Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Thèmes - Théâtre, danse, et musique

Ethel Stark

Photo de Ethel Stark

(née en 1916)

Chef d'orchestre

Source


En 1940, année où les femmes du Québec obtiennent enfin le droit de vote, l'une d'entre elles, la musicienne Ethel Stark, leur ouvre les portes de l'orchestre symphonique en fondant la Symphonie féminine de Montréal. Formée au Curtis Institute de Philadelphie par les chefs Artur Rodzinski et Fritz Reiner, Ethel Stark dirige de main de maître l'ensemble de 80 instrumentistes femmes. Le 22 octobre 1947, l'orchestre s'exécute à la célèbre salle Carnegie à New York, et devient ainsi la première formation symphonique canadienne à réaliser l'exploit. Privée de l'aide financière la plus élémentaire, la Symphonie féminine de Montréal poursuit néanmoins ses activités jusqu'à la fin des années 1960.

Le talent d'Ethel Stark est remarqué par les autres ensembles symphoniques. À l'étranger, elle est l'invitée, entre autres, des orchestres Kol-Israel de Jérusalem (1952, 1962), Tokyo Asahi et Hoso Kyokai Nippon (1960), et de l'orchestre de Miami (1957, 1958, 1962).

Élève de Lea Luboshutz et Carl Flesh, Ethel Stark mène en parallèle à la direction d'orchestre une brillante carrière de violoniste. En 1934, elle est la première canadienne à se produire comme soliste dans une émission diffusée aux États-Unis; elle y interprète le Concerto de Tchaïkovski avec le Curtis Symphony Orchestra sous la direction de Fritz Reiner. Elle joue de nombreuses créations canadiennes dont une oeuvre qui lui est dédiée, la Fantasy for Violin and Piano de Violet Archer.

Intéressée à la méthodologie de l'enseignement du violon, Ethel Stark consacre une partie de son temps à la recherche et à l'enseignement. Elle enseigne notamment à la Catholic University of America de Washington (D.C.) en 1951, au Conservatoire de musique du Québec à Montréal de 1952 à 1963 et à l'Université Concordia en 1974-1975.

Au terme d'une carrière exceptionnelle, les efforts d'Ethel Stark sont récompensés de plusieurs prix et honneurs dont : l'Ordre du Canada en 1979, un doctorat honorifique de l'Université Concordia en 1980 et, en 1992, la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération canadienne.

Kivi, Linda K. — Canadian women making music. — Toronto : Green Dragon Press, 1992. — 134 p. — ISBN 0969195583

Rooney, Frances. — "The Montreal women's symphony". — Atlantis. — Vol. 5, no. 1 (1979). — ISSN 07027818. — P. 70-82


Écouter un extrait d'Aufforderung Zum Tanz, Op. 65 (882K) de Carl Maria von Weber avec l'Orchestre symphonique de Toronto sous la direction d'Ethel Stark lors de l'émission radiophonique Simpson's Pop Concert Hour de la CBC. Cette émisssion a été enregistrée en 1946. (Société Radio-Canada, ©1946)

Précédent

Droits d'auteur/Sources