Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Thèmes - Cinéma

Micheline Lanctôt

Photo de Micheline Lanctôt

(1947- )
Réalisatrice, auteure, productrice, comédienne, metteure en scène

Micheline Lanctôt
Source


Il n'est pas facile de circonscrire Micheline Lanctôt. Cette cinéaste reconnue et respectée est l'une des figures dominantes du cinéma québécois d'hier, d'aujourd'hui... et de demain.

Née le 12 mai 1947 à Frelighsburg, dans les Cantons de l'Est, elle demeure sur le verger familial jusqu'en 1952, année où sa famille déménage à Outremont. Elle est intuitive, curieuse et débordante d'imagination. Son père, un homme érudit qui se passionne pour l'histoire et le théâtre, exerce sur elle une grande influence.

La musique sera son premier amour. Elle fait des études supérieures à l'École de musique Vincent-d'Indy et étudie l'histoire de l'art à l'Université de Montréal. Outre le piano et le violoncelle, elle se révèle très douée pour le chant; d'ailleurs, sa voix au timbre spécial est le seul don qu'elle se reconnaisse. Elle tente sa chance au théâtre et étudie brièvement à l'École des beaux-arts de Montréal avant de faire un passage à l'Office national du film (ONF) et de devenir dessinatrice chez Potterton Productions, compagnie d'animation de Montréal. Grâce à son talent, elle gravira tous les échelons : encreuse, coloriste, dessinatrice d'arrière-plan, puis assistante en animation.

Au moment où elle commence à ne plus ressentir de la satisfaction à faire son travail, Gilles Carle vient la chercher pour jouer dans La vraie nature de Bernadette. Sa carrière de comédienne est lancée; nous sommes en 1972. Elle joue par la suite différents petits rôles. C'est au cours du tournage du film L'apprentissage de Duddy Kravitz, qui met en vedette Richard Dreyfuss, qu'elle rencontre le réalisateur Ted Kotcheff et s'installe avec lui à Los Angeles.

Elle demeurera dans cette ville jusqu'en 1980, mais reviendra à Montréal régulièrement pour y faire, entre autres, une percée au petit écran grâce à son rôle de Marie-Josée Lafleur dans la télésérie de Guy Fournier Jamais deux sans toi. On aura par la suite le plaisir de la retrouver dans des séries comme Les héritiers Duval, Réseaux, Scoop, Omerta et Le pollock, pour n'en nommer que quelques-unes.

Le film d'animation A Token Gesture (1976) constitue son premier travail de réalisation. Toutefois, elle fait ses véritables débuts en tant que cinéaste avec le film L'homme à tout faire, qu'elle scénarise et réalise en 1980. Des débuts, il faut le dire, fort prometteurs : le film est primé à San Sebastian et est en nomination dans deux catégories (meilleure réalisation et meilleur film) au Palmarès du film canadien. Elle répète l'exploit avec Sonatine, film qui remporte cinq prix, dont le Lion d'argent au Festival du film de Venise en 1984 et qui nous fait découvrir l'excellente comédienne Pascale Bussières. Pour Micheline Lanctôt, le cinéma se joue dans les silences et dans le non-dit, sans filet. Elle fait du cinéma sans compromis et est reconnue pour son respect des comédiens et son amour du travail d'équipe.

Sa carrière se poursuit au fil des ans avec des films comme La poursuite du bonheur (1987), Onzième spéciale (1989), Deux actrices (1993), qui remporte le grand prix des Rendez-vous du cinéma québécois en 1994, et La vie d'un héros (1994), qui sera présenté dans différents festivals un peu partout dans le monde.

Son dernier film, Le piège d'Issoudun, est sorti en 2003. Il traite des difficultés du rapport travail/famille, une réalité que la cinéaste connaît bien, ayant élevé ses enfants tout en menant une carrière exigeante. On a aussi pu la voir, en tant que comédienne, dans Les invasions barbares, le dernier film de Denys Arcand.

Elle a reçu plusieurs prix, dont le prix Albert-Tessier en 2000 pour l'ensemble de son œuvre cinématographique et l'un des Prix du Gouverneur général pour les arts, en 2003.

Faisant fi de tous les aléas, Micheline Lanctôt continue de dynamiser et d'enrichir notre univers artistique grâce à son œuvre à la fois créatrice et initiatique. Quel plaisir!

Ressources

Bilodeau, Martin. « Partir en voyage avec Micheline Lanctôt... » Le Devoir. (15 et 16 novembre 2003), p. E-10.

Le dictionnaire du cinéma québécois. Publié sous la direction de Michel Coulombe et Marcel Jean. 3e édition. Montréal : Boréal, 1999.

L'encyclopédie canadienne. « Micheline Lanctôt. » Fondation Historica du Canada, 2003. www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE (consulté le 7 juin 2004).

Lessard, Valérie. « Micheline Lanctôt aime toujours déranger. » Le Droit. (10 novembre 2003), p. 26.

Loiselle, Marie-Claude et Claude Racine. « Entretien avec Micheline Lanctôt. » 24 images. No 70 (décembre-janvier 1993-1994), p. 6-12.

Pérusse, Denise. Micheline Lanctôt : la vie d'une héroïne : entretiens. Montréal : Éditions de l'Hexagone, 1995.

Les prix du Québec. « Micheline Lanctôt. » Gouvernement du Québec, 2003. www.prixduquebec.gouv.qc.ca/recherche/desclaureat.asp?noLaureat=37 (consulté le 7 juin 2004].
(disponible en français seulement)

Précédent | Suivant

Droits d'auteur/Sources