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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Rosemary Brown

Photo de Rosemary Wedderburn Brown

C.P., O.C., O.B.C.

(17 juin 1930 - 26 avril 2003)

Première femme noire élue à une assemblée provinciale législative au Canada
Première femme noire à se porter candidate à la direction d'un parti politique fédéral au Canada (1975)

Source


Carrière parlementaire :
Députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique (1972-1986)

Titres honorifiques et décorations :
1973 : Bourse de perfectionnement des Nations Unies en matière des droits de l'homme
1995 : Order of British Columbia
1996 : Ordre du Canada
Grades honorifiques de plusieurs universités canadiennes et notamment de l'Université de Toronto, de l'Université de Colombie-Britannique et de l'Université McGill.


Rosemary Brown se consacre inlassablement aux causes qui lui tiennent à cœur : l'égalité et les droits des femmes, des membres des minorités visibles et des défavorisés. L'impressionnant bilan de ses réalisations au sein de la fonction publique, la diversité de ses intérêts et son influence témoignent de sa remarquable personnalité et de la manière dont elle peut inspirer les autres.

Mme Brown connait une existence douillette et privilégiée en Jamaïque avant d'arriver au Canada en 1951 pour y faire des études universitaires. La société canadienne des années 1950 n'est pas ouverte et la jeune femme est choquée de constater la discrimination dont elle est victime lors de sa recherche d'emploi et de logement. En Jamaïque, elle appartient à la majorité, alors qu'au Canada elle se retrouve marginalisée en tant que membre de la minorité afro-canadienne. Cela l'influence de manière profonde et durable. Elle décide de lutter pour éliminer les obstacles auxquels se heurtent certains groupes de la société canadienne.

Après avoir reçu son diplôme de l'Université McGill en 1955, Rosemary Brown se marie et s'installe en Colombie-Britannique. Elle termine sa maîtrise en travail social à l'Université de Colombie-Britannique en 1965 et elle occupe des postes de travailleuse sociale et de conseillère à l'Université Simon Fraser. Les années 1960 sont marquées par des changements politiques importants au Canada et, en particulier, par les revendications des femmes et des Noirs qui veulent obtenir un statut égalitaire dans la société. Déjà engagée dans la lutte pour les droits des Afro-Canadiens, Mme Brown devient résolument féministe et prône l'égalité pour les femmes. Dans son autobiographie, elle fait remarquer que l'ouvrage de Betty Friedan, La femme mystifiée, est l'un des trois ouvrages dont la lecture la choque tout en réaffirmant ses convictions féministes. Les deux autres ouvrages sont Toilettes pour femmes de Marilyn French, roman sur les relations parfois brutales entre hommes et femmes, et aussi bizarre que cela peut paraître, un petit téléroman intitulé The Stepford Wives. » (Being Brown, p. 81). Mme Brown est l'une des fondatrices du Vancouver Status of Women Council et devient son ombudsman.

La décision de se présenter à un office élu constitue une entreprise majeure pour Mme Brown, compte tenu des préjugés de l'époque à l'égard de sa race et de son sexe. Cela ne l'empêche pas de faire une percée importante pour les personnes de couleur et de devenir la première femme de descendance africaine à être élue dans un parlement provincial au Canada. Elle siège en tant que membre du NPD à l'Assemblée législative de 1972 à 1986, tout d'abord comme députée de Vancouver-Burrard et, par la suite, comme députée de Burnaby-Edmonds. Elle marque une autre étape en 1975, lorsqu'elle se présente à la course pour la direction du NPD fédéral. Le site Web du parti (http://nid-78.newsdetail.bc.ndp.ca) résume cet événement et la contribution de Mme Brown ainsi :

En 1975, alors qu'elle élevait ses trois enfants, Mme Brown se porta candidate à la course de la direction du NPD fédéral. Elle perdit au quatrième tour de scrutin contre Ed Broadbent, mais n'en eut pas moins l'honneur d'être la première femme à se présenter à la course à la direction d'un parti politique fédéral.

Membre éminent du gouvernement NPD de la Colombie-Britannique dans les années 1970, elle a créé un comité pour éliminer le sexisme des manuels et des programmes scolaires et elle contribua beaucoup à mettre sur pied la Commission Berger sur la famille et à introduire la législation visant à prohiber la discrimination basée sur le sexe ou l'état matrimonial. Son travail et ses efforts sont directement responsables de l'augmentation du nombre de femmes dans les conseils d'administration, dans les commissions et les directions.

Après son retrait de la vie politique en 1986, Mme Brown met ses talents au service de plusieurs institutions. Elle enseigne au département des Études féminines de l'Université Simon Fraser en 1987 et devient directrice administrative du Centre international Match de1989 à 1993. Elle occupe également le poste de commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne de 1993 à1996 et elle fait partie de nombreux conseils d'administration, y compris du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (1993-1998).

Conférencière très prisée, Mme Brown est également une auteure prolifique. Outre la rédaction de son autobiographie Being Brown (1989), elle tient une colonne dans The Vancouver Sun de 1991 à 2002 et dans la revue féministe Herizons (1992). De nombreux diplômes honorifiques et récompenses lui sont octroyés.

Beaucoup de membres des collectivités auxquelles elle s'est consacrée déplorent sa disparition.

Ressources

Brown, Rosemary. « Attack Violence at Its Roots », Canadian Woman Studies/Les cahiers de la femme, vol. 12, no 1 (automne 1991), p. 104.

Brown, Rosemary. Being Brown: A Very Public Life, Toronto, Random House, 1989.

Brown, Rosemary. « By invitation » [chronique], Herizons: The Manitoba Women's Newspaper, Winnipeg, 1992.

Brown, Rosemary.« Éditorial » [chronique],The Vancouver Sun, Vancouver, Pacific Press, 1991-2002.

Brown, Rosemary. « The Eighties: Decade in a hurry: Women ride roller-coaster of hope, despair: Abortion, workplace issues remain despite visible gains », special report, Globe and Mail, le 30 décembre 1989, p. E11.

Brown, Rosemary. « Matching Women, Environment and Development Around the World. », Women and Environments, vol. 13, no 2 (hiver-printemps 1991), p. 37-41.

Brown, Rosemary. « The Possibilities for Social Change in Canada: A Feminist Perspective », Queen's Quarterly, vol. 84, no 2 (été 1977), p. 178-185.

Brown, Rosemary. « Women and Electoral Politics », RFR/DRF, vol. 17, no 2 (septembre 1988), p. 106-108.

Callwood, June. « Rosemary Brown », June Callwood's National Treasures, Toronto, Stoddart, 1994, p. 65-88.

The Canadian Parliamentary Guide/Guide parlementaire canadien, Scarborough, Ontario, Gale Canada, 1909-[2005]. Profils de Rosemary Brown parus au cours des années 1973-1986.

Krause, Tracey. « Rosemary Brown Funds: An Inventory in Rare Books and Special Collections, University of British Columbia Library », 2006, [PDF 233 KB] www.library.ubc.ca/spcoll/AZ/PDF/B/Brown_Rosemary.pdf.
(consulté le 3 juin 2008).

Legislative Assembly of British Columbia. Debates. Indexes. www.leg.bc.ca/hansard/8-9.htm (consulté le 3 juin 2008), de la 29e à la 33e session parlementaire (1972-1986), périodes correspondant au mandat de Rosemary Brown.

Roy, Lynette. Rosemary Brown, Brown Girl in the Ring: A Biography for Young People. Toronto, Sister Vision, 1992.

Sadlier, Rosemary. « Rosemary Brown: Social Worker, Politician, Writer, Social Activist. », Leading the Way: Black Women in Canada, Toronto, Umbrella Press, 1994, p. 33-38.

Williams, Dawn. « Rosemary Brown », Who's Who in Black Canada: Black Success and Black Excellence in Canada: A Contemporary Directory, Toronto, D.P. Williams, 2002, p. 87.

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Droits d'auteur/Sources