5)

Durant sa maladie, Bonnie tient un journal écrit et sonore lui servant ni plus ni moins de thérapie pour se comprendre et se guérir. Elle reconnaît que sa réalité est le pire cauchemar de tous, mais qu'en tant que documentariste, elle a une occasion unique de jeter des ponts entre son ancien et son nouveau monde. Elle écrit et présente à la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) [réseau anglais de la Société Radio-Canada] son premier documentaire radio, Finding My Place: A Journey into the World of Disability. Ce documentaire, qui porte sur Independence '92, une conférence ayant rassemblé à Vancouver 2  800 personnes handicapées venues du monde entier, remporte de nombreux prix, dont une médaille d'or du International Radio Festival of New York (1993). Ainsi, la passion et l'expertise de Bonnie en tant que cinéaste sont facilement appliquées à la radio. Elle écrit et narre Bonnie & Gladys, une série en quatre parties inspirée de ses journaux intimes. La série est diffusée à l'émission « Morningside » à la radio de la CBC, et lui vaut le prestigieux prix Gabriel de la National Catholic Broadcasters' Association (1995) et le prix national du Timbre de Pâques.

En 1993, après avoir cherché avec soin un endroit où les déplacements seraient plus faciles pour Bonnie et où Michael pourrait continuer son travail de praticien et de chercheur en protection de la maternité, les Klein quittent Montréal pour Vancouver. Dans cette ville, Bonnie ne sera pas gênée par la neige et la glace et pourra se déplacer sur sa voiturette électrique, qu'elle appelle Gladys.

Dans l'ouvrage Slow Dance: A Story of Stroke, Love and Disability (1997), écrit en collaboration avec l'artiste et écrivain Persimmon Blackbridge, Bonnie relate sans rien cacher les accidents vasculaires cérébraux qui ont fait basculer sa vie, ainsi que leurs séquelles. Le titre Slow Dance fait référence au long processus de réhabilitation, qui lui a notamment fait découvrir que danser était plus facile que marcher. De façon métaphorique, le titre parle de la danse de la vie, devenue à la fois plus lente et plus artistique dans la conscience. Slow Dance remporte le prix littéraire VanCity en 1997 en tant que meilleur ouvrage traitant des questions féminines écrit en Colombie-Britannique. Une version abrégée, Out of the Blue: One Woman's Story of Stroke, Love and Survival, paraît en 2000.

Bonnie Klein reçoit de nombreuses distinctions : Membre, Film/TV/Media Artists' Panel, New York State Council on the Arts (1973-1975); Prix de la femme de l'année, Salon des femmes du Québec (1983); chef de délégation, Women Filmmaker Exchange China (septembre 1986); déléguée, Canadian Women's Film Festival Israel (mai 1989); programme Explorations du Conseil des arts du Canada (1990); Médaille commémorative de Canada 125 (1992); prix Femmes de mérite du YWCA Vancouver [arts et culture] (1996); Femme de l'année, Vancouver Women in Film and Video (1997). En octobre 2000, elle donne la prestigieuse conférence John F. McCreary à l'Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, et publie, en 2001, The Art of Disability. Elle est la seule Canadienne mentionnée dans l'ouvrage de David Goldsmith intitulé The Documentary Makers: Interviews with 15 of the Best in the Business (2003). En juin 2003, l'Université Ryerson lui décerne un doctorat honorifique en droit. Bonnie Klein reçoit le Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne » (2004). Ce prix rend hommage aux femmes qui ont contribué de façon exceptionnelle à la qualité de vie des femmes au Canada.

Ces dernières années, Bonnie est revenue à ses premières amours en reprenant l'idée d'aider les gens à créer leurs propres images. Elle est cofondatrice, conseillère artistique et membre du conseil d'administration de la Society for Disability Arts and Culture (S4DAC). Cet organisme assure la production d'un événement innovateur, le KickstART! Festival of Disability Arts and Culture, un événement qui permet à des artistes de sortir de leur isolement et d'exprimer leur expérience du handicap par la danse, la comédie, la musique, le théâtre et les arts visuels. Bonnie Klein est coproductrice du film KickstART! A Celebration pour la S4DAC. De plus, souvent accompagnée de Michael, elle conseille et informe les professionnels de la santé, les organismes de défense des droits des personnes handicapées et survivantes, ainsi que le grand public, à propos des soins de santé, de la réhabilitation, des droits des personnes handicapées et de la vie culturelle chez les personnes handicapées.

En 2004 cette brillante cinéaste a terminé le tournage de son premier film en dix-sept ans, une production de l'Office national du film traitant de l'invalidité et de l'art. Son film, intitulé SHAMELESS : The ART of Disability fut diffusé en 2006. Ce film invite les gens à l'accompagner dans les coulisses où elle leur fait rencontrer plusieurs artistes qui s'expriment dans diverses créations, afin de faire voir le contraste avec les stéréotypes de la culture populaire. Il remet en question, mais sans se prendre au sérieux, la notion de handicap, et particulièrement la perception du handicap en tant que tragédie. On espère qu'en donnant aux spectateurs la chance de côtoyer les artistes (c'est le contexte de SHAMELESS : The ART of Disability), il vont détruire le mythe du tragique associé à un handicap et le remplacer par un élément beaucoup plus complexe et intéressant, notamment le rire.

Bonnie et Michael Klein partagent leur temps entre Vancouver et Robert's Creek, sur la Sunshine Coast de Colombie-Britannique, une communauté rurale qui convient au rythme tranquille de Bonnie. Elle se déplace à l'aide soit d'un déambulateur, de deux cannes, d'un tricycle ou de « The Goddess », sa voiturette actuelle. Michael continue de faire de la recherche transdisciplinaire en protection de la maternité. Ils ont deux enfants, qui marchent tous deux sur les traces créatives et militantes de leurs parents. Seth (né en 1968) est directeur pour la Colombie-Britannique du Centre canadien de politiques alternatives; Naomi (née en 1970) est l'auteure de No Logo et scénariste de The Take, un film stimulant tourné en Argentine portant sur des travailleurs qui reprennent des usines en faillite. Bonnie et Michael sont les heureux grands-parents de Zoe Anne Klein-Johnson (née en 2004), fille de Seth et de sa femme Erica.

Dans la présentation qu'elle fait de Bonnie Sherr Klein, pendant la remise de son doctorat honorifique de l'Université Ryerson, Melanie Panitch résume bien la carrière et les motivations de Mme Klein :

« L'œuvre de Bonnie est sans pareille pour reconnaître les interactions des sujets qu'elle explore; elle est remplie de moments de découverte, de reconnaissance à chaque "clic" de la caméra. Peu importe où son cœur et son travail l'ont amenée, trois thèmes se détachent. Le premier est la célébration de la parole au lieu du silence. Le deuxième est le souci de la paix au lieu de la violence. Le troisième est le pouvoir de la solidarité humaine par rapport à l'isolation. »

[Traduction] (Panitch, p. 33)

Forte de sa propre expérience de vie, Bonnie Sherr Klein est catégorique : « Ne désespérez jamais de quiconque, ni de vous-même. Remettez en question l'autorité et ne vous contentez jamais d'un "non" en guise de réponse. » [Traduction] (Klein, Convocation address)

Filmographie

Une filmographie détaillée de Bonnie Sherr Klein est également accessible.

1965-1966 Community Mental Health Series (trois docudrames)
1966 For All My Students
1966 Last-Chance Children
1966 One Fine Day
1968 Challenge for Change
1968 Introduction to Fogo Island
1968 Little Burgundy
1968 Organizing for Power: The Alinsky Approach. Série de cinq films : People and Power; Deciding to Organize; Building an Organization; Through Conflict to Negotiation; A Continuing Responsibility
1969 Opération boule de neige
1970 Citizens' Medicine
1970 La clinique des citoyens
1970 VTR St-Jacques
1976 Du cœur à l'ouvrage
1976 A Working Chance
1977 Harmonie (en français et en anglais)
1978 Patricia's Moving Picture
1979 The Right Candidate for Rosedale
1981 Not a Love Story: A Film about Pornography
1982 C'est surtout pas de l'amour : un film sur la pornographie
1985 Dark Lullabies
1985 Speaking Our Peace
1986 A Writer in the Nuclear Age: A Conversation with Margaret Laurence
1987 Children of War
1987 A Love Affair with Politics: A Portrait of Marion Dewar
1988 Mile Zero: The SAGE Tour
1988 Le mille zéro : la tournée SAGE
1989 Russian Diary
2003 KickstART! A Celebration
2006 SHAMELESS: The ART of Disability

Filmographie détaillée

SHAMELESS : The ART of Disability. — 2006

KickstART! A Celebration. — Coproducteur. — Produit pour la Society for Disability Arts and Culture. — Vancouver : Society for Disability Arts and Culture, 2003. — 13 min. — Coul.

À l'Office national du film du Canada, Bonnie Sherr Klein a travaillé à divers titres (réalisatrice, productrice, monteuse et scénariste) aux productions suivantes :

Russian Diary. — 1989. — 27 min 17 s. — Coul.

Mile Zero: The Sage Tour / Le mille zéro : la tournée SAGE. — Coproduit par DLI Productions Inc. et l'ONF. — 1988. — 48 min 41 s. — Coul. — Produit à l'origine en anglais

Children of War. — 1987. — 25 min 20 s. — Coul.

A Love Affair with Politics: A Portrait of Marion Dewar. — 1987. — 26 min 45 s. — Coul.

A Writer in the Nuclear Age: A Conversation with Margaret Laurence. — 1986. — 9 min 10 s. — Coul. — Accessible également en coffret vidéo intitulé Images for a Peaceful Planet

Dark Lullabies. — Coproduit par D.L.I. Productions et l'ONF. — 1985. — 81 min 20 s. — Coul.

Speaking Our Peace. — 1985. - 55 min 19 s. — Coul.

Not a Love Story: A Film About Pornography. — 1981. — 68 min 40 s. — Coul. — Version française : C'est surtout pas de l'amour : un film sur la pornographie. — 1982

The Right Candidate for Rosedale. — 1979. — 32 min 52 s. — Coul.

Patricia's Moving Picture. — 1978. — 25 min 50 s. — Coul.

Harmonie. — 1977. — 19 min 38 s. — Coul. — Bilingue (français/anglais)

A Working Chance. — 1976. — 22 min 10 s. — Coul. — Titre en français : Du coeur à l'ouvrage

Citizens' Medicine / La clinique des citoyens. — 1970. — 30 min 18 s. — Noir et blanc. — Versions originales en anglais et en français

VTR St-Jacques. — 1970. — 26 min 25 s. — Noir et blanc. - Version en anglais de Opération boule de neige. — 1969

Little Burgundy. — 30 min 8 s. — Noir et blanc. — 1968. — Adaptation en anglais de La p'tite bourgogne

Organizing for Power: The Alinsky Approach. — 1968. — Série de cinq films : People and Power; Deciding to Organize; Building an Organization; Through Conflict to Negotiation; A Continuing Responsibility

Challenge for Change. — 1968. — 24 min 21 s. — Noir et blanc

Introduction to Fogo Island. — 1968. — 16 min 35 s. — Noir et blanc

Klein a également collaboré, dans différentes fonctions (scénariste, réalisatrice, coproductrice, monteuse, directrice de production, recherchiste, cadreuse), aux films suivants :

Community Mental Health Series [trois docudrames]. — Produit par George C. Stoney Associates pour la Hoffman-LaRoche Drug Company. — New York : Stoney Associates, 1965-1966. — Noir et blanc

For All My Students. — Produit par Stanford University pour le U.S. Office of Education. — Palo Alto : Stanford University, 1966. — 30 min. — Noir et blanc

Last-Chance Children. — Produit par l'Anti-Defamation League. — New York : Anti-Defamation League, 1966. — Noir et blanc

One Fine Day. — Produit par George C. Stoney Associates pour l'American Heart Association. — New York : Stoney Associates, 1966. — Noir et blanc

Ressources

Bemrose, John. « A Feminist Approach to Peace. » Maclean's. Vol. 98 (17 juin 1985), p. 55.

« Bonnie and Michael Klein. » Pamela Wallin Live. Chef de production, Jack Fleischmann; producteurs, Mary Lynk et al. Toronto : Current Affairs Group en collaboration avec CBC Newsworld, 1997. VHS. Interviewés par Pamela Wallin, le 13 janvier 1997.

Bonnie Klein. Présentatrice, June Callwood; productrice, Jacqueline Barley; réalisateur, Tim Wolochatiuk; chefs de production, Peter Flemington et Jim Hanley; réalisé pour Vision TV par Contact Communications en collaboration avec Sleeping Giant Productions. National Treasures Series, 3e saison, 4e épisode, le 9 octobre 1993. [Toronto] : Vision TV, 1993. VHS.

« Bonnie Sherr Klein. » Dans Take One's Essential Guide to Canadian Film. Publié sous la direction de Wyndham Wise. Toronto : University of Toronto Press, ©2001, p. 117.

Burgess, Diane. « Leaving Gender Aside: The Legacy of Studio D? » Dans Women Filmmakers: Refocusing. Publié sous la direction de Jacqueline Levitin, Judith Plessis et Valerie Raoul. Vancouver : UBC Press, 2002, p. 418-433.

« Canada AM. » Entretien avec Bonnie Sherr Klein. [Toronto : CTV, 1997]. VHS. Interviewée par Valerie Pringle, le 14 janvier 1997.

Caverni, Monique. « Réflexions en vrac d'une spectatrice. » Dans Femmes et cinéma québécois. Montréal : Boréal Express, 1983, p. 133-140.

« CBC Midday. » Entretien avec Bonnie Sherr Klein. [Toronto : Canadian Broadcasting Corporation, 1997]. VHS. Interviewée par Tina Srebotnjak, le 13 janvier 1997.

[Corupe, Paul]? « Not a Love Story. » Canuxploitation: Your Complete Guide to Canadian B-Film. www.canuxploitation.com/review/love.html (consulté le 6 avril 2006].

Delaney, Marshall. « Hard-Core Dilemma : In a New NFB Film Two Women Graphically Point Up the Problem Liberals Face in Dealing with Pornography. » Saturday Night. Vol. 96, no 10 (novembre 1981), p. 79-80.

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Evans, Gary. In the National Interest: A Chronicle of the National Film Board of Canada from 1949 to 1989. Toronto : University of Toronto Press, ©1991.

Feldman, Seth. « Fashions in Ontario's Censorship. » Canadian Forum. Vol. 62, no 720 (août 1982), p. 40-41.

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Klein, Bonnie Sherr. The Art of Disability: Some Ideas about Creativity, Health and Rehabilitation. John F. McCreary Lecture Series, le 11 octobre 2000. Vancouver : University of British Columbia, 2001. Accessible aussi à [PDF 65 KB ]
www.philia.ca/files/pdf/bskdisability.pdf
(consulté le 7 octobre 2005).
(disponible en anglais seulement)

Klein, Bonnie Sherr. Bonnie & Gladys. Textes et narration de Bonnie Sherr Klein. Productrice, Nancy Watson; producteur adjoint, Joe Mullin; technicien, John Lewis. Toronto : Canadian Broadcasting Corporation, 1994. Série documentaire en quatre parties diffusée à l'émission Morningside à la radio de la CBC, octobre 1994.

Klein, Bonnie Sherr. « Convocation Address. » Discours présenté à l'Université Ryerson, Faculty of Community Services, le 10 juin 2003. PHILIA : un dialogue sur la citoyenneté [PDF 53 KB].
www.philia.ca/files/pdf/bskaddress.pdf
(consulté le 7 octobre 2005).
(disponible en anglais seulement)

Klein, Bonnie Sherr. Finding My Place : A Journey into the World of Disability. Production, Peter Leo. Toronto : Canadian Broadcasting Corporation, 1993. Diffusé d'abord à l'émission Sunday Morning à la radio de la CBC, le 11 octobre 1992.

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Klein, Bonnie Sherr. Out of the Blue: One Woman's Story of Stroke, Love, and Survival. Berkeley, California : Wildcat Canyon Press, 2000.

Klein, Bonnie Sherr. Slow Dance: A Story of Stroke, Love, and Disability. En collaboration avec Persimmon Blackbridge. Toronto : Knopf Canada, ©1997.

Klein, Bonnie Sherr. Slow Dance: A Story of Stroke, Love, and Disability. En collaboration avec Persimmon Blackbridge. Berkeley, Californie : PageMill Press, ©1998.

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