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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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L'hon. Muriel McQueen Fergusson

Photo de L'honorable Muriel McQueen Fergusson

C.P., O.C., U.D., C.R.

Première femme Présidente du Sénat

Née à Shédiac (Nouveau-Brunswick) le 26 mai 1899.
Décédée à Fredericton (Nouveau-Brunswick) le 11 avril 1997.

Source


Appartenance politique : Parti libéral

Carrière parlementaire : Nommée au Sénat le 19 mai 1953.

Nommée Présidente du Sénat le 14 décembre 1972.

Honneurs et distinctions :
Officier de l'Ordre du Canada (1976); assermentée au Conseil privé le 7 novembre 1974.


Muriel McQueen Fergusson, originaire du Nouveau-Brunswick, a occupé de nombreux postes d'autorité et d'influence, tant dans sa province natale qu'ailleurs au Canada. D'elle, les Canadiens se rappelleront surtout les causes qu'elle a défendues au nom des femmes du Canada.

Après avoir obtenu son diplôme de la Mount Allison University en 1921, Mme Fergusson a étudié le droit à l'université Dalhousie, en dépit des réticences de sa mère pour qui les études supérieures étaient une dépense inutile dans le cas d'une jeune femme fiancée. Elle fit un stage à l'étude de son père et, en 1925, fut admise au barreau du Nouveau-Brunswick. Après la mort de son époux en 1942, elle reprit le cabinet de celui-ci et gagna petit à petit la confiance de la plupart de ses clients, des hommes peu à l'aise avec une avocate.

Mme Fergusson fut pour la première fois victime de discrimination fondée sur le sexe lorsque sa candidature à la direction régionale du Programme d'allocations familiales fut rejetée parce que seuls les hommes pouvaient y postuler. Elle rallia les groupes de soutien avec lesquels elle avait déjà travaillé pour obliger les responsables à examiner la candidature de femmes à ce poste. Elle devint la première directrice du Programme d'allocations familiales puis, par la suite, du Programme de la sécurité de la vieillesse au Nouveau-Brunswick. Elle resta engagée dans la défense des droits des femmes et permit la réalisation d'énormes progrès sur le plan de l'accès des femmes à des domaines où seuls les hommes étaient admis. Elle fut la première femme élue au conseil municipal de Fredericton et la première maire adjointe de cette ville, fonction qu'elle conserva jusqu'à sa nomination au Sénat du Canada en 1953.

De 1953 jusqu'à sa nomination au poste de première Présidente du Sénat, en 1972, Mme Fergusson a siégé à divers comités du Sénat, se préoccupant du bien-être des Canadiens et des droits des femmes. Elle prit sa retraite en 1974, à l'âge de 75 ans. Bien qu'elle n'était pas liée par la loi obligeant les sénateurs à prendre leur retraite à 75 ans, elle choisit d'elle-même de le faire, en partie parce qu'elle avait voté en faveur de cette loi.

Parmi les organismes auxquels Muriel Fergusson a consacré son temps, son énergie et ses compétences, citons la Société Elizabeth Fry, le Conseil national des femmes du Canada, l'Association des femmes diplômées d'universités, l'IODE, les Guides du Canada et le Zonta Club. Les collègues de Mme Fergusson ont d'elle le souvenir d'une femme énergique, dotée de sagesse et d'humour qui a largement contribué à faire avancer la situation des Canadiennes.

Ressources

MacGowan, James. « Lives lived: Muriel McQueen Fergusson », Globe and mail, 5 mai 1997, p. A16.

Peck, Mary Biggar. The bitter with the sweet: New Brunswick 1604-1984, Tantallon, N.-É., Four East Publications, 1983, p. 157-164.

Jackson, Richard. « First woman speaker », Atlantic advocate, vol. 63, no 8 (avril 1973), p. 17-18.

Mungall, Constance. « Pattern-breakers of New Brunswick », Chatelaine, vol. 50, no 7 (juillet 1977), p. 31, 51.

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